Qu’est-ce que la culture du viol sur le campus ?

Comprendre un problème d’envergure internationale dans le contexte de l’Afrique du Sud

Traduit de l’anglais par Richard Ouellette

En 2016, le vice-chancelier de la Stellenbosch University (SU), en Afrique du Sud, a reconnu publiquement qu’une culture de viol existait à la SU et que cette « “culture du viol” dépassait largement le cadre des actes criminels ou des enjeux légaux. Cela reflète la culture générale d’irrespect et de harcèlement à l’endroit des femmes qui règne sur le campus et qui est devenue la norme » (Stellenbosch University 2016). SU n’est pas la seule institution africaine d’études supérieures (HEI) ou la culture du viol sur le campus a capté l’attention du public. Les années 2016 et 2017 ont donné lieu, au sein de plusieurs HEI d’Afrique du Sud, à une série d’attaques à haute visibilité, ainsi qu’à des protestations étudiantes dénonçant la culture du viol sur les campus et la réaction des institutions à cet égard. À l’université de Rhodes, à titre d’exemple, les protestations liées à la Liste de référence (des étudiants ont dressé une liste de onze auteurs présumés de viols, et l’ont distribuée sur le campus) ont fait la une des journaux à travers le monde.

La culture du viol sur les campus

Le terme « culture du viol » a vu le jour dans les années 1970 (Harding 2015). Dans la littérature académique, la culture du viol réfère à un ensemble de violences sexuelles interdépendantes, ainsi qu’à la normalisation et à l’acceptation sociale de ces pratiques au sein de la société (Burt, 1980 ; Lonsway et Fitzgerald, 1994, 1995). Buchwald et al (2005 : xi) définissent ce phénomène comme « un ensemble complexe de croyances qui encouragent l’agression sexuelle chez l’homme et le pousse à la violence envers les femmes… ». Ces auteurs soulignent que la culture du viol mène au terrorisme physique et émotionnel perpétré envers les femmes, qui est présenté comme étant une pratique normale. La culture du viol ne comprend donc pas (uniquement) le viol comme tel — mais aussi les micro-agressions hétéropatriarcales qui contribuent tout autant à intimider les femmes et à restreindre leurs mouvements et leurs fonctions (Prieto et al, 2016). La culture du viol réfère ainsi à une culture de violence et d’agression des hommes envers les femmes — une culture qui se déploie dans la vie quotidienne de plusieurs manières. Et bien que le terme soit utilisé depuis plus de quarante ans, il demeure litigieux à ce jour, ses détracteurs affirmant qu’il tend à exagérer la portée et le caractère tragique de ce problème (Harding 2015).

Le phénomène de la culture du viol sur les campus a probablement capté l’attention du public grâce aux travaux de Koss et al. (1987) examinant la prévalence du viol chez les femmes durant leurs études universitaires (Wooten & Mitchell 2016). Aussi, de nombreuses études menées au cours des quatre décennies passées ont démontré que les femmes sur les campus de l’HEI étaient exposées à un risque très élevé d’une tentative de viol ou d’un viol effectif (Baum & Klaus 2005 ; Fisher et al. 2000 ; Karjane et al. 2005). À titre d’exemple, dans une étude de 2015 menée auprès de 3 863 étudiants américains, 25 % des étudiants de sexe masculin ont reconnu avoir commis ou tenté un viol, tandis qu’un homme sur trois a affirmé qu’il violerait une femme s’il n’était exposé à aucune conséquence négative pour l’avoir fait (Messina-Dysert 2015). Wooten (2016:48) souligne que les études récentes menées aux États-Unis démontrent que « les campus échouent lamentablement dans leur responsabilité de combattre efficacement la violence sexuelle. » Des mesures législatives fédérales ont été votées en 2013, en vue spécifiquement de contrer la violence sexuelle au sein des HEI, et un groupe de travail national a été établi à cet effet en 2014 (Henriksen et al. 2016).

Mais la recherche et la reconnaissance du phénomène de la culture du viol ne sont pas limitées aux États-Unis. La Commission des droits humains d’Australie a publié un rapport national entourant la violence sexuelle et le harcèlement au sein des universités d’Australie, lequel s’est inspiré d’une étude indépendante menée à l’échelle nationale dans les 39 universités d’Australie (Australian Human Rights Commission 2017). La même année, suite à la requête du ministre des universités, les universités du Royaume-Uni ont publié un rapport intitulé : « Transformer la culture : Rapport du groupe de travail des universités du Royaume-Uni examinant la violence envers les femmes, le harcèlement et les crimes haineux affectant les étudiants universitaires » (Universities UK 2017). Bien que les rapports de recherche, la législation et les groupes de travail ne signifient pas nécessairement que des mesures adéquates seront prises pour s’attaquer à cet enjeu, cela indique au moins qu’il y a une prise de conscience croissante à l’endroit de ce problème.

