À présent, il avait un visage

Sacs de sable. Il s’agit d’une image peu courante. Brian* était étudiant à ce moment-là. Juste un étudiant dans la foule de jeunes à Urbana, la conférence missionnaire d’InterVarsity/USA. Et là, Dieu lui a parlé. Il a donné à Brian une vision pour que sa vie soit utilisée à partager sa foi. Cette image qu’il a eue était celle de gens amassant des sacs de sable pour gérer une inondation ; il y avait un lieu où personne ne travaillait. Si je peux aller n’importe où pour partager ma foi, pourquoi ne pas aller là où personne d’autre ne va ? pensait-il. Ainsi l’idée de servir parmi les musulmans a pris racine dans son esprit.

Une mission à court-terme en Bosnie, un pays à majorité musulmane, a confirmé cette idée. Brian a trouvé qu’il avait de bons contacts avec les musulmans et qu’il aimait être en leur compagnie. Vivre parmi eux et partager sa foi semblait faisable. Auparavant, le concept d’islam ne lui disait rien. À présent, il avait un visage.

Des surprises en réserve

Brian a fini par s’installer en France avec sa jeune famille pour servir les GBU, le mouvement de l’IFES là-bas. Une grande partie de son temps était consacrée à aller vers les étudiants musulmans et à aider les étudiants du GBU à en faire de même. Ce n’était pas facile. Être équipier ne le rendait pas invulnérable aux craintes habituelles dans l’évangélisation. Au fil des années qui ont suivi, Brian a découvert beaucoup de choses en ce qui concerne le partage de l’évangile auprès des étudiants musulmans. Et il était souvent surpris.

Du café et des questions

Brian et son épouse se sont rendus sur le campus un matin où il faisait froid, armés de thermos de café à offrir et une question : seriez-vous intéressés à vous joindre à un groupe de discussion autour de la Bible et du Coran ? Un des étudiants musulmans qu’ils ont rencontré ce jour-là était particulièrement avide de venir. Pourquoi ? Ce même matin, il se demandait quelles différences il y avait entre la Bible et le Coran. Il était heureux de rencontrer quelqu’un qui lui offrait l’occasion d’en savoir plus – avec un café gratuit en plus !

À maintes reprises, Brian a trouvé que les étudiants musulmans étaient souvent contents de discuter des questions de foi et de recevoir la prière. En fait, ils étaient régulièrement déçus de trouver que les Occidentaux – y compris les chrétiens – étaient souvent réticents à parler de ces choses.

Repenser les visions du monde

Bien qu’il ait été facile de démarrer une conversation avec un étudiant musulman, leur vision du monde différente a supposé que Brian apprenne une approche différente en matière d’apologétique.

Prenez par exemple l’idée acceptée chez les musulmans selon laquelle la Bible a été modifiée et corrompue. Dans un contexte occidental, Brian commençait en invitant l’étudiant à examiner les preuves que la Bible n’a pas été modifiée, par exemple en étudiant les manuscrits. Cependant, Brian a trouvé que cette approche était inefficace auprès d’un interlocuteur qui a une vision du monde musulmane. Un jour il a essayé de changer quelque chose :

En entendant « la Bible a été modifiée », Brian a soudainement fait un mouvement de recul. « Qu’est-ce que tu fais ? » disait l’étudiant » « Je ne veux pas être ici si tu es frappé par l’éclair », répondit Brian. « Ce que tu dis est vraiment sérieux. C’est la Parole de Dieu. Tu es en train de dire que Dieu a permis que sa Parole soit modifiée ?! Que Dieu te protège de ce que tu es en train de dire là ».

L’approche dramatique de Brian a fonctionné. L’étudiant a rapidement changé d’avis. Parce qu’en tant que musulman, il a déjà compris que Dieu est souverain et que nul ne peut le contrecarrer. Il n’y aurait aucun moyen qu’il laisse sa Parole être modifiée.

Daniel Morton – Unsplash

Croire et aller de l’avant

Bien évidemment, aider un musulman à voir que la Bible n’a pas été modifiée n’était pas le but en soi. Il s’agissait juste d’une étape utile sur le chemin. Brian savait que la puissance de transformation des cœurs se trouve dans la Bible. C’est pourquoi il a aidé au démarrage de groupes de discussion autour de la Bible et du Coran, conduits par les étudiants. Il a aimé ouvrir la Bible avec ses amis musulmans. Partager sa foi et sa vie n’était ni rapide, ni facile et n’aboutissait pas à des fruits évidents. Mais il était obéissant. Et c’est ce qui comptait.

