« La famille ou Dieu : tu dois choisir. »

L’étudiant eurasien Miraz* avait presque tout ce qu’un jeune homme pouvait souhaiter. Il était brillant. Il avait un emploi à temps partiel bien rémunéré. Il était un très bon athlète. Et pourtant, au fond de lui, c’était une autre histoire. Malgré toutes ses réussites, Miraz se sentait désespéré. Il voulait que sa vie se termine. 

Mais alors Dieu est intervenu, d’une manière extraordinaire. Miraz nous raconte son histoire : 

« Je n’étais pas en train de chercher Dieu … C’est lui qui m’a trouvé – au moment le plus difficile de ma vie. 

Un jour, je passais devant mon université et j’ai vu une étudiante qui distribuait des flyers. Jamais de ma vie je ne serais allé vers quelqu’un qui distribuait des flyers, surtout en dehors de l’université. Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais ce jour-là je suis allé vers elle. Elle resplendissait. Alors j’ai pris le flyer – il parlait d’un événement organisé par le mouvement de l’IFES dans mon pays. 

Je me suis assis sur le campus avec le flyer, et j’ai réfléchi pendant longtemps pour savoir si je devais y aller ou non. L’autre pensée qui envahissait mon esprit pendant que j’étais assis était de savoir comment mettre fin à ma vie, comment finir avec cette souffrance. J’en avais assez de la vie. Je ne voulais plus vivre. 

Mais j’y suis allé. Et c’était extraordinaire. Dieu était à l’œuvre dans cet endroit-là.  

Si seulement j’avais su à quel point Dieu m’aimait ! » 

Lors de ce premier événement, le message qui a frappé Miraz était « la vérité vous rendra libres ». Il a téléchargé la Bible dans son téléphone et il a commencé à lire l’Évangile de Jean… 

« Peu de temps après, j’ai pris une décision : Je veux connaître Dieu, je veux savoir qui est Jésus. Je veux grandir en Lui. À partir de ce moment-là, Dieu a commencé à tout changer dans ma vie. Quand j’ai raconté à mes amis ma décision, ils m’ont rejeté. Un jour, lorsque je suis rentré de l’étude biblique, j’ai vu mon père, qui est musulman, assis en train de m’attendre. Ils avaient remarqué un changement en moi et avaient commencé à soupçonner que quelque chose n’allait pas. Il m’a demandé : « Où étais-tu ? » Je lui ai dit que j’étais avec des amis. « Où étiez-vous ? Qu’avez-vous fait ? » 

J’ai essayé d’utiliser toute la sagesse que Dieu m’avait donnée, tout en sachant que je ne pouvais pas mentir. « Père, je suis allé à l’église. J’ai participé à une étude biblique. » 

Mes parents découvrent la vérité 

Ce fut un choc pour eux : « Nous ne pensions pas que tu deviendrais comme ça ; et que tu serais l’un d’eux. Nous n’avons pas besoin d’un fils comme ça. »  

Que devrais-je faire ? Mon père m’a dit : « La famille ou Dieu : tu dois choisir. » J’ai donc commencé à rassembler mes affaires. Ce fut un moment vraiment difficile. J’étais en larmes. Alors j’ai prié, Dieu, que ta volonté soit faite. Mes parents m’ont demandé de renoncer à ma foi, mais c’était impossible pour moi. Comment peut-on rejeter celui qui nous a sauvé ? Ce fut le début d’une longue période d’opposition. Tant de larmes, tant de cris. Ils m’ont obligé à aller à la mosquée pour rencontrer un chef musulman afin de me persuader de revenir dans le droit chemin. Mais je sentais toujours que Dieu était près de moi et qu’il me disait « N’aie pas peur, crois seulement. »  

Pertes et gains 

Bien que tout le monde m’ait rejeté, j’ai compris combien Dieu m’aime parce que Sa Parole agit. Elle a agi dans ma vie. Je savais que, même si rien ne changeait, je devais rester ferme et surmonter ces difficultés. Pendant tout ce temps, je savais dans mon cœur que Dieu m’avait sauvé. 

