Trouver un chez soi loin de chez soi

L’impact du ministère parmi les étudiants internationaux à travers le monde

Zhang Yi avait toujours voulu étudier à l’étranger. La date de départ approchant, il avait de grandes attentes. Il était confiant à l’idée de cette nouvelle indépendance, de la possibilité de faire des études universitaires et de nouer de nouvelles amitiés.

Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Chaque heure, chaque jour semblait lui apporter davantage d’obstacles à surmonter. Des problèmes interminables de visa, des tensions avec un propriétaire déraisonnable, des enseignants qui parlaient tellement vite qu’il ne comprenait pas un seul mot, des excusions déconcertantes au supermarché… Loin d’avoir l’impression de s’épanouir dans ce nouvel environnement, il essayait de survivre à chaque journée. La perspective de nouvelles amitiés était devenue irréaliste. Ses amis lui manquaient ; les petits plats de sa mère lui manquaient ; le fait de se sentir intégré lui manquait ; son chez lui lui manquait.

Sept millions d’ici à 2020

Entamer des études universitaires est une perspective intimidante pour la plupart des étudiants, mais pour ceux qui étudient loin de leur pays d’origine, les difficultés rencontrées et la solitude peuvent être très pesantes. Le nombre d’étudiants qui choisit d’étudier à l’étranger a nettement augmenté ces dernières années, et d’après les prévisions des chercheurs, d’ici à 2020, il y aura 7 millions d’étudiants internationaux. Plus que jamais auparavant, les nations sont à nos portes. Les groupes étudiants de l’IFES à travers le monde sont en train de prendre conscience de cette réalité. Avec un amour sacrificiel, ils accueillent leur prochain par le biais d’initiatives du ministère parmi les étudiants internationaux (ISM), et leur impact est considérable.

Originaire du Rwanda, mais chez lui aux Pays-Bas

HOST, un groupe d’étudiants internationaux aux Pays-Bas, est un « chez soi loin de chez soi » pour les étudiants internationaux : « Quand je pense à HOST, je pense à un endroit où les gens m’aiment exactement pour qui je suis, et où les gens ouvrent mes yeux à de nouvelles choses sur le monde, m’encouragent à continuer à grandir dans tous les domaines de ma vie, notamment dans ma foi. » Un autre étudiant dit :

« C’est un endroit où l’on trouve de l’amitié quand on se sent seul, du réconfort en cas de désespoir, de l’acceptation au lieu de la pression de la performance… et tout cela de manière ludique et divertissante ! »

Qu’ils mangent ensemble, qu’ils partent ensemble en week-end à la campagne, qu’ils expliquent les traditions locales et en rient, ou qu’ils discutent autour d’un café, les occasions d’aller au contact des étudiants internationaux sont innombrables. « Je ne suis plus englué dans ma solitude », écrit l’étudiant rwandais Valentin, qui vit aux Pays-Bas.

Un nouvelle vie en Nouvelle-Zélande

Non seulement les groupes de l’ISM sont une communauté aimante, mais ils donnent également la possibilité d’entendre l’Évangile aux étudiants du monde entier, y compris à ceux originaires de pays fermés. Une étudiante d’Eurasie nous explique pourquoi elle a commencé à fréquenter le groupe :

« Les activités ne m’intéressaient pas plus que ça ; j’y suis allée parce que j’aime l’ambiance, j’aime les personnes. Mais les activités sont super aussi » !

L’étudiante malaisienne, Zee Min Teo, a emménagé à Otago, Nouvelle-Zélande, en 2013. Elle ne se souciait que de ses études, de sa future carrière et de gagner de l’argent, et n’avait ni le temps ni l’envie d’étudier la Bible. C’est lorsqu’elle a participé à un camp chrétien pour étudiants internationaux (OCF) pendant ses vacances, que les choses ont commencé à changer : « Ils m’ont touchée lors du camp de l’OCF, avec leur gentillesse, leur humilité, leur honnêteté et leur grande douceur ; et j’ai vu à quel point mes amis de l’OCF étaient différents de mes autres amis. Attirée par des âmes si pures et aimables, j’ai continué à fréquenter l’OCF. » Peu de temps après, Zee Min participait avec enthousiasme aux activités de l’OCF, avec le désir de découvrir la parole de Dieu, et neuf mois plus tard, elle a décidé d’accepter Jésus comme son Sauveur.

L’évangile « est aussi présent dans le monde entier où il porte du fruit et va de progrès en progrès » Colossiens 1.6

Ouvrir la Bible en Australie

Pour certains, le groupe de l’ISM est un endroit où ils entendent parler de Jésus pour la première fois ; pour d’autres c’est un endroit où ils grandissent dans leur foi chrétienne et apprennent à aimer encore davantage Jésus et sa parole.

Lilly, une étudiante chinoise qui étudie en Australie, a commencé à fréquenter un groupe de ministère auprès des étudiants internationaux de l’AFES appelé FOCUS. Elle nous fait part de son expérience :

« Au cours des 3 dernières années, FOCUS m’a aidée à grandir en maturité en Christ. Avant de venir à FOCUS, j’étais chrétienne, mais je ne lisais pas la Bible. J’ai pu entendre des enseignements bibliques clairs lors de la réunion publique de FOCUS, ainsi que dans les groupes d’étude biblique. Chaque fois que je posais des questions, ils ouvraient la Bible avec moi. Ils m’ont aidé à comprendre à quel point il est important pour un chrétien d’ouvrir la Bible et de lire la parole de Dieu pour moi-même, et en faisant cela, je me suis rendu compte que j’étais une « disciple de Christ » sans vraiment connaître le Christ. Le fait de lire la parole de Dieu et de la comprendre a entièrement façonné mes valeurs, dans tous les domaines. J’ai pris conscience de la puissance de Dieu qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, et de son amour pour moi, une pécheresse. Plus je lis la parole de Dieu, plus j’ai le désir de suivre Jésus, et je sais qu’il est véritablement mon Seigneur. »

Louons Dieu ensemble pour les étudiants qu’il a amenés à la foi, ainsi que pour ceux qu’il a fortifiés dans leur foi, par l’intermédiaire du ministère parmi les étudiants internationaux.

De nombreuses nations, un seul Père

Dans un monde sans cesse bousculé par les conflits politiques, raciaux et culturels, voir des communautés aimantes où les barrières et les divisions sont abolies, et la diversité culturelle un sujet de réjouissance, est un témoignage puissant de l’œuvre de transformation de Dieu chez ses enfants. L’étudiant chypriote Ethel nous dit :

« Le ministère parmi les étudiants internationaux m’a fait prendre conscience que bien que nous soyons tous de différentes nationalités, nous sommes un et avons un seul et même Père. »

Prions que Dieu donne aux étudiants chrétiens le courage, la sagesse et l’amour nécessaires alors qu’ils s’efforcent de présenter aux étudiants internationaux sur leurs campus Celui qui seul peut les ramener à leur véritable demeure éternelle.

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