L’Éden de l’Afrique se trouve près des côtes du Gabon dans les îles tropicales formant la nation de Sao Tomé-et-Principe. Avec ses plages spectaculaires, ses vastes étendues de forêt tropicale, ses formations rocheuses volcaniques impressionnantes et son large éventail de fruits, de vie marine, d’oiseaux et de plantes exotiques, c’est vraiment un paradis tropical.
Dans le monde universitaire, toutefois, c’est une histoire différente. Ces deux petites îles n’ont toujours pas de témoignage étudiant sur le campus.
Un moment crucial
Après une décennie de prière, deux membres du personnel de l’EPSA ont finalement eu l’opportunité de visiter l’endroit l’an dernier. Lawrence et Frederico ont rencontré l’aumônier de l’école secondaire nationale. Il souhaitait depuis longtemps voir s’établir un groupe étudiant chrétien sur le campus universitaire. Il les a accompagnés lors d’une visite de quatre campus et il les a mis en contact avec des pasteurs évangéliques locaux. Ils ont eu ainsi l’opportunité de partager la vision de l’IFES et ils ont été chaleureusement accueillis. Les pasteurs locaux avaient aussi prié pour ce besoin !
Il y a eu d’autres réponses à la prière : deux des pasteurs locaux ayant acquis de l’expérience au sein d’institutions financières locales se sont proposés pour offrir de l’aide en soutien au ministère parmi les diplômés. Lawrence et Frederico ont également rencontré des étudiants locaux qui étaient très enthousiastes de voir démarrer des groupes de prière. Les étudiants utilisent désormais des guides d’étude biblique inductive en portugais et les équipiers de l’EPSA espèrent retourner auprès d’eux bientôt afin d’offrir une formation en leadership à dix étudiants.
Une longue route devant eux
C’est un départ très encouragement et prometteur, mais Lawrence et Frederico savent qu’il y aura des défis à relever dans le futur.
Les deux îles sont à prédominance catholique et la population évangélique y est peu nombreuse. L’Église locale est pauvre financièrement. Lawrence et Frederico n’ont pas encore trouvé un chrétien local prêt à coordonner le travail pionnier à temps plein, et il n’y a aucune garantie que les autorités universitaires vont accorder à ces nouveaux groupes étudiants le droit de se réunir.
Veuillez prier avec nous que ces défis soient surmontés, et que Dieu établisse un mouvement étudiant florissant à Sao Tomé-et-Principe.
Donnez aujourd’hui pour soutenir les initiatives de travail pionnier de l’IFES dans les pays non encore atteints tels que celui-ci:
En Sierra Leone, les élections des associations étudiantes sont souvent violentes. L’année dernière, les étudiants du SLEFES, le mouvement local de l’IFES, ont lancé avec succès une compagne pour la non-violence à l’approche des élections dans leur université.
Ailleurs, les étudiants du SLEFES ont élevé leur voix contre les pratiques frauduleuses, répandues en période d’examens, en encourageant leurs camarades à étudier et obtenir des notes qu’ils méritaient. Sur un autre campus, les étudiants du mouvement ont initié un projet visant à fournir des ressources documentaires hors ligne aux étudiants sur place, car la connexion à l’internet était problématique.
Quel est le point commun à ces histoires ?
Elles sont toutes des exemples d’étudiants qui voient plus grand, ou qui « interagissent avec l’université ».
Matthew travaille avec le SLEFES depuis neuf ans. Il a toujours pensé que le ministère sur le campus se résumait à l’évangélisation parmi les étudiants. Mais à travers le cours de l’IFES Interagir avec l’université, il a perçu la plus grande portée du ministère à l’université : chaque individu sur le campus a besoin de l’évangile : les étudiants, les professeurs, la faculté, le personnel. Et c’est le rôle du chrétien d’apporter une perspective biblique dans chaque conversation, chaque discipline, chaque programme.
Matthew écrit :
« Le cours Interagir avec l’université m’a ouvert les yeux sur la façon dont les étudiants chrétiens peuvent être impliqués dans les conversations en cours au sein de leurs universités. A présent, j’aide les étudiants du SLEFES à s’engager de manière créative et biblique dans les discussions qui ont lieu sur leurs campus. »
Remerciez Dieu pour le cours Interagir avec l’université et la façon dont il a aidé Matthew à mieux équiper les étudiants du SLEFES pour vivre fidèlement, en tant que disciples de Jésus, dans chaque aspect de la vie à l’université.