L’Afrique du Sud et la culture du viol sur les campus

Une partie du défi de répondre efficacement à la culture du viol sur les campus en Afrique du Sud est que très peu d’études empiriques sur la culture du viol sur les campus sont menées au sein des HEI d’Afrique du Sud, ce qui signifie que la compréhension du phénomène n’est pas adéquatement enracinée contextuellement et qu’elle ne correspond pas aux facteurs uniques et intersectionnels qui déterminent son émergence dans les différents espaces. En Afrique du Sud, des facteurs tels que le sexe, la race et les compétences socioéconomiques se conjuguent pour créer un espace menaçant pour les femmes.

Les HEI forment souvent des communautés fermées ayant leurs propres normes, structures et pratiques qui peuvent devenir un microcosme intensifié de la société plus large, avec des opportunités ou bien de reproduire, ou bien de remodeler des pratiques sociales incrustées pour une nouvelle génération de leaders intellectuels. On fait valoir que lorsqu’une culture du viol existe au sein de la société en général, cette tendance se répercute facilement dans les espaces des HEI, et une culture de violence sexuelle devient alors le mode de vie normal sur le campus (Wooten & Mitchell 2016). Toutefois, le viol sur les campus est beaucoup plus qu’un simple reflet de la société plus large. Les étudiants d’Afrique du Sud suggèrent que les liens de solidarité sont souvent mis en priorité, surtout dans les résidences, et des rituels d’initiation établis peuvent mener à des réitérations de pratiques néfastes pour la masculinité et la féminité (Collison 2017). La théorie d’identité sociale propose que les individus recherchent une identité de groupe positive et que pour créer et maintenir une telle identité, ils auront tendance à adopter des croyances et des comportements qui rehaussent leur statut et leur prestige au sein du groupe, et à dénigrer ceux qui ne font pas partie du groupe. Lorsqu’une personne a une identité personnelle et une identité de groupe (bien que ces deux réalités peuvent se confondre), dans certaines conditions, l’identité et les valeurs du groupe peuvent remplacer l’identité et les valeurs individuelles (Milillo 1006; Meger 2010). La violence sexuelle peut servir de moyen d’affirmer le pouvoir du groupe auquel on appartient, tout en dépouillant de leur pouvoir ceux ou celles qui en sont exclus (Milillo 2006). La violence sexuelle peut également favoriser activement la cohésion au sein d’un groupe (Forster-Towne 2011). Les activités sexuelles violentes peuvent par conséquent être initiées et maintenues sur les campus, en vue d’engendrer une identité de groupe et d’en assurer la cohésion.

Déjà, en 1985, le lien avait été fait entre la culture du viol sur les campus et ce qui est maintenant reconnu comme étant une masculinité dangereuse (Walsh 2015). La masculinité existe au sein de la structure des relations hommes-femmes, et en tant que concept, elle ne peut exister que si on la met en contraste avec la féminité (Connell 1995, 2002). Dans cette relation, la masculinité est, par définition, essentiellement supérieure et dominante en rapport avec la féminité. La masculinité hégémonique engendre un système social — le patriarcat — qui soutient et renforce les privilèges associés à la masculinité et qui sont accordés aux hommes. Sylvia Walby (1990:20) définit le patriarcat comme « un système de structures et de pratiques sociales dans lequel les hommes dominent, oppressent et exploitent les femmes. »

La recherche suggère que les idéologies sous-jacentes aux pratiques de violences dominatrices doivent être identifiées et remodelées pour que ces pratiques soient éliminées à long terme (Anderson 2004; Klaw et al 2008). Malheureusement, l’Afrique du Sud a un long historique de renforcement socioreligieux des ordres hiérarchiques et sociaux et des identités liés à la colonisation, à la race et à la sexualité, incluant les rapports homme-femme, Le patriarcat encourage, facilite et renforce les inégalités entre sexes ; il est présent dans les sphères privée et publique, et il s’est révélé comme étant impossible à éradiquer. C’est le cas au sein de l’ensemble des cultures d’Afrique du Sud. Le juge à la Cour constitutionnelle, Albie Sachs, a bien saisi la portée universelle du projet patriarcal, lorsqu’il l’a qualifié comme étant « une des très rares institutions non raciales en Afrique du Sud » (Zalesne 2002:147). En Afrique du Sud, la prévalence de mentalités sexistes qui soutiennent le modèle patriarcal et encouragent la violence sexuelle ne saurait être sous-estimée. L’Afrique du Sud est reconnue internationalement pour son haut taux de violences sexuelles (Gqola 2015).