Maintenant, le temps a passé et j’ai une nouvelle famille. Je ne désire rien dans ce monde. Je n’ai besoin de rien – j’ai seulement besoin de Dieu. Remercions Dieu pour l’église ici et pour le ministère étudiant par lequel je suis venu à Lui. Merci Seigneur, ils n’ont pas eu peur de partager la vérité avec moi, même si cela aurait pu leur causer des problèmes. Dieu est vivant. » 

*Le nom a été changé 

Randonnée

Il faisait noir au moment où nous avons atteint le sommet. Epuisés par la randonnée et trempés par la pluie incessante, nous avons planté nos tentes. Cela a pris plus de temps qu’à l’accoutumée car aucun des étudiants n’avait fait du camping jusque là. Cela ne se passait pas bien. Après une nuit froide et trempée, nous nous sommes extirpés de nos tentes en rampant le matin suivant pour découvrir que le bois pour le feu était mouillé. Cela nous a pris plus de deux heures pour allumer le feu.

Nous sommes retournés vers nos voitures convaincus qu’il s’agissait de la première et dernière excursion étudiante en camping. Mais à notre grand étonnement, les étudiants ont apprécié : nous devons le refaire !

Une porte d’entrée

Plusieurs années plus tard, nous vivions toujours en Asie centrale, nous emmenions toujours des étudiants et des diplômés pour des randonnées en montagne. Cela s’est révélé être une manière particulièrement efficace pour construire des relations. Les méthodes habituelles pour démarrer un mouvement en phase pionnière ne fonctionnait pas ici : nous n’étions pas les bienvenus sur le campus ; nous ne pouvions pas organiser des campagnes d’évangélisation ou distribuer des évangiles.

Mais la randonnée est une porte d’entrée. Loin des agitations de la vie quotidienne dans la ville, loin des gens qui pourraient entendre, loin des parents qui pourraient contrôler, être dans les montagnes donne aux jeunes de l’espace. L’espace pour réfléchir, l’espace pour parler, l’espace pour penser aux questions spirituelles. Chaque matin, nous commençons par une méditation courte et nous leur donnons un verset à retenir avec quelques questions à discuter pendant qu’ils font la randonnée. C’est assez pour ouvrir le dialogue.

Objectifs ouverts

Je faisais récemment de la randonnée avec quelques étudiants. Deux d’entre nous ont atteint le sommet 20 minutes avant tout le reste des gens et ils se sont assis. Nous ne nous étions rencontrés que la veille mais randonner ensemble a permis d’instaurer la confiance entre nous. Il s’est tourné vers moi: « Est-ce que je peux poser quelques questions? »

Une autre fois, le groupe avait lu le livre de Ruth ensemble. Un étudiant est venu et a marché à côté de moi. Ses questions étaient : Qu’est-ce que ça veut dire être un homme bien ? Puis, en tant que papa, comment tu trouves l’équilibre pour que tes enfants soient formés mais pas contrôlés ? Ces questions avaient un objectif ouvert et cela a permis d’expliquer clairement les vérités centrales de l’évangile.

Aaron Burden – Unsplash

Des schémas qui se répètent

Dans ce contexte, les questions des étudiants étaient particulièrement pertinentes. Les violences familiales sont alarmantes et fréquentes dans ce pays. La majorité des femmes ont fait l’expérience de violences physiques ou émotionnelles de la part de leur mari. Elles se marient jeunes : les filles ont tendance à se marier avant de terminer les étudiants et les garçons juste après. Trop souvent, ils répètent les schémas dont ils ont été eux-mêmes témoins dans le couple de leurs parents.

Nous entendons parler des violences de la bouche des jeunes mariées. C’est déchirant. Mais pour nous, confronter les maris n’est pas facile. Dans cette culture, si nous disons aux maris que nous savons ce qui se passe, ils auront honte. Et il est probable qu’ils punissent leur femme pour nous en avoir parlé. La police ne fait rien. Et il n’y a presque aucun service offert pour aider les femmes victimes de violence. C’est trop la norme pour être considéré comme un problème.