Priez qu’à travers ces initiatives du SLEFES, les étudiants, les professeurs, la faculté et le personnel (tout comme la vie sur le campus de manière générale) soient transformés par l’évangile.
Priez que le nouveau cours en ligne « Interagir avec l’université », qui débute en mars, soit utile à beaucoup de personnes impliquées dans le ministère étudiant de l’IFES à travers le monde.
« Aujourd’hui, je travaille en tant que magistrat et missionnaire. »
Sona* était l’un des étudiants transformés par le ministère du GBU parmi les étudiants en Guinée-Bissau. Après avoir participé aux études bibliques et aux activités de formation du GBU, Sona s’est senti appelé et équipé pour servir en tant que juriste, tout en ouvrant aussi la Bible avec d’autres.
La Guinée-Bissau a désespérément besoin de diplômés tels que Sona, résolus de vivre comme disciples du Christ et d’œuvrer à la transformation de leur milieu professionnel, leur Église locale et leur communauté. Ce pays de l’Afrique de l’Ouest est l’un des plus pauvres au monde et il est confronté à de nombreux problèmes d’infrastructure, à l’instabilité politique et au trafic de drogue. La plupart de ses habitants pratiquent l’animisme ou l’islam.
En juillet de cette année, le mouvement étudiant s’est officiellement joint à l’IFES. Bien qu’il y ait de nombreuses raisons de célébrer cette étape, le mouvement GBU a besoin de prière plus que jamais.
Il y a présentement cinq groupes GBU dans le pays, mais cette année, le nombre de participants a diminué. Les universités n’ont pas de campus, c’est pourquoi les étudiants ont l’habitude de rentrer chez eux, une fois les cours terminés. Les membres du groupe souhaiteraient pouvoir offrir aux étudiants des collations durant les rencontres, mais ils n’ont pas les moyens de le faire. Merci de prier pour une percée.
Priez que plus d’étudiants participent aux activités et acceptent des responsabilités au sein des groupes GBU au début de cette nouvelle année universitaire. Priez que des groupes soient établis sur de nouveaux campus.
Priez que Dieu pourvoie le soutien financier nécessaire pour que le ministère puisse grandir et se développer.
Priez que Dieu accorde la sagesse au secrétaire général et à ceux qui travaillent auprès des étudiants en Guinée-Bissau.
Priez que d’autres diplômés tels que Sona s’engagent à vivre comme disciples de Jésus dans leur milieu professionnel et au sein de leur communauté.
Ce fut un anniversaire mémorable. Alors que Hank Pott célébrait son 32e anniversaire, lui et sa femme ont atterri à Lusaka. Ils se sont joints à un petit groupe de professeurs chrétiens à l’université de Zambie et ils ont consacré leur temps libre à former les 100 étudiants chrétiens qui se trouvaient là.
Plusieurs personnes les avaient soutenus dans la prière. L’année précédente, Chua Wee Hian, le Secrétaire général de l’IFES, avait été conférencier invité au grand congrès missionnaire Urbana :
« Assis dans l’auditoire ce soir, se trouvent Hank et Cathy Pott. Ils se préparent à se rendre en Zambie. Je vous demande de prier pour leur entrée au pays – puis, après deux années de service, de prier pour leur départ , une fois leur successeur zambien désigné. »
Deux ans plus tard, à 5 000 km de distance, à Londres, l’étudiant zambien Derek Mutungu a donné sa vie au Christ. Dieu lui a alors mis à cœur de servir les étudiants dans son pays.
Ainsi, Dieu a répondu aux prières des étudiants présents à Urbana. Les Pott ont cédé le leadership du groupe étudiant, maintenant composé de 500 étudiants, à Derek. Sous la direction de ce dernier, le travail s’est étendu sur plus de 30 campus. Aujourd’hui, ZAFES est présent sur 91 campus répartis dans dix régions du pays.