Et qu’en est-il de nous ? Pourquoi devrions-nous nous intéresser au partage de l’évangile auprès de nos camarades musulmans sur le campus ? Brian a réfléchi à la question :

Nous n’avons pas le choix mais nous devons nous y mettre. Si nous nous sommes réellement engagés à atteindre chaque recoin du campus, nous devons être prêt à être en interaction avec toute personne. Il y a des équipiers des mouvements de l’IFES aujourd’hui qui sont d’anciens musulmans. Nous devons « croire » et aller vers l’avant, confiants que ces étudiants musulmans deviennent un jour des serviteurs fidèles de Dieu également.

Il y a des chrétiens aujourd’hui qui vivent en Iran, en Tunisie, en Kirghizstan et d’autres endroits semblables. S’ils pouvaient, ils nous supplieraient d’aller vers leurs compatriotes quand nous le pouvons. Les immigrés et les étudiants internationaux, les professeurs invités. C’est probablement leur meilleure chance d’entendre l’évangile. Et c’est une façon extraordinaire pour nous de pouvoir prendre part auprès de nos frères et sœurs persécutés dans le monde.

*Le nom a été changé

Rindra se joindra à 3 000 étudiants venant des quatre coins de l’Europe

Rindra est originaire de Madagascar, mais il poursuit des études en Norvège cette année, où il sert au sein du NKSS, le mouvement de l’IFES, durant ses temps libres. Dans dix jours, il se rendra en Allemagne pour se joindre à 3 000 étudiants et diplômés qui prendront part à Revive, le congrès d’évangélisation étudiant de l’IFES Europe. Rindra et des milliers d’autres à travers la région ont soif de voir Dieu agir dans leur génération.

Rindra se réjouit énormément de la possibilité d’assister à deux des nombreux séminaires qui y seront offerts : « Comment parler de Jésus sans être perçu comme étant religieux » et « Marc : l’Expérience ». Il désire apprendre comment parler de Jésus de différentes manières et voir ses collègues du NKSS s’enthousiasmer pour l’évangélisation. Comme tant d’autres pays en Europe, la Norvège devient de plus en plus séculière et a besoin d’un réveil.

Alors que les étudiants et équipiers de l’IFES et d’autres organisations étudiantes chrétiennes chercheront Dieu ensemble à Revive, leur prière est qu’un réveil se fasse sentir à travers l’Europe et au-delà. C’est également la prière de Rindra :

« J’espère être dynamisé et équipé, en sorte que lors de mon retour à la maison, à Madagascar, et au sein de l’UGBM, le mouvement de l’IFES là-bas, je puisse partager le nom de Jésus, et prier continuellement pour un réveil sur les campus universitaires et au sein de la nation. »

Joignez-vous à nous dans la prière pour Revive :

  • L’impact de Revive sur les individus, les universités et les pays pourrait s’avérer déterminant. Mais non sans vos prières ! Priez que Dieu opère un travail incroyable en renouvelant les cœurs, et en enflammant les universités et l’Europe entière pour sa gloire.
  • Priez pour les organisateurs, les bénévoles, l’équipe de prière, les conférenciers et ceux qui dirigent les séminaires et ateliers de formation. Priez qu’ils soient remplis d’énergie et de joie surabondante tandis qu’ils servent ensemble.
  • Priez pour les étudiants issus de mouvements étudiants plus petits, afin que Revive se révèle particulièrement encourageant et utile pour eux.

Au cours des dernières 40 semaines, des étudiants de mouvements de l’IFES à travers l’Europe ont fait de courtes présentations vidéo pour décrire leur pays et indiquer comment vous pouvez prier pour eux. Pour regarder ces vidéos ici.

Pour en savoir plus sur Revive, visitez reviveeurope.org

Merci de prier avec nous !

Étrangers, voleurs et prêtres

Je me rappelle l’angoisse que j’ai ressentie au début de mes études universitaires. Je n’arrivais même pas à comprendre mon horaire, sans parler de ma matière principale. Où me fallait-il me rendre et quand ? Que pouvaient bien signifier toutes ces lettres et ces chiffres ? Comment allais-je réussir à survivre ?! Je n’avais pas les réponses.

