Des étudiants internationaux confinés en Chine

Depuis début janvier, les étudiants internationaux en Chine vivent confinés sur leurs campus. Même quand les familles locales se sont réunies pour les vacances du Nouvel An chinois, ces étudiants ont soudainement vu les portes de la liberté se fermer.

Ceux qui ne sont pas partis de Chine à temps se sont retrouvés avec des dortoirs à moitié vides et des amis repartis. Ils n’étaient autorisés à sortir que pour acheter de la nourriture sur le campus, pour ensuite retourner rapidement dans leur chambre. Deux étudiants internationaux du Nigéria, qui font partie d’une église internationale à Pékin, nous racontent comment ils vivent le confinement pendant le coronavirus.

Comment décririez-vous la vie en confinement ?

Theophilus : Peu de temps après que des cas de coronavirus ont été signalés dans d’autres villes, tous les rassemblements religieux et publics ont été interdits du jour au lendemain. Puis début février, ce message a été choquant : « Les étudiants ne sont plus autorisés à quitter le campus universitaire jusqu’à nouvel ordre. » Je n’avais pas le droit de voir ma nouvelle famille de l’Église et mes nouveaux amis, ni d’aller acheter des fruits et d’autres nécessités. Je n’avais même pas le droit d’aller voir d’autres étudiants internationaux dans d’autres dortoirs au sein de mon université. C’était comme si on m’empêchait de vivre.

Maintenant je me réveille chaque matin pour être devant mon ordinateur portable toute la journée. J’ai commencé à avoir beaucoup de douleurs dans mon dos. J’ai aussi commencé à éprouver de la peur, surtout à partir des nouvelles que j’ai lues et des gens à qui j’ai parlé. C’est une situation horrible, monotone et fatigante que d’être confiné en Chine.

Hyellai : Au début, j’ai pensé que cette situation serait bientôt finie. Cependant, au fur et à mesure que les jours passaient et que les cas augmentaient, c’est devenu frustrant et déprimant. Le confinement a commencé le jour où je devais partir en Thaïlande, j’ai donc dû tout annuler. J’étais déçue, blessée et en colère. Deux semaines après le début du confinement, je me suis lassée des restrictions et j’ai commencé à avoir des maux de tête et des douleurs dans mon corps.

Comment votre famille dans votre pays a-t-elle réagit ?

Theophilus : Parce qu’ils m’aiment, ma famille au Nigéria s’inquiète et m’appelle régulièrement. Le problème est qu’ils ne me laissent pas me reposer parce que je dois répondre constamment à leurs questions qui sont remplies de peur et qui portent sur ma sécurité dans ce pays étranger.Mais cela me permet d’améliorer le lien que j’ai avec ma famille, car nous parlons plus fréquemment qu’auparavant. J’ai pu les rassurer sur le fait que notre vraie sécurité ne vient que de Dieu.

Hyellai : Ma famille a peur donc elle prend contact avec moi tous les jours, ce qui me fait du bien mais en même temps cela me rappelle qu’ils sont loin et que je suis seule. Je suis tout de même reconnaissante qu’ils m’appellent tous les jours car je me sens aimée.

Quelles bénédictions avez-vous vues de la part de Dieu pendant cette période ?

Theophilus : Grâce au temps supplémentaire dont je dispose, j’ai eu la possibilité de réaliser des formations professionnelles à travers des outils d’auto-apprentissage. L’isolement m’a permis d’avoir plus de temps pour étudier la Parole de Dieu et pour lire des commentaires bibliques. Je peux maintenant prier davantage car je n’ai pas besoin de quitter ma chambre le matin. Notre Église se réunit maintenant en ligne et je fais partie d’une équipe de prière qui se réunit trois fois par jour pour prier.

Hyellai : Je fais un planning pour chaque jour et j’essaye de faire de nouvelles choses. J’ai regardé des nouvelles recettes et j’ai essayé de les cuisiner. J’ai fait des erreurs, mais c’est super de tester de nouveaux plats ! Appeler des amis m’a aidé et je me suis fait de nouveaux amis aussi.

Comment le fait de croire en Jésus a-t-il façonné votre expérience ?

Theophilus : Le confinement a vraiment été un moment rempli de peur. Mais au lieu de nourrir cette peur, il était temps de méditer sur les paroles et les promesses de Dieu et de nourrir ma foi. C’était aussi un moment pour moi de prier, surtout pour le monde. Le monde a besoin de « toutes sortes de prières », même au-delà de cette pandémie. Grâce à la bonté de Dieu, je crois que ce temps aura une fin. Nos villes, rues et églises désertes seront à nouveau remplies.

