Trouver une communauté en temps de crise

L’idée qu’un événement soit perçu comme « religieux » ne le rend pas attirant pour certains étudiants en Jamaïque, un pays où l‘Église fait désormais partie intégrante de la société. Bien que les étudiants soient sincèrement ouverts à l’Évangile, certains voient les activités proposées par le ISCF (Inter-Schools Christian Fellowship) tout simplement comme une option religieuse parmi beaucoup d’autres. Toutefois, les restrictions liées à la pandémie ont amené plusieurs étudiants à comprendre l’importance d’une communauté de foi et de la croissance spirituelle. À cause de cela, les étudiants utilisent la technologie comme un moyen créatif de rester en contact et de s’encourager les uns les autres spirituellement. Stephen, étudiant, nous confie que les membres de son groupe ISCF s’envoient mutuellement des prières sur messagerie vocale et ils utilisent les plateformes de groupes de discussion pour leurs études bibliques. Il écrit :

« J’ai découvert durant cette période que nous avons la capacité d’approfondir notre relation avec Dieu d’un simple toucher du doigt (via la technologie). À cause des distractions proposées par le monde telles que l’école et le travail, nous avions toujours une raison auparavant de ne pas le faire. Mais maintenant que ces distractions ont disparu, nous n’avons plus aucune raison de ne pas nous servir de la technologie pour la gloire de Dieu. »

Et comme la vie quotidienne n’est plus la même à cause des restrictions, les groupes en ligne sont également un lieu où les étudiants peuvent se sentir à l’aise de communiquer. Chelsea écrit :

« Une raison qui m’a encouragée à rester en contact en ligne avec le groupe ISCF est mon besoin de soutien. Je ne suis pas du genre à m’ouvrir facilement aux autres et leur faire connaître mes émotions, mais dans le groupe ISCF, c’est différent. J’arrive à librement parler de Dieu et à communiquer avec les étudiants qui partagent mes convictions chrétiennes. Je jouis du soutien de tout le monde ici. Et je suis heureuse que les autres aient les mêmes sentiments. » 

Les événements liés à la pandémie amènent aussi les étudiants à réfléchir à ce qui compte vraiment. Debonae explique :

« Le coronavirus m’a ouvert les yeux sur le retour imminent du Seigneur et comment il nous invite ardemment à être sauvés pour que nous puissions entrer dans le Royaume des cieux. »

Alors que la pandémie actuelle se révèle une opportunité pour les étudiants de se rapprocher les uns des autres et de former des liens communautaires, prions pour les mouvements de l’IFES en Jamaïque.

  • Prions que des leaders se lèvent parmi les équipiers, enseignants et étudiants, en vue d’aider à établir des communautés de foi où les étudiants pourront grandir en maturité.
  • Prions que les étudiants comprennent la valeur de faire partie d’une communauté de foi et qu’ils trouvent des moyens créatifs de se connecter les uns aux autres.
  • Prions que les communautés créées durant la pandémie puissent subsister, une fois que les restrictions seront levées.

Lorsque les portes de l’université restent closes

Descheny, étudiant et équipier, se rend au bureau du GBEUH Haïti le cœur lourd. La voie express est jonchée de voitures brûlées, de vitres brisées et de pneus fumants. Ce sont les pires manifestations que le pays ait connues depuis trente ans. Ni la population, ni le président contre qui elle manifestent, ne sont prêts à lâcher. Les portes des universités sont fermées et les réunions d’étudiants chrétiens sur les campus ont dû s’interrompre.

Bon nombre des étudiants du GBEUH, le mouvement de l’IFES en Haïti, estiment qu’ils ont un rôle actif à jouer en tant que citoyens chrétiens. Mais il est de plus en plus dangereux de sortir dans la rue. Inquiets pour leurs études et pour leur pays, les étudiants du GBEUH se tournent vers la prière, par le biais de réunions virtuelles sur WhatsApp.

Descheny nous explique pourquoi :

« L’ensemble de la population est confrontée au découragement, au désespoir et à l’insécurité. Mais ce qui nous encourage et nous fortifie, c’est notre foi en Jésus, le Nazaréen, qui sait calmer les tempêtes et apporter la paix. »

  • Priez que les étudiants, le personnel et les membres du conseil du GBEUH soient fortifiés, et qu’ils continuent à prier et à dépendre de Dieu en ces temps difficiles.
  • Priez pour une sagesse particulière pour Descheny en tant que leader, alors qu’il s’efforce d’encourager et de soutenir les étudiants.
  • Priez pour la stabilité politique et sociale en Haïti.