Mais il y avait au moins un sujet que je connaissais à fond : Dieu. Dès les premières semaines, j’ai fait la connaissance d’étudiants qui fréquentaient le groupe biblique universitaire de Bulgarie (BCSU). Ils m’ont invitée à me joindre à eux et à participer aux rencontres ; j’ai commencé à fréquenter le groupe et cela me plaisait beaucoup. Ils ne le savaient pas, mais leur invitation allait me permettre de comprendre trois choses importantes et transformer le cours de ma vie pour toujours.

Toujours une étudiante

Avant longtemps, la première chose que j’ai comprise est que je m’étais fourvoyée : je ne connaissais pas vraiment grand-chose sur Dieu. J’avais lu la Bible comme on lit un roman, parcourant ses pages sans vraiment y accorder beaucoup d’intérêt. Le BCBU m’a mise au défi de réfléchir à la signification de la Parole de Dieu et de la mettre en pratique dans ma vie, de me poser des questions et de discerner quelle était ma vision du monde. J’en suis venue à conclure que dans le Royaume de Dieu, je demeurerai toujours une étudiante à l’école du Christ.

La deuxième chose que j’ai comprise est la raison d’être d’un groupe étudiant. Au début, j’avais l’impression que ce n’était qu’une rencontre pour étudiants chrétiens désireux de lire la Bible ensemble. Mais en réalité, le groupe étudiant s’est révélé un endroit idéal où inviter mes amis qui ne connaissaient pas Jésus. Quel endroit parfait pour un étudiant qui se pose des questions sur Dieu ! Plusieurs de mes amis ont ainsi entendu parler de Dieu et ont assisté aux événements et aux études bibliques du BCBU.

Étrangers, voleurs et prêtres

La troisième chose que j’ai comprise ne l’a pas été, je j’avoue, durant mes études universitaires. Malheureusement, j’ai mis longtemps avant de tirer cette conclusion. Et c’est la raison pour laquelle je tenais à rédiger cet article, de manière à ce que vous ne commettiez pas la même erreur.

Durant mes années d’études, je voyais l’université comme un endroit où acquérir le savoir nécessaire à la poursuite de ma carrière. Je croyais que c’était aussi un endroit où inviter mes amis à étudier les Écritures dans l’espoir qu’ils y fassent la découverte du Christ et soient sauvés. Le deuxième chapitre de la première Épître de Pierre parle des croyants comme étant des « étrangers sur la terre ». Je me percevais moi-même essentiellement comme une « étrangère » – quelqu’un qui n’appartenait plus au monde. Mon boulot était d‘être une voleuse : de « ravir » en quelque sorte les gens de mon entourage hors du monde pour en faire des étrangers comme moi.

Mais Pierre dans sa lettre parle également des croyants comme étant des « prêtres ». Les deux éléments sont des caractéristiques inséparables des membres du peuple de Dieu. Non, nous n’appartenons pas au monde, mais en même temps, nous sommes dans le monde et nous sommes appelés à y rendre témoignage de la présence de Dieu. C’est là ce que je n’avais pas bien compris.

« Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien, pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’aviez pas obtenu compassion, vous avez désormais obtenu compassion. Mes chers amis, vous êtes dans ce monde comme des résidents temporaires, des étrangers ; c’est pourquoi je vous le demande : ne cédez pas aux désirs de l’homme livré à lui-même : ils font la guerre en vous. Ayez une bonne conduite au milieu des païens. Ainsi, dans les domaines mêmes où ils vous calomnient en vous accusant de faire le mal, ils verront vos bonnes actions et loueront Dieu le jour où il interviendra dans leur vie. »

1 Pierre 2. 9-12

Au cours de mes études universitaires, je ne me suis pas comportée comme une prêtresse. Si je l’avais fait, en plus d’inviter mes amis à étudier la Bible, j’aurais posé davantage de questions à mes camarades étudiants et à mes professeurs à propos de l’enseignement que nous avons reçu. J’aurais servi au sein du conseil étudiant, ou je serais devenue membre du groupe de théâtre. Je me serais laissée davantage guider par les principes chrétiens dans tout ce que je faisais. J’aurais davantage cité les paroles de Jésus dans les conversations qui avaient cours autour de moi. Mais je ne l’ai pas fait.

Heureusement, cette triste histoire ne se termine pas sur une note amère. Je ne suis plus étudiante, mais j’ai toujours le privilège de faire partie du club littéraire de l’université (j’adore la lecture). Ainsi, je demeure présente et active dans la sphère universitaire.