Hyellai : Le fait d’être croyante m’a vraiment aidé à garder l’espoir. Le fait d’avoir de nombreuses réunions en ligne et de prier seule et avec des amis m’a apporté beaucoup de paix. Le fait de parler à Dieu et de savoir qu’il se soucie de moi a été très important pour moi. J’ai maintenant plus de temps pour prier et étudier la Bible, ce qui m’aide à éviter l’anxiété.


Le Seigneur est toujours à l’œuvre en Chine à travers les étudiants internationaux qui expérimentent ces restrictions. De nouveaux groupes en ligne ont commencé car les étudiants ont contacté d’autres étudiants internationaux dans différents campus et villes. Dieu est en train de changer les cœurs et de rassembler son peuple pour prier et réfléchir à comment être une bénédiction pour ceux en Chine et dans nos pays. Merci de continuer de prier pour les étudiants internationaux du monde entier, car ils peuvent souvent être oubliés en temps de crise.


Fragilité, peur et foi

Jonathan, 23 ans, étudiant de Singapour en droit international à Londres, s’est vu attaqué de manière injustifiée ce mois-ci. « On ne veut pas de ton coronavirus dans notre pays », ont-ils crié.

Au cours d’une pandémie, le virus n’est pas le seul à se répandre : la peur aussi.

L’impact sur les vies, les plans et les cœurs

Depuis Wuhan, en Chine, le COVID-19 s’est rapidement propagé dans les nations de l’Est de l’Asie et a maintenant atteint chaque recoin de la planète. Dans de nombreux pays, les écoles et les universités sont fermées et les employés travaillent à domicile.

Dans la sphère du ministère étudiant, formations, camps et événements ont déjà été différés ou annulés, ou semblent compromis. L’un d’entre eux, particulièrement cher à mon cœur, est le Congrès régional pour l’Asie de l’Est tous les trois ans. Il doit avoir lieu en Thaïlande en juillet. Nous attentions la participation de plus de 600 étudiants. Annuler un événement si stratégique serait une perte considérable.

Les gens sont paralysés par la peur. Nous sommes confrontés à notre fragilité et à notre vulnérabilité par un virus microscopique, mais potentiellement mortel.

Oui, nous faisons face à une redoutable épreuve. Mais comment devrions-nous réagir en tant que chrétiens ?

Rechercher le Seigneur

Plutôt que de céder à la panique, les chrétiens peuvent réagir autrement. Dans la Bible, face aux épreuves, les leaders pieux ont réagi d’une seule manière : en venant au Seigneur dans la prière et la confession. Nous devons affronter notre souffrance, et rechercher le Seigneur.

Le roi Salomon a prié pour les Israélites (puis de façon similaire pour les nations) :

« Admettons que la famine, la peste … soient dans le pays … qu’il y ait des fléaux ou des maladies quelconques. Si qui que ce soit, si tout ton peuple, Israël, fait alors entendre des prières et des supplications parce qu’il reconnaît sa blessure et sa douleur, et s’il tend les mains vers cette maison, écoute-le du haut du ciel, de l’endroit où tu résides… »

2 Chroniques 6.28-30, Segond 21

Nous aussi, nous devons donc prier, avec la certitude qu’il entend. En Asie de l’Est, nous utilisons notre temps de midi pour partager des sujets de prière et passer du temps à prier pour les gens et la situation. À travers cette épidémie, nous apprenons à nous soumettre humblement à la souveraineté de notre Seigneur.

Aimer le plus petit

Une autre responsabilité chrétienne durant cette épreuve est de faire preuve de compassion envers les marginalisés. Quand la souffrance apparaît, les moins privilégiés sont toujours les premiers à en pâtir. L’épidémie du coronavirus le prouve encore. En Corée du Sud, les œuvres caritatives qui servent des repas gratuitement ont fermé leurs centres et leurs programmes, augmentant les difficultés de ceux qui ont faim pour trouver leur nourriture. Mais les chrétiens cherchent des moyens pour livrer de la nourriture aux aînés et aux pauvres. Dans des contextes où beaucoup peinent pour acheter des masques, les chrétiens s’encouragent mutuellement à en donner à d’autres qui pourraient en avoir plus besoin.

Continuer grâce à la créativité

Les étudiants chrétiens et les équipiers des mouvements de l’IFES font preuve de créativité pour se rapprocher les uns des autres dans ces moments difficiles. Ils utilisent les réseaux sociaux comme moyen pour prier ensemble et continuer les études bibliques. L’évangélisation et la formation de disciples se poursuivent à travers des plateformes en ligne. Pour ces étudiants dont les cultes à l’église ont été annulés, le dimanche est maintenant l’occasion de rester à la maison et de témoigner à leurs familles en se connectant à un culte en ligne.