Hier était un jour important pour Aida. La jeune diplômée de 23 ans de l’Espagne a dit aurevoir à sa famille et elle s’est envolée vers la Guinée équatoriale, à 4 500 km de distance. Aida laisse derrière elle une vie confortable, de précieux amis et une culture qui lui est familière. Pourquoi est-elle prête à laisser tout cela derrière elle ? Aida rêve de voir un témoignage chrétien être établi au sein des universités de la Guinée équatoriale. Elle consacrera la prochaine année à travailler en partenariat avec les étudiants chrétiens locaux en vue d’établir un mouvement pionnier dans ce pays. Voici les explications d’Aida à ce sujet :
« Je sais que ce sera difficile. Et je ne suis pas la meilleure personne pour relever ce défi. D’autres candidats sont certainement mieux formés et expérimentés pour le faire. Mais je sais que Dieu est avec moi et qu’il façonnera ma vie en vue de ce qu’il m’appelle à accomplir. Peut-être ne verrai-je pas de grands résultats. Peut-être vais-je planter une seule semence qui portera du fruit après mon départ. Mais je sais que Dieu a des projets merveilleux pour ce pays. Merci de vous joindre à moi dans la prière afin que Dieu aide à lancer un nouveau mouvement étudiant en Guinée équatoriale. »
Priez pour Aida afin qu’elle puisse s’installer rapidement dans sa communauté, son Église locale et sa nouvelle culture.
Priez qu’au milieu des défis rencontrés, elle continue de marcher étroitement avec Dieu, confiante dans sa direction et à son écoute.
Priez qu’elle puisse tisser de profondes amitiés avec les étudiants locaux ; priez qu’ensemble, ils puissent être efficaces dans leurs efforts de répandre la bonne nouvelle de Jésus au sein des universités du pays.
Priez que Dieu puisse disposer les Églises locales et les diplômés du pays à offrir leur aide en vue de mettre sur pied le nouveau mouvement.
Faites connaissance avec Aida. 23 ans.Voici son histoire.
Un appel téléphonique
Elle a eu une enfance hors du commun. Ses amis
l’appelaient mwana ntang (fille blanche). Ils lui ont appris à s’amuser
avec un bâton et un vieux pneu. À l’âge de sept ans, Aida a quitté la Guinée équatoriale
pour rentrer en Espagne. Mais il était trop tard.
Le pays et ses habitants occupaient déjà une place
de choix dans son cœur.
Au cours de sa dernière année universitaire, Aida a
eu l’opportunité de retourner en Guinée équatoriale pour une stage de deux mois
dans une école de Malabo, la capitale. Le livre qu’elle a lu au cours de ce
voyage était celui de Lindsay Brown, Une nuée de témoins. Aida a été
captivée durant sa lecture par les nombreux récits d’étudiants chrétiens qui
ont fait une différence dans leur pays. Elle a alors conçu le rêve de voir les
étudiants chrétiens de Guinée équatoriale faire une différence dans leur pays.
Une fois revenue chez elle, Aida a reçu un appel
téléphonique qui a changé le cours de sa vie. L’appel venait d’un équipier du
GBU Espagne : Aida, serais-tu disposée à déménager en Guinée équatoriale
pour y lancer un mouvement pionnier ?
Étrange coïncidence ! À mesure qu’elle priait, lisait la Bible et discutait avec d’autres chrétiens durant les semaines qui ont suivi, il lui a paru évident que Dieu ouvrait une porte pour elle.
Pas seule
C’était il y a 18 mois. Depuis lors, le GBU Espagne
a aidé Aida à se préparer à emménager à Malabo. L’IFES lui a offert une bourse
lui permettant de participer à l’Assemblée mondiale, en Afrique du Sud. Le fait
d’entendre le récit des défis rencontrés par d’autres équipiers et étudiants
l’a aidée à moduler certaines de ses attentes. Elle a compris que ce projet de
s’installer là-bas ne serait pas facile, mais qu’elle ne serait pas seule dans
cette aventure.
« Je sais que l’expérience risque de s’avérer difficile. Et je ne suis pas la meilleure personne pour aller là-bas. D’autres candidats sont sans doute mieux formés et expérimentés pour relever ce défi. Mais j’ai confiance en Dieu qui pourvoira à mes besoins et qui façonnera ma vie en fonction de ce qu’il m’appelle à accomplir.