Un appel lancé aux étudiants

Ne commettez pas la même erreur que moi. Vous pouvez vivre pleinement votre rôle sur le campus en tant que prêtre investi du sacerdoce royal. Peut-être aurez-vous l’occasion de poser une question qui influencera la pensée de votre professeur pour le reste de sa vie ? Peut-être prendrez-vous position par rapport à une théorie quelconque qui marquera durablement la pensée de vos collègues étudiants ? Peut-être poserez-vous un geste qui incitera les gens de votre entourage à se questionner par rapport à la foi chrétienne ? Peut-être qu’une intervention courageuse de votre part entraînera des conséquences qui transformeront le milieu universitaire, votre ville ou même la société ?

Je vous lance le défi d’être des prêtres dès maintenant, d’être pleinement présent au cœur même de votre milieu universitaire. Tandis que vous arpentez les corridors et fréquentez les salles de classe, sachez que vos pas sont ceux du Christ et votre présence, celle du Christ au sein de votre université.

Ne soyez pas de simples voleurs comme je l’ai été, mais plutôt des prêtres, parce que tel est l’appel qui vous est lancé de la part de Dieu.

Desi, diplômée du BCSU, Bulgarie                                                                           

Lorsqu’on ne connaît pas d’autres chrétiens sur le campus

« Lorsque j’ai mentionné que j’étais chrétienne, ils s’en sont pris à moi, en me disant que la Bible n’était qu’un ramassis de mensonges et que j’étais idiote et intolérante. Ils ne voulaient rien savoir de ce que j’avais à dire. »

Caroline étudie l’art et le design en Irlande du Nord. Elle ne connaît pas d’autres chrétiens sur son campus. C’est un environnement qui peut être hostile. Quand des questions d’ordre moral ou éthique délicates sont abordées en cours, elle n’a pas d’amis chrétiens vers qui se tourner pour trouver du soutien.

C’est pourquoi Caroline a décidé de créer un groupe chrétien sur son campus, avec l’aide du CUI, le mouvement de l’IFES en Irlande. Elle a déjà rencontré la direction de son établissement et a créé des pages sur les réseaux sociaux pour le nouveau groupe. Elle aimerait pouvoir lire la Bible avec des personnes en recherche. Mais le terrain est difficile. Même après avoir tenu un stand dans le foyer pour informer les étudiants, une seule personne s’est manifestée pour se joindre à elle.

Elle nous a demandé de prier :

  • Priez que le cœur des non-chrétiens soit ouvert à la Parole de Dieu.
  • Priez que l’Union chrétienne se développe et prospère pour qu’ensemble, en Christ, nous puissions avoir un impact sur le campus.

Rejoignez-nous vendredi lors de la Journée mondiale de l’étudiant, où nous prierons pour les étudiants partout dans le monde qui s’efforcent de partager l’Évangile avec leurs amis sur leur campus.
En savoir plus

Le courage de partager le meilleur message pour l’humanité

« L’hiver dernier, j’ai rencontré une étudiante. Elle avait été harcelée à l’école et avait presque perdu sa foi. Puis elle commença à fréquenter un groupe d’étudiants de NKSS Norvège. Voir sa foi grandir et s’épanouir m’a beaucoup encouragé. » 

Hans souhaite voir plus d’étudiants être fortifiés dans leur foi et faire connaître Jésus dans l’université. C’est pourquoi il a décidé de travailler à plein temps en tant qu’équipier de NKSS. 

La Norvège n’est pas un endroit facile pour les étudiants chrétiens aujourd’hui. Au moins 70 % ne partagent pas activement l’évangile. Hans espère pouvoir aider les étudiants à gagner en audace : « Ce serait dommage de ne pas partager le meilleur message que l’humanité puisse entendre. » 

Hans aura besoin de nos prières alors qu’il découvre son nouveau rôle et sa nouvelle routine : 

  • Priez qu’Hans ait de la sagesse pour décider comment utiliser son temps. Priez qu’il sache où s’investir et comment établir un modèle durable du ministère. 
  • Priez que les étudiants de NKSS grandissent dans leur amour pour Jésus cette année, ainsi que dans leur désir de voir leurs amis découvrir le meilleur message que l’humanité puisse entendre. Priez qu’Hans sache comment les encourager et les équiper. 