La prière de Jongho

Nous sommes humains, limités par notre faiblesse et notre culture. Nous devons prendre des précautions et faire ce qui est en notre pouvoir pour nous protéger des dangers potentiels. Cependant, nous sommes appelés à être fidèles, même durant une pandémie. Cela requiert de la foi, de l’amour et de la créativité. Ma prière est qu’à travers cette redoutable épreuve, nous soyons trouvés plus purs devant le Seigneur, plus ancrés dans l’amour et la foi, et plus fidèles dans notre gestion de la création de Dieu.


Les amis de Tome rejoignent ses études bibliques

« Étude biblique. Pourquoi ne nous as-tu jamais invités à ton étude biblique ? » a demandé l’ami de Tome, tout en regardant attentivement l’emploi du temps de Tome.

Tome se retrouvait chaque semaine avec un équipier local du Timor-Leste afin de lire la Parole de Dieu ensemble. Il était très assidu et donc il notait toujours l’horaire du rendez-vous dans son emploi du temps pour être sûr de ne pas oublier. Mais Tome ne s’attendait pas à ce que son ami s’intéresse lui aussi. En fait, il a vite découvert qu’il y avait plusieurs amis qui voulaient se joindre à eux ! Ces rencontres en « un à un » de Tome sont devenues un petit groupe de sept étudiants se réunissant chaque semaine pour lire la Bible ensemble.

Le ministère étudiant de l’IFES au Timor-Leste a commencé il y a neuf ans. Malgré les défis du contexte, l’œuvre a grandi car Dieu a ouvert des portes. Il y a maintenant trois groupes qui se réunissent chaque semaine pour étudier la Bible sur trois campus, ainsi que deux équipiers locaux.

Priez avec nous cette semaine pour le ministère étudiant au Timor-Leste :

  • Remerciez Dieu pour le nouveau groupe qui se réunit sur le campus de Tome. Priez pour que des groupes puissent être créés sur plus de campus cette année.
  • Priez pour le camp biblique qui se déroule cette année, lequel se concentrera sur le livre des Actes et proposera une formation aux étudiants sur comment étudier la Bible.

Aider les étudiants à aimer la Bible dans un monde de distractions

Melissa était l’étudiante qui se démarquait. Eu Pui était impliquée dans le ministère étudiant de FES Malaisie depuis 16 ans, mais Melissa restait ancrée dans son esprit. Celle-ci préparait minutieusement les études bibliques pour le groupe qu’elle menait. Elle pensait au timing ainsi qu’à l’auditoire. Et en plus de cela, Melissa voulait que la Bible influence sa vie, sa façon d’interagir à l’église et ses décisions au travail.

Eu Pui désire ardemment voir plus d’étudiants comme Melissa en Malaisie, dévoués à s’engager profondément vis-à-vis de l’Écriture. Mais avec les agendas des étudiants toujours plus remplis et les distractions des réseaux sociaux, il est de plus en plus difficile de les aider à aimer la Parole. Ils sont vite déconcentrés. Ils ne veulent que de courts résumés. Ils préfèrent regarder une vidéo YouTube qu’ouvrir la Bible.

Voici seulement quelques-uns des défis actuels du ministère parmi les étudiants en Malaisie et dans le reste de l’Asie de l’Est, ainsi qu’à travers le monde.

La récente rencontre de l’Interaction avec les Écritures de l’IFES a rassemblé l’équipe internationale du même nom, constituée du personnel des mouvements régionaux et nationaux de presque toutes les régions de l’IFES, y compris Eu Pui de l’Asie de l’Est. Un réseau de champions régionaux pour l’Interaction avec les Écritures a été formé. Le groupe a passé du temps à discuter de la façon dont il pouvait le mieux aider leurs étudiants à s’attacher profondément à la Bible, dans différents contextes. Ce réseau continuera d’être un espace d’encouragement et d’apprentissage entre les régions dans les années à venir, ce qui, Dieu voulant, infiltrera tous les mouvements nationaux.

  • Remerciez Dieu pour les conversations du personnel lors de la rencontre d’Interaction avec les Écritures, le partage d’idées et de bonnes pratiques. Prions que Eu Pui et les autres sachent comment faire avancer les choses dans leurs propres régions et mouvements.
  • Priez que Eu Pui et le reste du personnel du FES Malaisie continuent à se réjouir dans la Parole en passant du temps à rencontrer les étudiants et à préparer les études, discours et formations.

Merci de prier avec nous !

