Region / Country : Amérique latine
INFINIMENT PLUS
« Le projet a remis en question mes idées préconçues à propos des croyances des étudiants. Cela m’a laissé avec ces questions : « Dans quelle mesure connaissons-nous réellement les luttes et les défis de nos pairs ? », « Est-ce que nous prenons le temps d’écouter et d’accompagner chacun et chacune ? » et « Sommes-nous conscients de combien ils désirent Dieu à l’intérieur ? ».
Par sa codirection d’un projet de recherche « Bien-être, spiritualité et religiosité » parmi plus de 725 étudiants à l’Université Nationale de Córdoba, Lucas a vu Dieu faire infiniment plus qu’il ne l’avait imaginé.
Plus d’écoute
Cela a commencé par sa propre équipe.
Comme Lucas, les quatre autres qui organisaient les recherches étaient membres de leur groupe local de l’IFES, ABUA Córdoba. Mais ils représentaient différentes disciplines : l’anthropologie (Lucas), la théologie et la relation d’aide (Amy), la psychologie (Sofia) et la sociologie (Marcos).
« C’était difficile de formuler des questions qui assuraient une étude interdisciplinaire du bien-être, de la spiritualité et de la religiosité. Mais en dialoguant ensemble, nous avons progressé et, pendant le travail de terrain, nous avons rencontré des réalités et des résultats qui nous ont surpris tous. »
Cette investigation rigoureuse consistait en bien plus que de simples questions d’évangélisation.
L’enquête comprenait un outil pour une écoute véritable, pour évaluer le bien-être émotionnel et spirituel de l’ensemble de la population étudiante. Cela incluait l’expérience qu’avait leurs pairs d’émotions et de relations positives, de leur sentiments d’avoir un sens à leur vie, d’accomplissement et de conscience de soi, leurs besoins et pratiques spirituels et leur rapprochement de certains groupes ou croyances religieux.
Plus de partenariats
L’équipe se disait que de tels résultats bénéficieraient plusieurs groupes.
En premier lieu, ABUA Córdoba exploite les données pour veiller à ce que les campagnes d’évangélisation sur le campus soient pertinentes aux besoins des étudiants. Mais les résultats ont aussi été partagés avec différents départements de l’université afin d’appuyer les politiques et programmes de bien-être. Et des présentations à une trentaine d’églises de Córdoba donnent aux pasteurs et aux assemblées des perceptions de la présente génération d’étudiants qui sont fondées sur des faits.
Plus d’intérêt
Au-delà de l’écoute en profondeur et de la collaboration élargie, Lucas explique que ce qui a le plus dépassé ses attentes était le niveau d’implication élevé des participants.
« Il y a eu beaucoup de moments de dialogue avec – et parmi – les répondants. Cela commençait souvent quand ils exprimaient leur surprise à la profondeur des questions, ils avouaient ne s’être jamais posé de telles questions et disaient combien cela leur a été utile d’y réfléchir. »
« C’était formidable de voir que tant d’entre eux s’intéressaient aux conclusions de l’enquête et voulaient en savoir plus sur notre groupe ABUA. Plus que tout, j’étais stupéfait de combien étaient prêts à écouter et à en apprendre davantage sur Dieu. »
Pour alimenter cette faim, ABUA Córdoba propose, entre autres, Unidas – des études d’évangélisation mensuelles qui explorent les déclarations « je suis » de Jésus dans l’Évangile de Jean.
Étant donné que 48 % des répondants s’identifiaient comme catholiques mais que seuls 20 % croyaient à la résurrection – 30 % pourtant à la réincarnation ! – il est essentiel qu’ils apprennent à mettre leur foi dans Celui qui a dit « Je suis la résurrection et la vie ». Ils pourront alors vivre infiniment plus qu’ils ne l’imaginent.
Priez
- Rendez grâce pour ce projet de recherche – pour la vision de l’équipe qui l’a réalisé, pour le financement disponible grâce à une subvention Croître ensemble de l’IFES et pour le haut niveau d’implication et d’intérêt.
- Priez pour de la sagesse pour partager les informations de l’enquête avec les départements de l’université et les églises – que les liens soient renforcés et les relations importantes approfondies.