Des signes encourageants

Certains jeunes couples viennent nous demander de l’aide. Ils veulent changer. Ils ne veulent pas répéter les erreurs de leurs parents. Ils voient en nous un couple qui s’aime réellement, et ils veulent savoir pourquoi et comment cela est possible. C’est une porte ouverte pour nous et nous pouvons voir avec un certain nombre de diplômés ce que la Bible dit.

Notre éducation a aussi suscité des questions. Dans cette culture, la relation la plus proche n’est pas entre un mari et une femme mais entre une mère et un fils. Un jeune homme que nous connaissons a divorcé de sa femme uniquement parce que sa mère le lui a demandé. C’est très courant pour les femmes d’être victimes de violences de la part de leur belle-mère ainsi que de leur mari. Mais nous avons été encouragés de voir certaines jeunes femmes nous dire comme elles peuvent éviter que les mêmes schémas ne se reproduisent chez leurs fils. Nous espérons que leurs familles seront différentes d’ici une génération.

Notre rêve

Le travail est vraiment lent. Mais nous restons parce que nous croyons dans le ministère étudiant. Nous croyons que ce ministère est bon pour l’Eglise. L’église locale ici est petite, en grande partie souterraine et persécutée. Et malheureusement, en dépit de sa petite taille, il y a des problèmes de suspicion et de division entre les églises. Nous aspirons à voir un mouvement national fort, établi, qui soit une bénédiction pour l’église locale, où les diplômés deviennent des membres d’église qui œuvrent ensemble en vue de la croissance du royaume de Dieu dans cette nation.

Miracles à la cantine

J’entrai dans la cantine, me réjouissant déjà. Ce n’était pas mon université mais j’avais réussi à entrer dans le campus sans qu’on ne m’arrête. Je trouvai une place où m’asseoir, j’ouvris mon carnet de prière et j’écrivis : si Tu envoies quelqu’un s’asseoir avec moi, je lui expliquerai l’Évangile.

Une heure plus tard, j’entendis : « Est-ce que je peux me joindre à toi ? » Nous commençâmes à parler. L’étudiante n’était pas croyante. Je lui montrai ce que j’avais écrit dans mon carnet et je lui expliquai qu’elle était la réponse à ma prière. Elle me confia les luttes qu’elle avait à la maison et dans sa vie personnelle. Sur un ton léger, elle dit ne pas croire à la prière. Pourtant, elle me laissa prier pour elle, au beau milieu de la cantine.

Quelques jours plus tard, ma nouvelle amie m’appela. Elle voulait m’informer que les situations pour lesquelles j’avais prié avaient complètement changé !

Si on naît musulman, on meurt musulman

Je me mis à fréquenter la cantine chaque semaine. C’est un travail pionnier. J’ai rencontré huit étudiants croyants en l’espace de quelques mois ! Nous nous réunissons pendant les pauses pour essayer de partager l’Évangile avec leurs amis.

La plupart des étudiants sont des musulmans de nom. S’ils se convertissaient au christianisme, ils subiraient l’opposition de leur famille. Comme moi. Je suis la seule chrétienne de ma famille. Si on naît musulman, on devrait mourir musulman, me dit-on.

J’entendis parler de Jésus grâce au mouvement de l’IFES dans ce pays alors que j’étais en première année d’étude. Après avoir étudié la Bible pendant quelques années, je pris la décision de suivre Jésus. Pendant ma maîtrise, je devins une leader étudiante et plus tard, une stagiaire. Je poursuis actuellement des études de doctorat en biophysique et je sers en tant qu’équipière à temps partiel. Sur le long terme, je souhaiterais me rendre dans un pays d’Asie centrale qui est encore moins atteint pour m’y consacrer au ministère à plein temps, si Dieu ouvre les portes.