Noël instantané, amour durable

Les invitations s’étaient bien déroulées cette fois. Pun et Love, deux étudiants chrétiens de la même faculté, avaient ensemble invité dix amis à assister à la fête de Noël du TCB Thaïlande, Noël instantané, amour durable. Ces étudiants du TCS souhaitaient faire découvrir à leurs amis l’amour durable de Jésus. La nourriture constituait la portion instantanée de l’événement ! Les invités se sont entassés dans le petit appartement, un bol de nouilles instantanées en main. Une fois à l’intérieur, ils pouvaient ajouter les autres ingrédients – fromage, poulet, hachis, champignons, pak choï – gracieuseté des hôtes de TCS.

Par ce repas, les jeux et les chants qui ont suivi, les étudiants du TCS se sont efforcés de démontrer le véritable sens de Noël. Ils ont présenté un bref survol de la Bible sur vidéo, à la suite de quoi Pun a partagé comment le message de l’Évangile est une bonne nouvelle pour chacun. C’est comme un cadeau que l’on reçoit, qu’il nous faut ouvrir et accepter, a expliqué Pun. Quelle sera votre réponse ? Pour certains, c’était la première fois qu’ils entendaient la merveilleuse histoire de la Bible.

Accepterez-vous de prier pour ces étudiants qui ont entendu l’Évangile le mois dernier ?

  • Priez qu’ils aient envie d’en savoir davantage et que leurs amis chrétiens se montrent enclins à prier pour eux et à faire le suivi grâce aux conversations entamées lors de la fête de Noël.
  • Remerciez Dieu pour le courage d’étudiants du TCS tels que Pun et Love, qui ont invité leurs amis afin qu’ils entendent l’Évangile. Priez qu’ils continuent à être des témoins courageux et à vivre d’une manière différente et attirante en tant qu’étudiants sur le campus.
  • Priez tout particulièrement pour Ling* qui a commencé à fréquenter une Église locale, qui assiste régulièrement à l’étude biblique du TCS et qui a récemment choisi de faire un pas de foi décisif. Priez qu’elle soit bien équipée en tant que disciple cette année, afin de grandir dans l’amour pour Jésus et dans l’évangélisation.

*Le nom a été changé

Merci de prier avec nous !

Risques au niveau de la sécurité et barrières de langues

Naomi doit faire attention à ce qu’elle dit à ses amis. Même un message texte peut être intercepté par les autorités et attirer leur attention à cause du langage chrétien qu’il contient. Cela ajoute une tension à sa vie quotidienne qu’elle ne connaissait avant le mois de septembre dernier. Naomi a récemment élu domicile en Asie de l’Est en tant qu’étudiante internationale, afin d’y poursuivre sa formation universitaire en linguistique. Elle nous partage la réflexion suivante :

« Je n’aime pas du tout l’effet que cela produit sur moi. Cela me porte à être moins encline à partager l’Évangile parce que je suis devenue plus consciente du fait que c’est un sujet sensible. Par contre, je sais que je devrais réagir de manière tout à fait différente. Il importe tellement que l’Évangile soit annoncé ici, étant donné que tant d’étudiants – locaux et internationaux – ont besoin d’entendre parler de l’amour et de la grâce salvatrice du Christ. »

En dépit des dangers, Naomi adore son expérience internationale. Elle explique :

« Dans une classe de 20 étudiants, il y a 14 nationalités différentes représentées. J’ai fait la connaissance d’étudiants originaires d’endroits tels que l’Iran, le Soudan, le Nigéria et d’autres pays également. Le nombre de langues et de cultures représentées ici constitue une réalité très enrichissante et stimulante, mais cela peut se révéler aussi un défi d’apprendre à connaître les gens plus intimement et à dépasser le niveau des conversations banales avec eux. »

Joignez-vous à nous dans la prière pour Naomi cette semaine :

  • Priez pour Naomi afin qu’elle soit en mesure de s’exprimer avec facilité, sensibilité et courage dans ses échanges avec ses amis et leur annonce l’Évangile.
  • Priez que Dieu ouvre les yeux des étudiants locaux et internationaux et transforme leur cœur, de sorte qu’ils viennent à reconnaître Jésus comme leur Seigneur et Sauveur.
  • Priez pour les chrétiens locaux qui subissent la persécution afin qu’ils puissent tenir ferme en Jésus et demeurer dans ses voies en comptant sur sa provision.

Merci de prier avec nous !

3 choses que j’ai apprises des étudiants en Malaisie

C’est un réel privilège de cheminer en compagnie d’étudiants qui ont démontré par l’exemple d’une vie ordinaire vécue sur le campus combien ils reflètent le Christ. Voici trois exemples d’étudiants qui ont marqué profondément ma vie.