Et je suis prête à me lancer dans l’aventure parce que je ne suis pas seule. Je sais que Dieu est avec moi, de même que la famille de l’IFES. Peut-être ne verrai-je pas de grands résultats ? Peut-être vais-je ne planter qu’une seule semence qui portera du fruit après mon départ. Mais cela n’a pas vraiment d’importance. Dieu a des projets merveilleux pour cette nation. Je découvre que parfois, le timing de Dieu n’est pas le nôtre. Sa façon d’agir et de travailler n’est pas la nôtre. »
GBU Spain
Partir de zéro
Aida désire atteindre les étudiants. Mais quel est le meilleur moyen de commencer à le faire ? Des idées ont jailli alors qu’elle écoutait le témoignage d’autres participants à l’Assemblée mondiale : des clubs d’apprentissage de l’anglais et des leçons de musique – pour chrétiens et non-chrétiens – et d’autres moyens également. La tâche risque de s’avérer difficile : la plupart des étudiants de premier cycle sont plus âgés qu’elle et ils sont de sexe masculin en majorité. Mais en dépit des défis potentiels, Aida est en paix.
« Je sais que je ne suis pas là pour être leader ou dirigeante. Je ne suis pas là pour imposer ma manière de faire les choses inspirées par mon expérience au sein de l’IFES Europe. Je suis ici pour bâtir une équipe et collaborer avec elle pour démarrer un mouvement indigène. Et avec l’aide de Dieu, c’est ce qui va se produire – d’abord au sein de l’une des facultés de Malabo, puis, je l’espère, sur d’autres campus de Bata également. »
Beauté et brisement
Aida aime la Guinée équatoriale. Elle aime le fait
qu’il y a toujours des gens qui vous entourent. Si vous marchez dans la rue,
quelqu’un vous dira bonjour et vous accompagnera là où vous vous rendez. Si
vous êtes à la maison, quelqu’un viendra frapper à votre porte, désireux que
vous l’invitiez à l’intérieur et lui offriez quelque chose à boire. Elle adore
l’hospitalité des gens, leur mode de vie, les odeurs, les couleurs, la
diversité.
Mais comme dans n’importe quel pays, il y a aussi
des problèmes et des difficultés à surmonter.
Bien que la plupart des habitants se définissent
comme étant catholiques, l’animisme règne partout dans le cœur des gens.
Lorsqu’un enfant naît, les parents présentent le
bébé aux esprits pour qu’il soit « protégé ». Lorsque quelqu’un est
malade, il va voir le sorcier. Lorsque quelqu’un est en colère, il demandera
que son ennemi soit maudit. Bien que la jeune génération pratique moins
l’animisme que celle de ses parents ou grands-parents, la tendance est
fortement enracinée dans la culture. Il est difficile pour les nouveaux
croyants de s’affranchir de cela. Et pour un étranger, il est difficile de
dénoncer ces pratiques sans offenser les gens.
Aida pourrait facilement se sentir complètement
dépassée par de telles manifestations des ténèbres, mais elle se confie en Dieu
pour qu’il entre en action :
« J’ai l’assurance que le pouvoir de changer cette situation se trouve dans la Parole de Dieu.
Et tandis que nous lisons et méditons la Bible ensemble à l’université, je prie que Dieu nous parle et nous indique les domaines de notre vie où nous plaçons notre confiance en autre chose qu’en lui, le seul vrai Dieu. »
Le pays caresse de grands rêves mais les ressources
font souvent défaut ; plusieurs se sentent impuissants et frustrés.
Mais Aida et les étudiants chrétiens ont une source
différente d’espérance à proposer – une espérance qui ne repose pas sur les
efforts humains. C’est une espérance qui peut transformer le cœur de chaque
individu, et chaque campus, chaque communauté.
C’est là le rêve d’Aida.
« Chère famille de l’IFES, imaginez que nous sommes tous rassemblés en 2023 et qu’une sœur se trouve debout parmi nous disant que le mouvement de la Guinée équatoriale souhaite rejoindre l’IFES. Acceptez-vous de vous joindre à moi dans la prière pour que ce rêve devienne réalité ? »
Aida est soutenue par le projet de l’IFES, « Défricher de nouveaux territoires ». Vous pouvez donner dès aujourd’hui en vue de soutenir des pionniers de l’IFES comme Aida, tandis qu’ils entreprennent d’annoncer l’Évangile sur des campus, dans des villes et des pays non encore atteints.
J’espérais avoir un compagnon de chambre adonné à la prière à l’université. Mais lorsque j’ai débuté mon programme d’études, Dieu m’a donné tout le contraire. Moses n’était pas croyant. Il était plutôt porté à s’enivrer et à faire la fête. C’est pourquoi j’ai commencé à prier pour lui.