Merci de prier avec nous !

Le chemin solitaire

Peut-être avais-je lu trop de biographies de missionnaires. Je m’étais imaginée comme une véritable pionnière du ministère étudiant qui touchait les non-atteints avec l’évangile de Christ. La réalité était beaucoup moins romantique. Pas de conversions, pas de miracles, pas de réveil. Des journées qui ne semblaient porter aucun fruit se transformaient en semaines, voire en mois, de découragement. Je ne savais pas quoi écrire dans mes bulletins de prière. Après six mois, j’en avais déjà assez. J’étais fatiguée du chemin solitaire qu’est le ministère parmi les étudiants.

Malheureusement, ce genre d’expérience est répandu parmi les jeunes équipiers qui se lancent dans le ministère parmi les étudiants. C’est la raison d’être du réseau des jeunes équipiers de l’IFES en Europe. Heledd travaille avec le réseau des jeunes équipiers pour soutenir les jeunes équipiers des mouvements de l’IFES autour de la région. Elle nous partage ses réflexions sur ce ministère essentiel.

Des défis inattendus 

L’un des plus grands défis auxquels font face les jeunes équipiers est de trouver leur identité en Christ, plutôt que dans leur activité. Comme leur églises et leurs amis donnent de l’argent pour soutenir le travail, ils peuvent ressentir une énorme pression de montrer que cet investissement porte du fruit. Mais le ministère avance plus lentement qu’ils ne le pensaient. La majorité de l’effet est invisible et le fruit pourrait ne se révéler que des années plus tard. Ils subissent la tentation de projeter une fausse image extérieure pour impressionner les autres. Ce genre de double vie est épuisant. 

Pour d’autres, le grand défi, c’est la solitude et l’isolement. Dans les petits mouvements, ils peuvent n’avoir que très peu de collègues, voire aucun. Ils passent beaucoup de temps à voyager entre les campus et les villes, à travailler seuls. Il est difficile d’apprendre comment définir des objectifs, comment établir ses priorités et comment prendre des décisions stratégiques. Le travail de l’IFES a un caractère profondément relationnel et attire généralement des personnes qui sont de même très relationnelles, alors passer beaucoup de temps seules peut s’avérer être un défi inattendu pour elles. 

Un lien vital pour les jeunes équipiers 

Pour la plupart, ces défis sont inévitables. Cependant, le réseau des jeunes équipiers cherche à équiper ses membres sur comment survivre et même s’épanouir au cours des difficiles premières années du ministère. Le réseau des jeunes équipiers représente une communauté d’apprentissage auquel les jeunes équipiers peuvent se joindre. Grâce à ce réseau, ils peuvent tisser des liens avec leurs pairs, partager leurs défis et ensemble, apprendre à quoi ressemble la fidélité dans le ministère. 

Chaque cohorte se réunit trois ou quatre fois pendant leur première année de ministère. De surcroît, on leur attribue un mentor avec qui ils ont un contact mensuel sur Skype. Le réseau des jeunes équipiers propose aussi une formation et un programme d’études pour aider les jeunes équipiers à poser des fondements bibliques solides pour leur ministère. 

L’histoire de Goda 

Nous voyons désormais les membres du personnel rester plus longtemps avec l’IFES. Cinq diplômés du réseau des jeunes équipiers sont devenus secrétaire général de leur mouvement national. Bon nombre d’autres sont toujours actifs dans le leadership et transmettent ce qu’ils ont appris grâce au réseau des jeunes équipiers à d’autres dans leur contexte local. Nous avons été beaucoup encouragés mais l’histoire de Goda, une jeune équipière de LKSB Lituanie, nous a frappés particulièrement : 

Après m’être convertie, j’ai lu dans la Bible que les disciples vont là où il y a un besoin de l’évangile. Cela m’a motivée pour rejoindre le LKSB en tant qu’équipière car il y avait un grand besoin de membres du personnel. Mais la première année fut très difficile. J’avais beaucoup de mal à lever des fonds pour mon ministère. C’était une période très angoissante qui suscita beaucoup de questions. Pourquoi suis-je ici ? Que deviendra le LKSB ? Comment continuer sans argent ? 

Je fus énormément encouragée lorsque je rejoignis le réseau des jeunes équipiers et que je rencontra d’autres dans la même position que moi. L’enseignement et les discussions m’aidèrent à revoir la mobilisation de fonds. Trois jours après être rentrée, j’avais reçu suffisamment de dons pour me soutenir pendant sept mois. Dieu avait opéré un miracle. 