La culture du viol sur les campus et la religion

La religion a été démontrée comme exerçant une influence déterminante sur les formes problématiques de constructions sociales sexospécifiques et sur les idéologies de violences sexuelles prônant la domination des hommes et la soumission des femmes. Il a été démontré que, sans engagement critique, la religion tend le plus souvent à perpétuer l’inégalité entre les sexes, en fournissant une justification religieuse pour les injustices patriarcales commises. Le rôle de la religion et son impact potentiel sur la culture du viol ont été théorisés dans le contexte américain en particulier (voir, à titre d’exemple, Anderson 2004, Messina-Dyart 2015). Les textes sacrés tels que la Bible jouent un rôle clé dans l’élaboration des concepts de l’homme, de la femme et de la relation entre eux (Exum, 1995). Cela fait fortement écho aux contextes africain et sud-africain, où des théologiens féministes locaux ont identifié des modes de comportement patriarcaux sous-jacents aux idées et aux institutions religieuses (Le Roux 2014; Nadar & Potgieter 2010; Maluleke 2009; Pillay 2015). Ici, la domination masculine est vue comme « sanctifiée » et l’autorité de l’homme sur la femme est interprétée comme un ordre divin qui renforce le principe de masculinité hégémonique par lequel les hommes ont été « conçus par Dieu pour être rois de la création » (Pillay 2015:65). Un aspect clé de cette recherche est l’idée d’une complicité féminine qui soutient et renforce le modèle patriarcal (Nadar & Potgieter 2010). Par ailleurs, il est particulièrement intéressant que des théologiens africains mènent des recherches non seulement sur les constructions sociales sexistes complices, mais aussi sur des constructions sociales transformationnelles, explorant ainsi le potentiel et la capacité de la religion de transformer des aspects nocifs de la culture (incluant la culture du viol).

Malheureusement, le débat qui fait rage actuellement dans les milieux politiques autant qu’académiques au sujet de la culture du viol sur les campus tend généralement à ne pas inclure la dimension religieuse de la question. Toutefois, sur des campus tels que Stellenbosch, où plus de 93 % des 31 854 étudiants inscrits en 2017 se sont volontairement identifiés comme étant religieux, le rôle de la religion ne saurait être négligé lorsqu’on étudie les attitudes et les croyances entourant l’identité sexuelle et le pouvoir. La religion peut motiver à l’action et influencer les comportements au sein de la société, et elle peut être aussi utilisée pour engendrer l’ordre, la stabilité et la cohésion (Weber 1930, Berger 1969, Hervieu-Léger 2000). En rapport avec la culture du viol sur les campus, de telles compétences peuvent être utilisées en vue du bien et aussi du mal : la religion peut contribuer à maintenir et renforcer les conceptions sexistes nuisibles qui encouragent la culture du viol sur les campus, mais elle peut également intervenir de manière à renverser les préjugés et les comportements sexistes, et à créer une société qui est sécuritaire et égale pour les hommes comme pour les femmes. C’est la raison pour laquelle, au cours d’une future étude empirique à être menée à SU, nous chercherons à mieux comprendre quels sont les principes religieux fondamentaux qui alimentent les préjugés sexistes et favorisent la culture du viol sur les campus.

Conclusion

La culture du viol sur les campus n’est pas uniquement un problème sud-africain. Bien au contraire, la recherche menée à travers le monde confirme que ce phénomène suscite une attention croissante — qui est pourtant loin d’être suffisante. Dans le contexte de l’Afrique du Sud, une des raisons pour lesquelles la culture du viol sur les campus ne reçoit pas l’attention nécessaire est le fait que cette situation prévaut dans un pays qui est déjà largement affecté par la violence sexuelle.

Bien que plusieurs facteurs sous-jacents à la culture du viol sur les campus d’Afrique du Sud et à la culture du viol en général en Afrique du sud soient concomitants, il ne faut pas perdre de vue ce qui est unique. À titre d’exemple, il semble qu’à SU, certaines cultures malsaines de groupe qui prévalent dans les résidences universitaires sont particulièrement propices au développement de la culture du viol. Contrer la culture du viol sur les campus exigera donc qu’on comprenne et qu’on se montre attentifs aux éléments spécifiques au moyen desquels le patriarcat et les inégalités entre sexes sont intégrés et maintenus au sein de la communauté universitaire.


Questions de discussion

  1. Croyez-vous qu’il y ait une culture du viol sur le campus où vous étudiez actuellement ou avez étudié dans le passé ? Pourquoi êtes-vous de cet avis ?
  2. Pouvez-vous identifier certaines stratégies efficaces que votre université a mises en place ou pourrait utiliser pour contrer la violence sexuelle ?
  3. Comment les Église locales présentes sur votre campus réagissent-elles à la violence sexuelle et à la violence envers les femmes en général ?
  4. Comment les Églises locales présentes sur votre campus devraient-elles lutter contre la violence sexuelle et la violence envers les femmes en général ?

Œuvres citées

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