- Priez que les étudiants rencontrent de manière personnelle le grand « je suis » à travers l’Évangile de Jean – le groupe ABUA prie que « les étudiants persévèrent et examinent en profondeur afin de grandir dans leur engagement envers les Écritures. »
Cette semaine, Infiniment Plus – la Journée mondiale de l’étudiant 2025, unira des milliers de personnes autour du monde pour prier pour des étudiants comme Lucas. Serez-vous des nôtres ? Inscrivez-vous pour prier. Aidez-vous des sujets envoyés par des étudiants et le personnel. Visitez le centre de ressources. Priez pour infiniment plus le jeudi 16 octobre !
Transmettre une passion
Rocio a une conviction solide au sujet de la Bible. Et elle aime la transmettre aux étudiants. Dans son rôle d’équipière de CCUH, le mouvement national de l’IFES au Honduras, elle les aide à comprendre comment les Écritures illuminent leurs défis et le contexte universitaire contemporains.
En début d’année, lors de « L’université : mon champ de mission » – une rencontre de formation nationale pour une trentaine de leaders étudiants – Rocio et Suany, un autre membre de l’équipe, ont coanimé un atelier sur l’évangélisation créative. Son objectif était clair :
« Nous voulions rappeler aux étudiants la puissance de la Parole de Dieu dans l’évangélisation et sa façon de nous guider devant des discussions sur ces questions dans les couloirs de l’université. »
Une Parole pertinente pour le campus
Avant la session, ils avaient sondé les étudiants et découvert que les sujets de conversations fréquents sur le campus comprenaient la sexualité, la confiance en soi, la politique, la protection de la création et la santé mentale. Lors de l’atelier, ils ont présenté les six étapes de la ressource de l’IFES Explorer la Parole et le monde. Rocio explique : « Nous avons réfléchi au fait que les questions contemporaines peuvent devenir une passerelle qui permet aux gens de rencontrer le Seigneur dans les Écritures. »
Les étudiants ont ensuite choisi un des thèmes et ont préparé une façon créative de partager ce qu’ils avaient appris avec des non chrétiens. Mais ce n’était pas qu’un simple exercice théorique. Dans le cadre de la formation, une journée a été mise à part pour une campagne d’évangélisation sur un campus local afin que les étudiants puissent mettre en pratique ce qu’ils avaient appris.
Natalia, une étudiante en droit à Tegucigalpa, déclare :
« J’ai changé de perspective. J’ai appris à identifier les enjeux au sein de ma communauté universitaire et d’adapter mon approche à cette réalité. J’ai aussi été frappée par le besoin d’être nous-mêmes une expression adéquate de ce que nous prêchons. »
Une vie pertinente sur le campus
L’importance d’à la fois déclarer et vivre l’Évangile était renforcée par des études bibliques quotidiennes dans les Actes. Songeant à ce qu’elle avait appris, une autre étudiante en droit, Brizeli, remarque : « L’université est l’opportunité de refléter les valeurs de Dieu dans toutes mes actions, décisions et conversations, d’être son témoin, de montrer son amour et de partager l’espérance de l’Évangile. »
Carlos, un étudiant en informatique à Yoro, l’exprime ainsi :
« Il ne s’agit pas simplement de proposer l’Évangile. Il s’agit de le connaître, de le vivre et d’en faire une habitude dans tous les contextes, aussi difficile que cela puisse sembler. Je me suis rendu compte que de demeurer dans la Parole de Dieu réorganise mes priorités et fortifie ma foi, mon humilité et mon amour pour les autres. »
Il semble que la conviction de Rocio que « si nous avons un engagement personnel et collégial envers les Écritures, l’Évangile imprégnera inévitablement toutes nos conversations à l’université » a été transmise avec succès à une nouvelle génération de leaders étudiants au Honduras. Prions pour eux alors qu’ils découvrent, partagent et démontrent la pertinence de la Parole de Dieu.
Priez
- Rendez grâce pour les « perspectives changées » et les « priorités réorganisées » parmi les leaders étudiants de CCUH. Priez pour Natalia, Brizeli, Carlos et tous ceux qui ont été inspirés par la formation, que leur enthousiasme pour la Parole alimente une évangélisation pertinente et un témoignage authentique.