Faîtes un don aujourd’hui pour soutenir le réseau des jeunes équipiers et aider d’autres personnes comme Goda à continuer dans le ministère parmi les étudiants. 

Cultiver une culture de formation de disciples

Torur vient de finir le lycée. Contrairement à la plupart de ses amis, il n’ira pas à l’université. Il n’ira pas non plus chercher du travail pour gagner sa vie. Pas encore, en tous cas. Au lieu de cela, il a décidé de travailler une année avec le KFS aux Îles Féroé, un des mouvements étudiants les plus récents de l’IFES. Après avoir lui-même bénéficié du ministère du KFS dans les lycées, Torur souhaite voir d’autres jeunes encouragés et formés à la vie de disciple. 

Son unique collègue, Ragnhard, le Secrétaire général, nous en dit davantage : 

« 95% des habitants des Îles Féroé se disent chrétiens. Mais pour beaucoup d’entre eux, cela signifie uniquement qu’ils vont à l’Église à Noël, et pour les mariages et les enterrements. Certains vont plus régulièrement à l’Église, mais ici les Églises n’ont pas de culture de formation de disciples. » 

L’école de formation de disciples du KFS offre aux jeunes un endroit où ils peuvent être formés à la vie de disciple. Tous les lundis soir, les jeunes de plus de 25 ans se réunissent pour apprendre à vivre en disciples, à évangéliser, à diriger des études bibliques et étudier l’apologétique. Ragnhard et Torur aimeraient voir les étudiants établir un ministère étudiant à l’université, et ultimement renforcer la formation de disciples dans l’Église. Priez que leur rêve devienne réalité. 

  • Remerciez Dieu pour le désir de Torur de servir au sein du KFS cette année, et priez que Dieu l’utilise pour atteindre davantage d’étudiants avec la nouvelle transformatrice de Jésus.
  • Priez que le travail de traduction de Jean, l’Enquête, une ressource pour les personnes en recherche, se termine bientôt, et que de nombreux jeunes chrétiens dans les Îles Féroé l’utilisent pour aider leurs amis à rencontrer Jésus. 

Merci de prier avec nous !

Comment le ministère parmi les étudiants a commencé en Bulgarie

Septembre 1992. 

Un voyage missionnaire de deux semaines en Europe de l’Est plus tôt cette année-là avait tout changé pour la famille Fillingham – Rick, Jane et leurs deux jeunes fils. Le Rideau de fer était tombé. Les portes étaient grandes ouvertes. Ils ont entendu l’appel de Dieu. Cette même année, la famille a emménagé au septième étage d’un édifice au centre-ville de Sofia. 

Ils n’avaient que le numéro de téléphone d’un seul contact dans la ville, un étudiant en physique du nom d’Oleg. Grâce à Oleg, Rick a fait connaissance avec un groupe d’étudiants chrétiens qui avaient commencé à se réunir pour étudier la Bible. En mars de l’année suivante, 20 étudiants se sont rassemblés pour écouter Rick leur partager sa vision de l’établissement d’un mouvement national, et c ‘est ainsi que le BCSU a vu le jour. 

Rick et Jane ont développé un amour profond pour le pays et ses habitants. Rick a consacré les années qui ont suivi à voyager de ville en ville de la Bulgarie en vue de former les étudiants et les encourager à lancer leurs propres groupes d’étude biblique. La croissance s’est avérée difficile mais constante. La Bulgarie constituait toujours un endroit dangereux pour les croyants locaux. Pour les missionnaires, la vie était inexplicablement compliquée à cause de la bureaucratie et des exigences de l’ancien régime. Rick et Jane ont été contraints de quitter le pays chaque trois mois pour renouveler leur visa et parfois, leur retour ne se faisait pas sans anicroches. La famille a donc élaboré un stratagème à utiliser à la frontière : lorsque l’interrogatoire de Rick devenait plus intense, les garçons se mettaient à crier et à pleurer jusqu’à ce que les représentants du gouvernement soient si excédés par le bruit qu’ils les laissent tout simplement entrer. 

Il y a aujourd’hui 60 étudiants impliqués activement au sein du BCSU Bulgarie, incluant 22 étudiants internationaux. 