La passion de servir

Mark était étudiant en deuxième année lorsque j’ai fait sa connaissance. Il m’a montré ce que cela signifiait de servir avec passion au sein de notre groupe chrétien. Mark avait une personnalité plutôt effacée et humble. Il aimait servir dans l’ombre et était prêt à faire un effort supplémentaire sans même qu’on le lui demande. Semaine après semaine, il assistait aux rencontres et discutait avec les nouveaux membres, surtout ceux qui étaient tenus à distance. Il n’occupait aucune position de leadership au sein du groupe. Il préférait se libérer intentionnellement des responsabilités officielles pour se rendre disponible auprès des nouveaux membres, afin qu’ils se sentent accueillis. Servir n’est pas une question d’occuper un poste de leadership, mais plutôt de tendre la main aux autres à cause de l’amour du Christ. Mark avait la passion de servir.

Une passion pour la Parole

Sam et Edna m’ont enseigné ce que signifie avoir faim de la Parole de Dieu. Leur campus se trouvait très loin. À cause de la distance, nous ne pouvions, ma femme (qui est également équipière) et moi, visiter leur campus qu’une fois par mois. Il y eut des moments où nous nous sommes demandés s’il valait la peine de parcourir toute cette distance pour seulement deux étudiants. Après un long et fatiguant voyage en auto jusqu’à leur campus, nous avions pensé que nous allions simplement prendre un repas avec eux et jouir de la communion fraternelle ensemble. Mais ils avaient d’autres plans. Ils tenaient à ce que nous ayons une étude biblique digne de ce nom.

Les deux étaient si avides de vivre une étude biblique avec nous, même s’il nous fallait la faire chez McDonald’s. Je me rappelle aussi qu’ils ont épargné un peu d’argent au fil de quelques mois, de manière à pouvoir se procurer une Bible d’étude pour pouvoir mieux plonger leurs regards dans l’Écriture. Leur passion pour la Parole a suscité un réveil en nous pour ce qui est de la méditation des Écritures.

La passion de partager la bonne nouvelle

Puis, il y a eu un groupe d’étudiants originaires de Kampar qui étaient animés d’une réelle passion de voir leurs amis et leur nation découvrir l’Évangile. Les membres de ce groupe étaient également passionnés de course à pied. Ils couraient ensemble presque chaque semaine. Une année, ils ont organisé une course qui coïncidait avec le jour de la fête de la Malaisie. Tandis qu’ils couraient, ils ont invité tous les autres groupes chrétiens sur le campus à prier pour la nation. À une autre occasion, ils ont invité leurs amis non chrétiens à se joindre à eux pour un marathon à travers le pays. Ils rêvaient de parler à leurs amis de qui est Dieu, surtout pendant le temps passé à voyager et à courir ensemble.

Ce que je vois chez ces trois groupes d’étudiants est une passion commune. La passion de servir, la passion d’étudier et la passion de partager. Ma vie a été enrichie par chacun d’eux.

IFES East Asia

Semaine spéciale Asie de l’Est 2019

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La quête de Sarah

Sarah* était plutôt dévote. Elle voulait aider ses amies chrétiennes de l’école à devenir musulmanes. Elles étaient si gentilles, c’est pourquoi elle ne voulait pas qu’elles se retrouvent en enfer. Alors elle se mit à acheter des livres parlant de religion, à regarder des débats et à lire des articles. Elle posait à ses amis chrétiens et hindous des questions pièges dans le but de les amener à voir leurs erreurs et à découvrir la vérité.

Lorsque Sarah est entrée au lycée, elle récitait ses prières chaque matin, mémorisant deux pages du Coran chaque semaine et elle jeûnait chaque lundi et jeudi.

Oui, Sarah était dévote.

Mais elle était aussi curieuse.

Poussée par la curiosité

C’est la curiosité qui poussa Sarah à assister à une conférence organisée par le groupe chrétien étudiant Perkantas (le mouvement de l’IFES en Indonésie). Le dépliant était joliment conçu et capta l’attention de Sarah. Elle désirait y aller. Elle connaissait ses limites – ne pas prendre part à aucune forme d’adoration ou de prière – elle était simplement curieuse. Tandis qu’elle écoutait l’exposé sur le salut par la grâce, elle se répéta intérieurement combien les chrétiens étaient dans l’erreur.

La curiosité l’amena à participer à un deuxième événement organisé par Perkantas, cette fois, un séminaire sur la Trinité. Sarah désirait savoir en quoi consistait le concept de la Trinité. Elle voulait voir par elle-même à quel point ce concept chrétien était peu solide.