Pourquoi ils ont besoin de Jésus

Les étudiants que je rencontre à la cantine ont vraiment besoin de connaître Jésus. Un esprit de dépression domine sur ce pays. Beaucoup ont des familles éclatées. Ils se sentent mal aimés. Tout le monde veut quitter le pays à cause de l’éducation médiocre et du manque d’emploi. La corruption pose aussi un grand problème.

Cette université fait face à un défi qui lui est particulier. C’est une université d’arts et les relations entre les étudiants sont difficiles. Ils se comparent, se font concurrence et sont jaloux les uns des autres.

Merci de prier pour nous dans notre recherche d’un bureau ici, pour un équipier masculin et pour des opportunités de faire un travail pionnier dans d’autres villes.

Et priez pour un renouveau parmi les étudiants.


Tournant radical dans la vie de Daria, une agnostique

Daria* est étudiante à Mykolaïv, une ville en Ukraine. Voici son histoire :

« Je me disais agnostique. Je n’avais jamais vraiment réfléchi à l’existence de Dieu, ni au rôle de Jésus dans ma vie. Lorsque je me suis inscrite à CCX, le mouvement de l’IFES en Ukraine, je n’avais aucune idée de ce à quoi je m’inscrivais ! Mais au fil du temps, j’ai commencé à observer les gens de CCX de plus près et à me demander ce qui les motivait.

J’ai commencé à examiner la foi chrétienne, à étudier la Bible et à fréquenter l’église. Puis, après quelque temps, j’ai accepté Christ comme le Seigneur de ma vie. Je n’aurais jamais cru que ma vie prendrait un tournant aussi radical. Grâce à Dieu et au groupe CCX, qui est génial, j’ai choisi ce chemin. Maintenant, je vois clairement comment Il a changé ma vie, mon attitude envers ma famille et mes amis. Il est certainement vivant ! »

L’université de Daria n’avait pas de groupe CCX. Mais grâce au soutien du programme « Défricher de nouveaux territoires » de l’IFES, un nouveau groupe a été lancé l’année dernière. Daria anime désormais ce groupe. Prierez-vous pour le ministère de CCX Ukraine cette semaine ?

  • Remerciez Dieu pour Son œuvre dans la vie de Daria. Priez qu’elle anime le groupe cette année avec sagesse et joie et par la prière.
  • Priez que plus d’étudiants rejoignent ce groupe et qu’il ait de bonne relations avec les églises locales.
  • Priez pour le travail pionnier dans d’autres régions de l’Ukraine.

*Le nom a été changé


Espoir renouvelé pour le ministère pionnier de Milena

Alors qu’elle écoutait, Milena* sentait une vague d’excitation l’envahir. De nouvelles idées, une approche différente. Oui, bien sûr, peut-être pourrions-nous essayer cela, pensait-elle. Exercer un ministère étudiant pionnier dans la ville arménienne de Vanadzor n’avait pas été facile. Mais après avoir rencontré et discuté avec d’autres personnes impliquées dans le travail pionnier à travers l’Eurasie, elle se sentait comprise et de nouveau encouragée.

Quatre mois après la première consultation de l’IFES sur le travail pionnier en Eurasie, le ministère de Milena à Vanadzor a pris une tournure complètement différente. Elle a lancé un groupe de prière florissant sur le campus, encourageant les étudiants à se rassembler chaque semaine pour prier pour leurs cours, pour leurs amis non chrétiens et pour leurs difficultés. Elle met désormais la priorité sur la formation des étudiants – et plus particulièrement sur comment lire la Bible avec leurs amis. Et Milena a même loué un local permanent pour ses activités de ministère étudiant, des idées qu’elle a retenues après avoir entendu les autres partager leurs expériences, lors de la consultation sur le travail pionnier en 2019.

  • Remerciez Dieu pour la manière dont il a utilisé ce congrès pour encourager Milena à lancer des groupes de prière, à former des étudiants et à établir un local permanent à partir duquel exercer son ministère.
  • Priez que les étudiants chrétiens de Vanadzor puissent grandir en nombre et en passion pour l’évangélisation cette année. Priez que les deux étudiants que Milena a choisi de former soient disposés à la rencontrer régulièrement.
  • Priez que Dieu continue de pourvoir les finances nécessaires pour la location du lieu servant de base au ministère.