Le rêve d’Aida pour la Guinée équatoriale

Faites connaissance avec Aida. 23 ans.Voici son histoire.

Un appel téléphonique

Elle a eu une enfance hors du commun. Ses amis l’appelaient mwana ntang (fille blanche). Ils lui ont appris à s’amuser avec un bâton et un vieux pneu. À l’âge de sept ans, Aida a quitté la Guinée équatoriale pour rentrer en Espagne. Mais il était trop tard.

Le pays et ses habitants occupaient déjà une place de choix dans son cœur.

Au cours de sa dernière année universitaire, Aida a eu l’opportunité de retourner en Guinée équatoriale pour une stage de deux mois dans une école de Malabo, la capitale. Le livre qu’elle a lu au cours de ce voyage était celui de Lindsay Brown, Une nuée de témoins. Aida a été captivée durant sa lecture par les nombreux récits d’étudiants chrétiens qui ont fait une différence dans leur pays. Elle a alors conçu le rêve de voir les étudiants chrétiens de Guinée équatoriale faire une différence dans leur pays.

Une fois revenue chez elle, Aida a reçu un appel téléphonique qui a changé le cours de sa vie. L’appel venait d’un équipier du GBU Espagne : Aida, serais-tu disposée à déménager en Guinée équatoriale pour y lancer un mouvement pionnier ?

Étrange coïncidence ! À mesure qu’elle priait, lisait la Bible et discutait avec d’autres chrétiens durant les semaines qui ont suivi, il lui a paru évident que Dieu ouvrait une porte pour elle. 

Pas seule

C’était il y a 18 mois. Depuis lors, le GBU Espagne a aidé Aida à se préparer à emménager à Malabo. L’IFES lui a offert une bourse lui permettant de participer à l’Assemblée mondiale, en Afrique du Sud. Le fait d’entendre le récit des défis rencontrés par d’autres équipiers et étudiants l’a aidée à moduler certaines de ses attentes. Elle a compris que ce projet de s’installer là-bas ne serait pas facile, mais qu’elle ne serait pas seule dans cette aventure.

« Je sais que l’expérience risque de s’avérer difficile. Et je ne suis pas la meilleure personne pour aller là-bas. D’autres candidats sont sans doute mieux formés et expérimentés pour relever ce défi. Mais j’ai confiance en Dieu qui pourvoira à mes besoins et qui façonnera ma vie en fonction de ce qu’il m’appelle à accomplir.

Et je suis prête à me lancer dans l’aventure parce que je ne suis pas seule. Je sais que Dieu est avec moi, de même que la famille de l’IFES. Peut-être ne verrai-je pas de grands résultats ? Peut-être vais-je ne planter qu’une seule semence qui portera du fruit après mon départ. Mais cela n’a pas vraiment d’importance. Dieu a des projets merveilleux pour cette nation. Je découvre que parfois, le timing de Dieu n’est pas le nôtre. Sa façon d’agir et de travailler n’est pas la nôtre. »

GBU Spain

Partir de zéro

Aida désire atteindre les étudiants. Mais quel est le meilleur moyen de commencer à le faire ? Des idées ont jailli alors qu’elle écoutait le témoignage d’autres participants à l’Assemblée mondiale : des clubs d’apprentissage de l’anglais et des leçons de musique – pour chrétiens et non-chrétiens – et d’autres moyens également. La tâche risque de s’avérer difficile : la plupart des étudiants de premier cycle sont plus âgés qu’elle et ils sont de sexe masculin en majorité. Mais en dépit des défis potentiels, Aida est en paix.

« Je sais que je ne suis pas là pour être leader ou dirigeante. Je ne suis pas là pour imposer ma manière de faire les choses inspirées par mon expérience au sein de l’IFES Europe. Je suis ici pour bâtir une équipe et collaborer avec elle pour démarrer un mouvement indigène. Et avec l’aide de Dieu, c’est ce qui va se produire – d’abord au sein de l’une des facultés de Malabo, puis, je l’espère, sur d’autres campus de Bata également. »

Beauté et brisement

Aida aime la Guinée équatoriale. Elle aime le fait qu’il y a toujours des gens qui vous entourent. Si vous marchez dans la rue, quelqu’un vous dira bonjour et vous accompagnera là où vous vous rendez. Si vous êtes à la maison, quelqu’un viendra frapper à votre porte, désireux que vous l’invitiez à l’intérieur et lui offriez quelque chose à boire. Elle adore l’hospitalité des gens, leur mode de vie, les odeurs, les couleurs, la diversité.