Mais elle est sortie de la salle où se tenait l’événement plutôt insatisfaite… La Trinité ne lui apparaissait pas aussi ridicule qu’elle l’avait cru initialement. Elle a conclu que défendre sa position face à un chrétien sur le sujet de la Trinité serait plus difficile que prévu et qu’elle ne devrait probablement pas tenter de le faire.

Chercher des réponses

Sarah choisit de se concentrer à nouveau sur sa dévotion envers l’islam. Elle s’y consacra avec encore plus de ferveur qu’avant. Mais un jour, elle se mit à lutter avec un nouvelle question : suis-je musulmane simplement à cause de la manière dont j’ai été élevée? Ou l’islam est-il objectivement et universellement juste?

C’était là une question à laquelle elle ne pouvait pas répondre. Mais elle tenait à tirer cela au clair. Ses amis musulmans ne furent pas d’une grande aide. Les amis chrétiens de Sarah, toutefois, furent très heureux d’en discuter avec elle. Un des échanges permit de cerner le nœud de la question : « Dans ma religion, Jésus n’est pas celui qui est sur la croix », leur confia Sarah. Mais ils lui répondirent sans broncher : « Lequel est venu en premier ? La Bible ou le Coran? En histoire, le texte qui a été rédigé le plus près de l’époque des événements a le plus de chances d’être vrai. »

Ces paroles se sont mises à tourner en boucle dans sa tête. Elle ne voulait pas croire, mais elle tenait à découvrir la vérité.

Une autre amie lui a suggéré de lire le livre de Nabeel Qureshi, À la recherche d’Allah, j’ai trouvé Jésus, le récit d’un musulman très dévot qui s’est converti au christianisme. L’écrivain en question appartenait à une secte islamique différente de celle de Sarah. Ce n’est pas étonnant qu’il se soit laissé ébranler, pensa Sarah. Bien qu’hésitante au départ, elle finit par télécharger le livre et se mit à en faire la lecture sur son téléphone. À nouveau, elle vit son point de vue sur la crucifixion être mis en question.

Est-ce possible que ce soit vrai?

Elle n’était pas encore convaincue.

Skyler Gerald – Unsplash

Des rêves et des doutes

Mais quelques jours plus tard, Sarah fit un rêve. Elle a vu le calvaire.

Elle se dit que c’était à cause des lectures qu’elle avait faites récemment et rien de plus. Mais elle fit un autre rêve. Dans celui-ci, elle était devenue chrétienne et sa mère était en furie contre elle.

Sarah eut très peur. Elle était musulmane. Pourquoi donc était-elle devenue chrétienne dans son rêve?

La longue quête de Sarah pour découvrir la vérité, les questions qui demeuraient sans réponse, ses rêves et ses doutes l’ont finalement poussée à prier. Elle demanda à Dieu de se manifester à elle. Elle se tourna d’abord vers le Coran, mais ne trouva là aucune réponse. Alors, elle consulta un site Web chrétien et ses yeux se sont ouverts en y lisant ce qui suit :

« Arrêtez ! Reconnaissez-moi pour Dieu.
Je serai glorifié par les peuples,
Je serai glorifié sur la terre. » 

       Psaume 46.11

Sarah sut alors que Dieu lui parlait directement. À ce moment précis, elle choisit d’ouvrir son cœur à Dieu et de devenir chrétienne.

Des changements dramatiques

Dramatic changes

La vie de Sarah fut transformée de manière dramatique à partir de ce moment. Bouleversée par l’amour de Dieu à son égard, elle ressentit une nouvelle compassion envers sa famille et ses amis qui ne connaissaient pas Jésus. Désormais, plutôt que de désirer voir ses amies chrétiennes devenir musulmanes, elle souhaitait voir ses amies musulmanes devenir chrétiennes. La transformation était complète.

Lorsque Sarah déménagea en Malaisie pour y poursuivre des études universitaires, elle s’impliqua au sein du FES, le mouvement de l’IFES dans ce pays. Elle participa aux études bibliques et fréquenta une Église locale régulièrement et elle se fit de nombreux amis qui l’aidèrent à apprendre des tas de choses à propos de Dieu. Elle comprit alors plus pleinement que le salut n’est pas quelque chose qu’il faut garder pour soi. Il faut annoncer la bonne nouvelle à toutes les nations du monde. Elle s’était sentie extrêmement bénie d’avoir entendu, compris et expérimenté l’amour de Dieu et sa grâce salvatrice. Mais d’autres gens avaient besoin de le découvrir aussi.