Merci de prier avec nous !

Les défis rencontrés par Monique en défrichant de nouveaux territoires

ll se trouve sur une minuscule île des Caraïbes. C’est l’un des plus petits points sur une carte du monde. Vous n’en avez peut-être jamais entendu parler, mais Sint Maarten (royaume des Pays-Bas) a besoin de vos prières.

Monique est en train de démarrer un nouveau mouvement de l’IFES à Sint Maarten. Elle travaille en partenariat avec le mouvement de l’IFES au Suriname voisin, et est soutenue par le projet pionnier de l’IFES Défricher de nouveaux territoires.

Mais ce n’est pas une tâche facile. Monique s’est déjà adressée à cinq écoles, mais aucune d’entre elles n’a voulu la laisser y démarrer un groupe biblique lycéen. L’université de Sint Maarten, quant à elle, est petite et la plupart des cursus ne durent que deux ans, ce qui fait que les étudiants ne restent pas longtemps.

Il serait facile d’être découragé et de se sentir seul face à ces difficultés. Mais cette semaine, Monique n’est pas seule. Elle a rejoint ? ? 30 autres personnes à l’occasion de la rencontre Défricher de nouveaux territoires au Canada. Les jeunes pionniers apprendront à démarrer de nouveaux groupes et pourront parler ensemble de leurs difficultés et des meilleures pratiques.

Priez avec nous pour Monique et pour la rencontre de cette semaine :

  • Priez que Monique trouve quelqu’un sur l’île qui pourra prier avec elle et réfléchir à la façon dont ils pourraient démarrer un nouveau mouvement.
  • Priez que Monique et les autres participants à la rencontre Défricher de nouveaux territoires soient encouragés par leur temps ensemble et outillés pour démarrer des groupes autochtones partout dans le monde.

Amener l’Évangile dans les écoles à Bartica

Vous n’auriez probablement pas très envie de déménager à Bartica. Cette petite ville minière du Guyana est confrontée à des problèmes de trafic humain, de chômage, d’alcoolisme et de toxicomanie.  

Mais cela n’a pas découragé Steve pour autant. Ce mois-ci, Steve y amorcera un travail pionnier sous la bannière d’un ministère IS/IVCF, parce qu’il désire offrir à chaque personne l’opportunité d’entendre parler de Jésus. 

Ayant grandi dans la région, il connaît bien les défis qui se profilent à l’horizon, tant sur le plan spirituel que pratique. Il y a sept écoles sur le continent et quelques autres plus petites tout près, dans les communautés longeant la rivière. L’accès à ces écoles n’est possible que par bateau. 

Mais Dieu voulant, un ministère florissant au sein des écoles rendra possible, en son temps, un ministère tout aussi vibrant sur les campus universitaires. 

Joignez-vous à nous dans la prière pour Steve et pour le travail entrepris à Bartica : 

  • Louez Dieu d’avoir permis à Steve d’amorcer ce travail pionnier avec le soutien des pasteurs et directeurs locaux.
  • Priez pour que Steve fasse preuve de sagesse alors qu’il évalue les différentes possibilités de ministère au sein de sept écoles.
  • Priez que plusieurs enfants choisissent de mettre leur foi en Jésus, et qu’à travers eux, des familles entières et des communautés puissent connaître Jésus et être transformées par l’Évangile. 

Merci de prier avec nous !

Comment tout a commencé

Ils se tenaient tous ensemble sur le podium : les pionniers des nouveaux mouvements à côté de ceux qui les avaient soutenus. C’était là une merveilleuse illustration du partenariat dans l’Évangile. Comment tout cela a-t-il commencé ? Nous avons écouté nos frères et sœurs raconter leurs histoires de luttes et de sacrifices. Nous les avons écoutés parler de leurs triomphes et de leurs tragédies. Nous les avons écoutés parler de la fidélité du Dieu qui les avait utilisés dans leur faiblesse. Nous avons versé des larmes en les écoutant.

13 mouvements affiliés à l’IFES lors de l’Assemblée mondiale 2019. Poursuivez votre lecture pour découvrir comment le travail parmi les étudiants a commencé dans trois d’entre eux.