*Le nom a été changé

La consultation de l’IFES sur le travail pionnier en Eurasie – le premier événement du genre – a rassemblé 18 participants, dont plusieurs étudiants. Cette consultation a bénéficié du soutien du projet Défricher de nouveaux territoires. Découvrez d’autres projets Défricher de nouveaux territoires.

Merci de prier avec nous !

Quand des pasteurs se mettent en colère

Ben* assistait à une rencontre de pasteurs séniors, dans un pays d’Asie centrale. Il se sentait un peu à part au milieu d’eux. Il était le seul étranger du groupe et le seul à ne pas être pasteur. Il se dit : quel immense privilège de jouir ainsi de la confiance de ces hommes.

Au cours de la rencontre, quelqu’un a suggéré que les leaders des groupes de jeunes des Églises unissent leurs forces pour organiser un événement inter-Églises pour leurs jeunes. Dans la plupart des contextes, une telle idée aurait été accueillie favorablement. Mais certainement pas ici. Plusieurs pasteurs, dont les pasteurs séniors, ont exprimé leur désaccord. Ils étaient en colère.

Une histoire amère

Ils avaient vu la chose se produire à de nombreuses occasions dans le passé : de tels événements (souvent organisés par des organisations extérieures) étaient stimulants au départ, mais entraînaient à la longue une insatisfaction par rapport aux activités du ministère de jeunesse de l’Église locale… et ils finissaient par quitter éventuellement l’Église pour former un nouveau groupe, qui risquait de sombrer peu de temps après à cause du manque de maturité. Le résultat final ? Les jeunes allaient être perdus. C’étaient là la toute première génération de jeunes personnes chrétiennes au pays. Elles étaient trop précieuses pour courir le risque de les perdre. Ils avaient vu le phénomène se produire auparavant et ils ne souhaitaient pas voir la chose se répéter.

Dans un tel contexte, comment allait-il être possible pour l’IFES de travailler ? Si les pasteurs allaient répondre non à leurs propres leaders de jeunesse, comment arriveraient-ils à faire suffisamment confiance à l’IFES pour que le mouvement fasse quelque chose pour unir les étudiants ?

Luan Cabral – Unsplash

Un lent travail en vue d’un rêve à long terme

Au cours des quelques dernières années, Ben et ses collègues ont travaillé d’arrache-pied pour rebâtir le lien de confiance avec les leaders des Églises locales là où il avait été brisé dans le passé. Ils ont décidé qu’ils n’allaient travailler qu’à l’intérieur de la marge de manœuvre fournie par les Églises. Ils allaient rencontrer d’abord le pasteur avant de contacter les étudiants d’une Église locale. Ils allaient amorcer le travail en offrant d’organiser une conférence dans leur église pour les étudiants dans le but de les encourager et de les équiper de vue de l’évangélisation. Ils allaient insister sur le fait que les étudiants sont redevables envers leur Église locale d’abord, et leur participation à l’IFES ne devait pas nuire à cette implication.

Ben nourrit l’espoir qu‘une fois que les pasteurs auront compris combien la Bible occupe une place centrale dans leur approche, combien la formation est centrée sur l’Évangile et l’accent est mis sur la mission, ils commenceront alors à leur faire confiance.

Le rêve de Ben est de voir les étudiants de différentes Églises locales se rassembler pour prier sur et pour leur campus et s’encourager les uns les autres à parler de l’Évangile à leurs amis. Mais un tel processus exigera des années d’efforts en vue de rebâtir le lien de confiance. Dans un tel contexte, le ministère parmi les étudiants de se fait pas aussi rapidement et n’est pas aussi dynamique qu’ailleurs. Mais ce modèle en accéléré ne saurait engendrer un mouvement solide et durable qui constitue une réelle bénédiction pour l’Église locale.