Un nouveau dilemme

Sarah fit part à sa famille de sa foi très récemment. Sa mère fut très fâchée envers Sarah. Elle refusait de la laisser fréquenter l’Église et de participer à son groupe étudiant. Elle demanda à quelqu’un de venir chez elle pour enseigner à Sarah les fondements de l’islam. Elle dit à Sarah qu’elle était la raison pour laquelle elle était de plus en plus malade chaque jour.

Pour Sarah, c’est un nouveau dilemme. Qu’est-ce que cela veut dire d’aimer et d’honorer sa mère tout en s’efforçant de suivre Jésus ?

Elle écrit :

Quoiqu’il arrive, je crois que Dieu est en contrôle. Je suis reconnaissante pour le soutien et les prières de l’IFES, du FES Malaisie et de Perkantas. Cela compte beaucoup pour moi.         

* Le nom a été changé.

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Dieu est l’auteur du scénario

Lorsque Tom, étudiant de doctorat, est arrivé ici avec sa jeune famille, il savait que c’était dangereux. Mais maintenant, il repense à cet épisode de sa vie comme étant la « belle époque ». Il vit dans l’anticipation d’entendre la police frapper à sa porte. Et pourtant, même ici, Dieu est à l’œuvre. Tom partage avec nous comment il a vu Dieu se manifester au milieu des ténèbres du monde étudiant…

Sur ses gardes

Il est surprenant que les étudiants désirent toujours nous rencontrer. À l’université, ils reçoivent continuellement de sévères avertissements les intimant de ne pas participer aux activités religieuses ou même aux clubs d’apprentissage de l’anglais. Avoir en main de la littérature religieuse est risqué. Il y a des fouilles telles qu’on en voit dans les aéroports aux portes d’entrée du campus.

Nous nous demandons souvent s’il ne vaudrait pas mieux annuler nos rencontres avec les étudiants. Nous nous demandons aussi souvent ce que nous faisons là. Mais chaque fois que nous sentons que nous avons atteint la limite de nos forces, Dieu nous donne une petite source d’encouragement – une étincelle de lumière qui jaillit au milieu des ténèbres. Et cette étincelle suffit pour nous encourager à poursuivre nos efforts pendant quelques mois encore.

Étincelles de lumière

Nous avons rencontré Ryan, un étudiant, peu de temps après notre arrivée ici, il y a huit ans. Il n’était pas du tout intéressé à discuter de questions spirituelles à l’époque. Mais l’an dernier, sa copine a remarqué la biographie d’un chrétien qui se trouvait sur une étagère de notre bibliothèque et elle a manifesté le désir de la lire. Puis, elle a commencé à lire la Bible et elle a finalement adhéré à la foi chrétienne. Suivant son exemple, Ryan a commencé aussi à lire la Bible avec l’un de nous dans un endroit à l’abri des regards dans un café voisin. Il a également adhéré à la foi chrétienne très récemment. Voir sa détermination à prendre cette décision coûteuse a été une réelle source d’encouragement pour nous.

D’autres se montrent plutôt méfiants face à la lecture de la Bible, mais ils sont prêts à nous rencontrer pour discuter d’un livre séculier. Cela nous a procuré de nombreuses opportunités de parler de l’Évangile.

Rêver de Jésus

Parmi mes collègues doctorants, ce fut un parcours plutôt lent et souvent décourageant. Les choses semblaient prometteuses lorsque l’année académique a commencé, mais au cours de la troisième semaine, la classe entière a été avertie que j’étais là pour les contraindre de se convertir au christianisme. Pendant les deux années qui ont suivi, mes collègues étudiants ne m’ont que très rarement adressé la parole. Mais plut tôt cette année, une étudiante s’est étonnamment confiée à moi. Elle a mentionné qu’elle avait commencé à étudier la Bible avec un chrétien depuis quelque temps déjà. Elle a dit aussi qu’elle avait rêvé de Jésus sur la croix.

J’ai prié avec ferveur qu’elle puisse avoir d’autres rêves de ce genre. Jusqu’ici, rien ne s’est produit. Mais je me console dans le fait que Dieu est celui qui rédige le scénario et pas moi.

Regarder vers l’avenir

Compte tenu de la combinaison des progrès plutôt lents dans le ministère, de nombreuses incertitudes et du stress continuel, nous nous demandons souvent si Dieu n’aurait pas un autre endroit en vue pour nous. Mais un message que nous avons entendu il y a des années ne cesse de nous revenir à l’esprit. Jonas a prêché pendant trois jours et il a vu une ville entière se tourner vers le Seigneur. Noé a rendu témoignage aux gens de sa génération durant tout le temps qu’il a consacré à la construction de l’arche (probablement 100 ans), mais il n’a vu que sept personnes de sa famille se joindre à lui dans l’arche. Toutefois, c’est Noé qui est inclus dans la liste des héros de la foi en Hébreux 11. Ce qu’il nous faut nous rappeler chaque jour est si oui ou non nous demeurons fidèles au Seigneur et non si le milieu dans lequel nous évoluons est favorable ou si notre ministère semble être efficace.