Moses est un étudiant international originaire de la Guinée équatoriale. Il avait beaucoup de questions en rapport avec ma foi. Par son entremise, j’ai fait la connaissance d’autres étudiants internationaux de la Guinée équatoriale et je les ai invités à nos activités en priant pour eux afin qu’ils reçoivent Jésus-Christ.
L’année dernière, Dieu a répondu à mes prières. Moses et d’autres étudiants internationaux sont venus à la foi en Jésus-Christ. Ils sont maintenant actifs pour partager l’Évangile sur le campus.
Godfree, un étudiant de FOCUS Zimbabwe, participe à l’Assemblée mondiale cette semaine. Il est là pour partager son histoire et pour encourager d’autres à atteindre les étudiants internationaux. Il est également là pour apprendre. Pour capter de nouvelles idées. Pour découvrir qu’il fait partie d’un mouvement mondial en pleine croissance d’étudiants comme lui, désireux de partager avec leurs amis la Bonne Nouvelle de Jésus.
Joignez-vous à nous dans la prière pour Godfree et d’autres participants à l’Assemblée mondiale :
Remerciez Dieu pour les étudiants internationaux de l’université de Godfree et priez que ces nouveaux croyants puissentdemeurer près de Jésus dans leur marche avec lui, maintenant et lorsqu’ils retourneront en Guinée équatoriale.
Remerciez Dieu pour les 1 200 participants qui sont venus de plus de 170 pays pour assister à l’Assemblée mondiale. Remerciez Dieu pour la sécurité dans les déplacements et les moments riches de communion et d’enseignement vécus jusqu’ici.
Priez que chaque participant puisse rencontrer Jésus à travers la méditation de sa Parole et quitte l’événement en étant mieux équipé et plus inspiré que jamais à se faire un messager d’espérance au sein des universités du monde entier.
« L’EvaSUE est le mouvement étudiant qui grandit le plus rapidement au sein de la famille de l’IFES. Avec plus de 45 000 étudiants impliqués, il est également l’un des plus grands. Chaque année, il voit près de 3 500 personnes se tourner vers le Christ (1 500 sur les campus et 2 000 lors de voyages missionnaires étudiants).
Ces chiffres sont ahurissants ! Et pourtant, il y a certains campus où le Christ n’est pas encore connu. En 2018, huit universités ont été créées. Avec l’appui du projet de l’IFES Défricher de nouveaux territoires, EvaSUE s’est fixé comme objectif de démarrer des ministère parmi les étudiants sur ces nouveaux campus.
Il y a déjà beaucoup de fruits pour lesquels rendre grâce à Dieu ! De nouveaux groupes étudiants chrétiens ont été établis dans sept de ces huit universités.
Sur un campus, 26 petits groupes ont été créés déjà, impliquant plus de 500 étudiants. Ce qui est remarquable est que sur ce campus en particulier (et sur d’autres également), les étudiants font face à de sévères persécutions. Toutefois, ils prient et jeûnent, et ils voient Dieu à l’œuvre.
Priez avec nous pour le ministère pionnier en Éthiopie :
Priez pour le campus où les efforts d’établir un groupe chrétien n’ont pas encore été couronnés de succès.
Priez pour la croissance continuelle de ces nouveaux groupes chrétiens, en nombre et en maturité, même au milieu de ces persécutions. Certaines des universités sont situées dans des endroits reculés où la population est composée en majorité de musulmans ou de chrétiens orthodoxes. Dans certains cas, les étudiants chrétiens n’ont pas l’autorisation de se réunir en grand groupe sur le campus. Priez pour le campus où les efforts d’établir un groupe chrétien n’ont pas encore été couronnés de succès.
Une telle expansion rapide entraîne des pressions accrues sur les finances et le personnel. Priez pour la provision du Seigneur et pour Robel, le secrétaire général d’EvaSUE et ses équipiers, afin qu’ils fassent preuve de sagesse dans la situation.