Une conclusion de l’histoire encourageante

Comment s’est terminé cette rencontre plutôt tendue, finalement ? Un pasteur d’influence, que Ben avait récemment rencontré pour lui faire part de ses projets de ministère, s’est alors levé pour calmer ses collègues. « Bien sûr, a-t-il dit, nous avons été témoins de ce phénomène dans le passé et cela ne s’est pas révélé très bénéfique. Mais ce dont nous avons besoin, c’est d’une organisation telle que l ‘IFES. » Il a pointé dans la direction de Ben : « Ils viennent discuter avec nous. Ils viennent dans nos Églises locales et travaillent avec nos jeunes sans les ravir du contexte de l’Église locale. C’est sans contredit la bonne approche. »

*Le nom a été changé

Peut-être le pourrais-je aussi ?

Anya* poursuit des études en économie et en sécurité nationale dans une université d’Asie Centrale. Elle ne connaît pas d’autres chrétiens sur son campus. Voici son histoire.

Dieu m’aime ? Je n’avais jamais entendu cette phrase auparavant. Je parlais à mon oncle peu de temps après que j’aie commencé mes études universitaires. Lui et sa famille habitaient près du campus. Leur caractère et leur mode de vie exerçaient une réelle attraction sur moi. Je ne pouvais m’empêcher de désirer ce qu’ils avaient. Ils m’ont amenée à leur Église locale un jour et j’y ai vu un grand nombre de chrétiens locaux adorer Dieu. J’étais estomaquée. J’avais pensé jusque-là que le christianisme était une religion occidentale, mais je me trouvais dans une église remplie de croyants locaux. Si des habitants de mon pays pouvaient suivre Jésus, alors peut-être le pouvais-je aussi. Peu de temps après, j’ai pris ma décision.

J’étais si heureuse.

Croître en Dieu

Une des filles de l’Église locale m’a invitée à me joindre à son groupe de l’IFES sur un autre campus universitaire et j’y assiste aux rencontres depuis lors. Ce groupe m’a vraiment aidée à croître en Dieu. C’est un endroit où règnent la paix et le rire. Au bout de trois mois, je suis devenue leader étudiante. Cette dernière année, nous avons étudié le texte de 1 Rois. J’ai vraiment adoré découvrir la vie de David et de Samuel. Désormais, je sais comment lire l’Ancien Testament.

C’est merveilleux de bénéficier d’un tel soutien parce que je ne connais pas d’autres chrétiens sur mon campus. Il m’arrive de me sentir très seule. J’essaie d’aimer mes amis, mais ils n’ont aucune idée de ce en quoi je crois. Ils me demandent : pourquoi as-tu toujours autant de chance dans la vie ?Je leur réponds que ce n’est pas de la chance mais que je suis bénie. Je leur dis que Dieu est avec eux et qu’ils peuvent lui parler aussi. Mais ils ne comprennent pas.

La prière de deux étudiants

C’est un endroit plutôt difficile pour un étudiant chrétien. À mon université, la corruption constitue un sérieux problème. La plupart des étudiants paient des pots-de-vin pour avoir de bons résultats aux examens. Je n’aime pas cette situation, mais lorsque je me sens déprimée, je me rappelle que le mouvement de l’IFES au Japon a vu le jour grâce à deux étudiants qui ont prié pour leur université. Je sais que Dieu est avec moi aussi et que la prière est un outil puissant.

J’espère lancer un groupe étudiant sur mon campus cette année. Mais une telle entreprise est dangereuse. Si les autorités découvrent quelles sont nos activités, je risque d’avoir alors de sérieux problèmes. Nous souhaitons également démarrer un ministère parmi les étudiants dans trois nouvelles cités et lancer un ministère parmi les diplômés et un ministère parmi les étudiants internationaux. Ainsi, il nous faut prier pour d’autres équipiers et leaders étudiants, et demander à Dieu qu’il nous montre quels sont les cœurs qui sont ouverts.

