
Pacifique Sud: Planter dans l’océan
Imaginez une zone aussi large que la Russie et aussi longue que l’Afrique. Ajoutez quelques 155 millions km2 d’eau. Puis, éparpillez-y des centaines de milliers d’îles, saupoudrées d’au moins 30 nations.
Voici la vaste « terre » pour le ministère étudiant dans la région du Pacifique Sud.
En plus du travail établi depuis longtemps sur les îles bien connues (Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie – Nouvelle Guinée, Fidji) figurent des groupes de campus qui ont été implantés plus récemment. Au-delà de l’horizon se trouvent encore d’autres îles avec des conditions prometteuses pour la semence de l’IFES.
Des graines semées
L’année dernière, David Walter (Secrétaire régional de l’IFES pour le Pacifique Sud) a visité les îles Mariannes du Nord et la Polynésie française afin d’explorer les ouvertures pour le ministère. Il fait le bilan :
« Notre visite à Saipan a identifié un campus propice à l’implantation d’un ministère, avec des églises favorables et beaucoup de potentiel. Et à Tahiti, c’était encore plus propice ! La taille et la structure du campus, ainsi que la positivité des églises, des étudiants et des diplômés étaient remarquables. »
Des pousses en croissance
David poursuit : « À Guam, le ministère grandit, tant au niveau du nombre d’étudiants que de leur implication et de leur initiative. C’était merveilleux d’avoir sept d’entre eux participer à notre conférence régionale en septembre dernier. »
Dieu a utilisé Sam de manière inattendue pour implanter un ministère à Guam pendant la pandémie et deux autres membres du personnel d’InterVarsity Link (Alex et Danielle) ont suivi afin d’appuyer la croissance. (Faîtes connaissance avec des étudiants de l’université de Guam ici !)
Sam a depuis poursuivi son appel à réimplanter le ministère aux Tonga. Après avoir passé un an à apprendre la langue et à tisser des liens avec les églises et les étudiants, il se réunit désormais toutes les semaines avec des étudiants pour étudier la Bible et prier. Sam exprime son désir : « Que la confiance continue de grandir afin qu’ils puissent parler librement, poser leurs questions et interagir pleinement avec l’Évangile. »
Les graines semées par Elodie et Ali en Nouvelle-Calédonie en 2018-2019 ont rencontré des conditions difficiles. Malgré la revitalisation après la pandémie, des troubles civils en 2024 ont provoqué le besoin d’un appui plus soutenu. À cette fin, Joel Atwood, ancien directeur de GNYF Vanuatu, emménagera le territoire français cette année.
Un climat identifié
Malgré cette étendue vaste et variée, le climat spirituel est largement partagé : la plupart de ces îles éparpillées sont majoritairement « chrétiennes », l’héritage des efforts missionnaires du début du XIXe siècle.
Pourtant, les croyances indigènes se mélangent à une foi qui, pour beaucoup, n’est que nominale et les étudiants ignorent souvent l’Évangile de la grâce. Voilà pourquoi la vision fondatrice de l’IFES est toujours d’actualité : « un témoignage clair de Jésus-Christ établi dans toutes les universités du monde ».
Comparé à d’autres régions, le nombre d’étudiants et d’universités dans ce vaste océan peut sembler insignifiant. Mais c’est aux îles lointaines que Dieu offre l’espoir sous la forme de son Serviteur (Ésaïe 42.4, 49.1).
Imaginez ceci : la connaissance de ce Roi Serviteur – la gloire de Dieu – qui remplit cette région tout comme les 155 km2 d’eau remplissent la mer (Habacuc 2.14).
Prier
- Louez Dieu pour son travail dans cette région – pour les conditions propices à l’implantation à Saipan et Tahiti, pour une bonne croissance à Guam, pour des débuts prometteurs aux Tonga et pour le service fidèle en Nouvelle-Calédonie.
- Demandez au Seigneur de prévoir les bons ouvriers pour le ministère parmi les étudiants à Saipan et à Tahiti.
- Priez pour Sam, Alex et Danielle, et Joel alors qu’ils servent dans ce contexte de christianisme culturel : qu’ils voient de nombreux étudiants enracinés en Jésus, croître dans la grâce radicale et porter du fruit par l’Esprit.