Mais comme dans n’importe quel pays, il y a aussi des problèmes et des difficultés à surmonter.

Bien que la plupart des habitants se définissent comme étant catholiques, l’animisme règne partout dans le cœur des gens.

Lorsqu’un enfant naît, les parents présentent le bébé aux esprits pour qu’il soit « protégé ». Lorsque quelqu’un est malade, il va voir le sorcier. Lorsque quelqu’un est en colère, il demandera que son ennemi soit maudit. Bien que la jeune génération pratique moins l’animisme que celle de ses parents ou grands-parents, la tendance est fortement enracinée dans la culture. Il est difficile pour les nouveaux croyants de s’affranchir de cela. Et pour un étranger, il est difficile de dénoncer ces pratiques sans offenser les gens.

Aida pourrait facilement se sentir complètement dépassée par de telles manifestations des ténèbres, mais elle se confie en Dieu pour qu’il entre en action :

« J’ai l’assurance que le pouvoir de changer cette situation se trouve dans la Parole de Dieu.

Et tandis que nous lisons et méditons la Bible ensemble à l’université, je prie que Dieu nous parle et nous indique les domaines de notre vie où nous plaçons notre confiance en autre chose qu’en lui, le seul vrai Dieu. »

Le pays caresse de grands rêves mais les ressources font souvent défaut ; plusieurs se sentent impuissants et frustrés.

Mais Aida et les étudiants chrétiens ont une source différente d’espérance à proposer – une espérance qui ne repose pas sur les efforts humains. C’est une espérance qui peut transformer le cœur de chaque individu, et chaque campus, chaque communauté.

C’est là le rêve d’Aida.

« Chère famille de l’IFES, imaginez que nous sommes tous rassemblés en 2023 et qu’une sœur se trouve debout parmi nous disant que le mouvement de la Guinée équatoriale souhaite rejoindre l’IFES. Acceptez-vous de vous joindre à moi dans la prière pour que ce rêve devienne réalité ? »

Aida est soutenue par le projet de l’IFES, « Défricher de nouveaux territoires ». Vous pouvez donner dès aujourd’hui en vue de soutenir des pionniers de l’IFES comme Aida, tandis qu’ils entreprennent d’annoncer l’Évangile sur des campus, dans des villes et des pays non encore atteints.

Former les étudiants à témoigner de Jésus sur le terrain et en dehors

Anna est étudiante en psychologie en Italie. Elle est férue d’escalade et participe à des compétitions avec l’équipe universitaire. Elle aime également Jésus. En tant qu’athlète chrétienne, Anna est confrontée à des défis uniques :

« Être chrétienne dans le milieu du sport n’est pas facile pour moi. Les gens ne veulent pas savoir ce que vous pensez de Dieu. Je souhaiterais avoir plus d’assurance pour partager ma foi avec mes coéquipiers, mais il est difficile d’entamer une conversation au sujet de Dieu. » 

Entre les entraînements et les matchs plusieurs fois par semaine, les étudiants-athlètes ont souvent des difficultés à trouver un équilibre entre les engagements de l’équipe, les études et la communion chrétienne. À cela s’ajoute le défi de vivre pour Jésus dans ce qui peut sembler être une culture farouchement anti-chrétienne. Il arrive souvent qu’au sein des équipes sportives les conversations soient très crues et la consommation d’alcool excessive. Comment être un disciple de Jésus dans ce contexte ? 

Ces dernières semaines, Anna et 18 autres étudiants de dix pays d’Europe se sont penchés sur cette question lors de l’université d’été de l’European Christian Sports Union (ECSU). Le groupe se trouve actuellement en Bulgarie pour dix jours d’évangélisation à travers le sport. 

  • Remerciez Dieu pour les opportunités d’évangélisation et la formation dont Anna et les 18 autres étudiants ont bénéficié ce mois-ci, et priez qu’ils retournent à leurs universités et leurs équipes respectives dans toute l’Europe avec une nouvelle hardiesse et de nouveaux savoir-faire en matière d’évangélisation à travers le sport. 
  • Priez que les étudiants chrétiens en Europe parviennent à vivre sur le terrain/court et en dehors d’une façon qui rende gloire à Dieu et qu’ils aident de nombreuses autres personnes à découvrir l’Évangile. 

Merci de prier avec nous !