Changements et craintes

Avant d’être chrétienne, je souhaitais quitter mon pays et me rendre en Europe ou aux États-Unis où la vie est plus facile. Mais Dieu m’a fait changer d’idée. Je sais que Dieu a des plans pour moi et qu’il m’a placée ici pour une raison. Avant, j’étais très fâchée contre mon père parce qu’il ne m’a pas bien traitée quand j’étais enfant. Mais Dieu est intervenu pour me transformer aussi et il m’a enseigné comment l’aimer.

Ma famille ne sait toujours pas que je suis chrétienne. Il me faut le leur dire. Même s’ils ne veulent plus que je sois leur fille alors, et même si je suis en danger, il me faut le leur dire. Je me suis sentie terrifiée lorsque ma famille m’a rendu visite à l’université – craignant qu’un d’eux découvre ma Bible. Mais maintenant, je suis encore plus craintive face à l’avenir – parce que j’ai peur qu’ils ne découvrent jamais Jésus. Il me faut le leur dire. Mais je ne sais pas encore comment.

Des larmes ont coulé sur les joues d’Anya lorsque nous avons fait une pause pour prier pour ses parents. Veuillez prier pour Anya aujourd’hui pour son témoignage à rendre auprès de sa famille et de ses amis.

* Le nom a été changé.

Découvrez comment vous pouvez aider des étudiants tels qu’Anya, qui suivent Jésus dans des contextes extrêmement difficiles un peu partout dans le monde a : ifesworld.org/2020mission/

Katya défriche un nouveau territoire à Tiraspol

Katya a particulièrement à cœur les personnes qui n’ont jamais entendu l’Évangile. Tout avait sûrement commencé quelques années auparavant à Formación, une rencontre de formation de l’IFES pour leaders étudiants en Eurasie. Elle avait été interpellée par cette invitation : Où irez-vous avec l’Évangile ? À ce moment-là, elle avait pensé à Transnistria, une région de Moldavie où il n’y avait pas encore de ministère de l’IFES.

18 mois plus tard, grâce à Défricher de nouveaux territoires, Katya se trouvait à bord d’un car à destination de Tiraspol, la capitale de Transnistria, pour démarrer un nouveau groupe de l’IFES. Les progrès ont été lents. Le soutien et la confiance des Églises locales sont essentiels pour établir un travail durable. Mais la collaboration avec les Églises dans ce secteur n’est pas chose facile. Jusqu’ici, une seule Église a été disposée à travailler avec Katya et a embrassé la vision de l’IFES.

Cette année, la priorité de Katya est d’établir des partenariats avec les Églises. Elle aimerait aussi voir les étudiants utiliser les études bibliques Uncover avec leurs amis. Et une fois par mois, Katya amènera des étudiants du CSC Moldavie de Chisinau à Tiraspol pour l’aider. Dieu voulant, cela permettra à la fois de bénir le nouveau groupe à Tiraspol et aux étudiants de Chisinau de développer leurs capacités en évangélisation et en travail pionnier.

Merci de prier pour Katya et ce travail pionnier.

  • Priez que Katya ait des occasions d’obtenir la confiance des Églises locales, et qu’elles soient enthousiasmées par la vision de l’IFES.
  • Remerciez Dieu pour Victor, un étudiant qui a récemment donné sa vie à Christ à travers le nouveau groupe. Priez qu’il persévère et mûrisse dans sa foi.
  • Priez que les voyages mensuels à Tiraspol portent du fruit dans la vie de tous étudiants impliqués.

Merci de prier avec nous !

Un couteau sous l’oreiller

Niraj* était étudiant en médecine. Il semblait décontracté et rempli d’assurance. Mais la nuit, c’était une autre histoire. Il était tourmenté par des cauchemars et dormait toujours la lumière allumée. Ce qu’il a apprenait à la faculté de médecine ne l’aidait pas, alors il gardait un couteau sous son oreiller pour tenir les mauvais rêves à distance. 

Une communauté attrayante   

Niraj est l’un des 1 500 étudiants originaires d’Inde qui étudie à Erevan, l’ancienne capitale de l’Arménie. Il assiste régulièrement aux études bibliques pour étudiants de l’IFES et même à leurs réunions de prière, avec d’autres camarades de classe hindous. Il aime cette communauté. C’est un lieu de refuge, loin de la population étudiante internationale indienne ; c’est un lieu d’acceptation, où l’on n’est pas jugé en fonction de ses résultats. Pas de commérages, pas de médisance, pas de pression.  