* Les noms ont été changés.

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Dans notre région la plus vaste, Jésus fait des choses incroyables dans la vie des étudiants. Apprenez des étudiants et découvrez comment Dieu amène beaucoup d’entre eux à le connaître dans un contexte difficile. 

Pourquoi je suis reconnaissante envers le KGK Japon

Je m’appelle Honoka. J’ai grandi dans un foyer non chrétien. Après avoir obtenu mon diplôme d’un collège d’allégeance protestante, j’ai cessé de lire la Bible. Toutefois, au cours de mes études d’espagnol à l’université, j’ai découvert le KGK Japon grâce à une amie et j’ai été sauvée l’an dernier lors d’un camp d’été. Cela fait maintenant deux ans que j’ai découvert le KGK et 14 mois que j’ai été sauvée. Le KGK est devenu l’endroit le plus important pour moi sur le campus universitaire. J’aimerais partager trois choses pour lesquelles je suis vraiment reconnaissante :

Recharger mes batteries pour ce qui est d’aimer mon prochain

Notre groupe KGK s’est rencontré chaque matin à 8 h pour nos dévotions quotidiennes. Nous avons lu la Bible, partagé ce que nous y avions découvert et prié les uns pour les autres. J’adorais de tels moments. C’était si important pour moi d’entendre les paroles de Dieu, de rechercher sa volonté et de ressentir son amour avant de me retrouver ensuite dans le tourbillon d’un environnement non chrétien.

Cela n’a jamais été facile pour moi de nouer des relations avec les autres et au sein de la communauté non chrétienne, mon principal défi était d’aimer spontanément mon prochain. Je perds ma capacité d’aimer les autres dès le moment où je m’éloigne de Dieu. Mais grâce à ce temps de communion avec mes amis chrétiens chaque matin, j’ai pu recharger mes batteries spirituelles et aimer mes prochains sur le campus.

Nous pouvions voir nos prières répondues et sentir la grâce de Dieu se répandre sur nous dans les moindres détails de notre vie. Ma sœur ne manifestait aucun intérêt pour l’Église et j’étais vraiment désespérée en pensant à elle. Toutefois, suite aux prières de mes amis chaque matin, elle a commencé à changer et éventuellement, elle a aussi donné sa vie au Christ !

KGK Japon

Apprendre de mes amis 

Ce fut une énorme bénédiction d’apprendre les uns des autres. J’ai eu tant de fois l’occasion d’admirer la foi dont mes amis faisaient preuve. La raison pour laquelle j’en suis venue à connaître Dieu est parce que j’ai été saisie par la beauté des membres du KGK lorsqu’ils priaient ensemble. Lorsque je regardais les yeux de mes amis tandis qu’ils parlaient de Dieu, j’ai su alors que Dieu existait vraiment ! C’était merveilleux de me trouver dans un tel environnement.

La réaction en chaîne du salut

J’ai connu le KGK grâce à une amie et j’ai été sauvée il y a une année. Cette amie a alors décidé de participer aux activités du KGK également et elle a accepté Jésus au camp cette année, exactement une année après moi. Je me sens si bouleversée de voir s’accomplir le merveilleux plan de Dieu dans les moindres détails et provoquer cette réaction en chaîne de salut. Aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu vivre sans Dieu dans le passé. Avant de le connaître, j’étais facilement ébranlée par l’anxiété et je m’inquiétais continuellement pour un tas de choses insignifiantes. Ce fut une telle bénédiction d’être sauvée au cours de mes études universitaires et désormais, je souhaite que de nombreux autres étudiants puissent aussi être sauvés avec moi.

Je poursuis actuellement des études en Colombie en tant qu’étudiante internationale. Je participe maintenant aux activités du groupe UCU local (le mouvement de l’IFES en Colombie). J’ai senti que Dieu m’appelait à animer une rencontre de prière ici le matin. Ainsi, nous nous rencontrons à 8 h chaque matin pour lire notre Bible et prier ensemble. Si Dieu veut bien m’utiliser, je désire le servir ici en Colombie et dans le ministère parmi les étudiants au sein du KGK dans le futur.

IFES East Asia

Semaine spéciale Asie de l’Est 2019

Dans notre région la plus vaste, Jésus fait des choses incroyables dans la vie des étudiants. Apprenez des étudiants et découvrez comment Dieu amène beaucoup d’entre eux à le connaître dans un contexte difficile.