C’était tôt dans la soirée, au alentour de 18 h, et nous venions de terminer notre rencontre des leaders du groupe étudiant. Il y avait eu du grabuge dans la ville ce jour-là. Nous sentions la tension dans l’air lorsque nous avons marché tranquillement vers nos résidences, parlant à voix basses. La rue semblait déserte. Mais nous avons bientôt remarqué que des garçons nous suivaient. Nous avons accéléré le pas. Puis nous nous sommes mis à courir. Dans toutes les directions. Il y en avait devant nous également et ils avaient des couteaux à la main. J’ai lancé mon sac et j’ai couru me réfugier dans la brousse, mon cœur battant plus que jamais dans ma poitrine à cause de la peur. Les garçons cherchaient à nous capturer. Je suis resté caché pendant cinq heures, terrifié. J’ai réussi à faire quelques appels téléphoniques en chuchotant et éventuellement, des agents de sécurité de l’armée sont venus me secourir. C’est un miracle que je sois demeuré en vie. Mais je ne veux garder aucun souvenir de cette expérience.
C’est là le témoignage d’Emmanuel. Il est chrétien. Il vit au nord du Nigéria, dans un secteur connu pour ses récentes attaques contre les chrétiens par des extrémistes musulmans. Bien qu’une grande partie de la violence ait été dirigée vers les populations des régions rurales, les universitaires chrétiens en sont les cibles également. Ils font souvent l’expérience des douleurs de l’injustice, de la discrimination et de l’hostilité.
La douleur de l’injustice
L’un des principaux défis pour les étudiants chrétiens est de trouver un endroit où se réunir pour les rencontres du groupe d’étude biblique. Les groupes NIFES qui demandent l’autorisation de tenir des rencontres sur le campus se la voient refusée. Ils sont forcés de se rencontrer à l’extérieur sur le terrain de foot ou sous des arbres, assis sur des pierres, exposés à la pluie ou au soleil brûlant. Même dans ces conditions, les rencontres sont souvent interrompues par les autorités universitaires qui menacent les étudiants d’expulsion s’ils ne mettent pas fin à leur rencontre.
Dans certaines universités, la chapelle a été brûlée et les chrétiens ne peuvent obtenir l’autorisation de la reconstruire. Un tel traitement est encore plus difficile à accepter lorsqu’ils voient de nouvelles mosquées être construites sur le campus.
Les chrétiens n’ont également pas le droit de participer à des conciles étudiants. Certains constatent que leurs notes ont été trafiquées par des professeurs qui ne veulent pas voir les étudiants chrétiens réussir. Même réussir à être admis à l’université constitue un défi pour certains, en dépit de leurs excellents résultats à l’examen d’entrée. Certains optent pour l’option de changer leur nom, ou d’ajouter un nom musulman à leur nom, dans l’espoir d’obtenir la faveur du secrétaire administratif.
Voilà ce qu’est la vie chrétienne quotidienne pour les étudiants du nord du Nigéria. Voici le commentaire d’un équipier à ce sujet : « La justice pour les chrétiens n’est jamais accordée. »
Prier pour un gros poisson
Dans un tel contexte, il est remarquable de voir les étudiants répondre avec courage, persévérance et des prières remplies de foi. Lorsqu’on lui a demandé comment prier pour la situation, un étudiant a répondu :
« Priez que Dieu nous remplisse de son Esprit, afin que nous puissions rendre un puissant témoignage à son nom comme l’ont fait les apôtres. Priez que Dieu nous donne la grâce d’être des témoins efficaces et qu’il ouvre la porte du salut ici, au nord du Nigéria. Priez que nous démontrions de l’amour envers nos camarades de classe musulmans. À l’instar de l’apôtre Paul, ce sont de gros poissons et ils doivent être gagnés pour le Christ. »
Un autre étudiant explique :
« Je crois que cette souffrance et cette persécution nous permettent de comprendre ce que les apôtres on vécu. Ces expériences mettent notre foi à l’épreuve et elles nous amènent à dépendre de Dieu à chaque moment.
Nous aimerions que vous priiez que nous soyons davantage consacrés dans notre adoration et notre communion avec Dieu, en dépit des défis auxquels nous nous voyons exposés. Merci de prier pour nous. Je sais que nous faisons partie d’un Corps beaucoup plus grand. »
En effet, nous faisons partie d’un corps beaucoup plus grand. Soyons de ceux qui se tiennent aux côtés de nos frères et sœurs qui souffrent, confiants – comme ils le sont – de nous approcher de notre Dieu souverain et miséricordieux dans une humble attitude de prière.