Aucune peur. 

Quant aux choses de la foi chrétienne… il pouvait y adhérer, pour l’essentiel. L’existence de Jésus semblait être une bonne idée et cela ne semblait pas incompatible avec ses vagues croyances hindoues. Mais ses amis chrétiens lui disaient qu’il devait choisir : on ne pouvait pas se contenter d’ajouter Jésus à ses croyances. C’était tout ou rien. Le fait de suivre Jésus a une incidence sur tous les aspects de la vie. Sur le travail, le couple, nos paroles, notre argent, notre temps libre. 

Pour Niraj, tout cela paraissait un peu intrusif. 

Un Hindouisme amélioré

L’histoire de Niraj n’est pas exceptionnelle. Tous les ans, des centaines de jeunes hindous quittent l’Inde pour aller étudier en Arménie. Les études y sont moins chères et il est plus facile d’entrer à l’université. Les étudiants en médecine comme Niraj y passent six ans, ce qui laisse largement le temps d’investir dans leur vie. Et ils sont généralement heureux de participer aux activités et à la communauté de l’IFES. Mais beaucoup d’entre eux, comme Niraj, optent pour un hindouisme amélioré en y ajoutant Jésus. Le pas de foi nécessaire pour placer leur confiance en Christ seul est difficile à faire. Les amis de Niraj priaient pour qu’il vienne enfin à la foi. Pour cela, certains doivent faire de petits pas. 

Et récemment, Niraj a encore fait un pas. 

Il n’y a plus de couteau sous son oreiller la nuit. 

Au lieu de ça, il prie :

« Jésus, tu es avec moi. Tu veilles sur moi, alors je me couche. » 

Priez avec les amis de Niraj, afin qu’il parvienne à faire de plus en plus confiance à ce Dieu dont les voies sont meilleures, dont la grâce est suffisante et dont l’amour chasse toute crainte. 

Quand le fait de suivre Jésus suscite la méfiance

Huit étudiants du mouvement de l’IFES en Arménie ont assisté à la session de Formación de l’IFES pour leaders étudiants en Ukraine la semaine dernière. Ils auraient dû être neuf, mais Hayk* n’a pas pu venir. Au début, son père l’avait autorisé à venir, mais il a fini par changer d’avisComme Hayk, en Arménie de nombreux étudiants rencontrent l’opposition de leur famille et de leurs amis lorsqu’ils veulent participer aux activités de l’IFES. Un leader étudiant explique : 

« Lorsque vous êtes étudiant et chrétien, tout le monde vous trouve bizarre, démodé, et estime que vous ne savez pas jouir de la vie. Il est difficile de parler de l’Évangile, car lorsque les gens apprennent que vous êtes chrétien ou s’ils entendent le mot `Jésus’ ou ‘Église’, ils pensent que vous faites partie d’une secte. Pour eux, la seule véritable Église est l’Église d’État. » 

  • Priez que les huit étudiants qui ont participé à la Formación soient les catalyseurs d’un réveil sur leur campus, vivent de façon exemplaire et partagent courageusement l’Évangile avec leurs amis et leur famille. Dans une culture où il est rare de voir des étudiants prendre l’initiative en matière de leadership, priez que ces étudiants chrétiens se sentent équipés et soient motivés pour participer à la gestion de leurs groupes. 
  • Priez que le nouveau bâtiment que le mouvement vient d’acheter soit un endroit où les idées fausses et la méfiance concernant le fait de suivre Jésus seront dissipées, où des amitiés solides seront être nouées et où beaucoup pourront rencontrer le Dieu de grâce. 
  • Dans un pays où la collaboration entre Églises est rare, priez que les Églises locales aient le désir de s’associer au mouvement de l’IFES. 

    * le nom a été changé 

Merci de prier avec nous !