SONOKO Cambodge 

1995. Deux anciens étudiants du KGK Japon sont arrivés au Cambodge. Le pays et ses habitants portaient encore les cicatrices de la guerre civile dévastatrice des années 1970. Les deux diplômés ont prié que Dieu les aide à démarrer un mouvement étudiant dans cette contrée magnifique et brisée. En dépit des revers et des épreuves rencontrées, le mouvement a connu une lente mais constante croissance. En 2012, le premier équipier local à temps plein a été embauché, Chamroeun. C’était un jeune homme animé d’un profond amour pour son peuple et d’une passion débordante de faire connaître le nom de Jésus sur les campus universitaires. Il se préparait à devenir le premier secrétaire général du mouvement.

Mais les choses ne se sont pas passées ainsi, finalement. Chamroeun a perdu la vie dans un tragique accident de la route, quittant ce monde pour la gloire céleste en 2017. Le mouvement s’est alors retrouvé de nouveau sur ses genoux. Ô Dieu, pourquoi ? Devons-nous porter cette douleur et cette peine supplémentaires ? Pour le personnel et les étudiants, ce furent des jours difficiles.

Bien que la douleur face à la mort de Chamroeun soit toujours vive, ceux qui sont impliqués au sein de SONOKO Cambodge témoignent de leur reconnaissance envers Dieu pour son réconfort et sa fidélité tout au long de cette tragédie. Ils n’ont jamais cessé de parler de l’espérance qu’ils ont en Jésus. Une espérance qui va au-delà de la mort. Il y a actuellement environ 40 étudiants impliqués dans le mouvement, avec des groupes à Phnom Penh et Siem Riep, et des projets d’établir un groupe dans une autre ville.

IS/IVCF Îles Caïmans

Il n’y avait aucun ministère étudiant établi lorsque Tomy et Brianna se sont installés dans le pays d’origine de Brianna, les Îles Caïmans. Mais Dieu était déjà à l’œuvre. Tomy fut accueilli chaleureusement par les Églises locales. Elles étaient très désireuses de collaborer et voir des groupes étudiants chrétiens être établis dans les écoles et les universités à travers le pays. Tomy a consacré beaucoup de temps à rencontrer des chrétiens locaux, partageant avec eux ses projets pionniers. Un mouvement étudiant évangélique ? Oui, cela nous semble familier ! À de nombreuses reprises, il a discuté avec des diplômés qui avaient été impliqués eux-mêmes dans d’autres mouvements de l’IFES pendant leurs études à l’étranger – en Jamaïque, aux Philippines, à la Barbade, en Guyane ou aux États-Unis.

Des semences qui avaient été plantées des années auparavant à des milliers de kilomètres de distance allaient maintenant porter du fruit d’une manière insoupçonnée. Grâce au soutien de ces diplômés de l’IFES et des Églises locales, le mouvement a connu une croissance rapide. Aujourd’hui, il est établi dans une université et six écoles secondaires.

MFES Myanmar 

MFES Myanmar s’est affilié à l’IFES lors de l’Assemblée mondiale en 2019. Mais ce ne fut pas un périple facile que de se rendre jusque-là. L’ancien secrétaire régional d’Asie du Sud de l’IFES, KP, avait cherché des opportunités de démarrer un mouvement parmi les étudiants au Myanmar depuis un certain temps déjà. Il avait planifié de rencontrer un équipier chrétien local, Sawm Thang, lors de l’Assemblée mondiale au Mexique, en 2015, pour voir avec lui comment lancer un nouveau ministère. Malheureusement, KP a perdu la vie tout juste avant la tenue de l’Assemblée mondiale. Sawm s’est néanmoins rendu au Mexique, espérant y trouver quelqu’un avec qui parler en vue de mettre en action ses projets pionniers. Mais le département d’immigration lui a refusé l’entrée et il a été détenu pendant deux semaines sans même pouvoir en informer sa famille.

Étonnamment, Sawm n’a pas perdu sa vision de démarrer un ministère étudiant. À son retour, il s’est réuni régulièrement avec des étudiants en vue de prier pour leur pays et étudier la Bible ensemble. L’enthousiasme n’a fait que grandir de jour en jour. Howard Spencer, l’un des formateurs de l’IFES pour le développement de la gouvernance, a offert une formation aux membres potentiels du futur conseil d’administration. Le mouvement a été établi officiellement en octobre 2016.

Aujourd’hui, il y a environ 120 étudiants impliqués au sein du MFES dans trois régions.