- Priez pour une délégation de leaders étudiants de CCUH qui continueront leur formation lors de « Firm, Connected, and Real » [Fermes, connectés et authentiques], un rassemblement sous-régional de l’IFES au Mexique (21-31 juillet). Priez que les interactions interculturelles, les échanges d’idées et l’enseignement biblique enrichissent leur ministère.
- Priez pour la retraite de CCUH pour les diplômés – « Bound in Love » [Liés par l’amour] (24-25 mai). Demandez que ces jeunes professionnels rentrent fortifiés dans leur témoignage et engagés à soutenir le mouvement.
Des chemins vers la justice et la paix
Que faites-vous face à la violence et à l’injustice dans votre société ? En tant que chrétien.ne, votre foi façonne-t-elle votre façon de penser et vous incite-t-elle à agir ?
Telles sont les questions de fond d’un projet de l’Initiative Logos et Cosmos (ILC) de l’IFES, initié par le Dr Sandra Márquez Olvera. Le projet est mené en collaboration avec les mouvements nationaux d’Amérique latine, dans le but d’équiper les étudiants afin qu’ils puissent examiner leur vision du monde à la lumière des Écritures et devenir des bâtisseurs de paix, par le biais d’activités locales.
Faire face à l’insécurité
Le projet de Sandra a vu le jour en 2022, en réponse pragmatique à la prévalence des injustices au Mexique. Elle explique :
« Dans de nombreux pays d’Amérique latine, surtout dans les zones urbaines, les gens vivent avec un sentiment d’insécurité permanent. La criminalité, la corruption et la violence sexiste sont des réalités quotidiennes. Et la ‘guerre contre la drogue’ menée par le Mexique a entraîné la ‘disparition forcée’ de milliers de personnes. »
Son projet facilite des initiatives concrètes au service de communautés confrontées à ces problèmes.
En 2023, Areli Cortez et Remy Ocón, étudiantes et catalyseurs de l’ILC, se sont jointes au projet de Sandra. Elles travaillent désormais en partenariat avec les mouvements de l’IFES au Mexique, au Salvador, en Équateur et en Colombie, certains des pays d’Amérique latine les moins bien classés selon l’indice mondial de la paix (Global Peace Index).
Promouvoir la justice
L’année dernière, dans le cadre d’une initiative de service pratique au Mexique, un soutien a été offert à un collectif de familles dont les proches ont été victimes de disparition forcée. L’essentiel de l’énergie physique et émotionnelle du collectif étant consacrée à la recherche de leurs proches, un groupe de Compa a passé quatre jours à les aider à améliorer leur espace de travail.
Quinze étudiants, deux diplômés et trois membres du personnel ont désherbé, créé un jardin et repeint les murs. Ce faisant, ils ont appris à connaître ces victimes d’injustice et à écouter leur histoire. Quelques temps après, ils ont partagé un repas de Noël et les ont aidés à afficher des photos accompagnées d’informations sur leurs proches disparus sur un mémorial érigé sur la place de la ville.
Croire à la paix
Dans le cadre de la dernière phase du projet de l’ILC, Sandra, Areli et Remy animent des « espaces de réflexion » en ligne pour 16 participants issus des quatre mouvements nationaux. Le cours Perspectives sur la consolidation de la paix initie la cohorte à la théologie de la justice et de la paix dans le contexte de la situation sociale en Amérique latine. Ce cadre de « mission holistique » permet aux participants de considérer le service et la consolidation de la paix comme faisant partie intégrante de l’appel de Jésus à être sel et lumière.
Areli Canul, participante diplômée de COMPA Mexico, se réjouit de passer de la réflexion à l’action :
« J’espère vraiment pouvoir marcher ne serait-ce qu’un peu sur le chemin qu’ils ont partagé avec nous, afin de perpétuer cet héritage et de servir le Seigneur, et de montrer que les Écritures nous appellent à ne pas être passifs et indifférents face à la souffrance et à l’injustice ».
De nouveaux chemins qui s’ouvrent
Des initiatives d’action communautaire seront à nouveau menées en partenariat avec des organisations de la société civile. La première initiative devrait être lancée au Mexique au cours de la deuxième semaine de décembre, et d’autres devraient suivre en Équateur, en Colombie et au Salvador au mois de janvier.
Tout au long du projet, les trois femmes interrogeront des acteurs clés et consigneront les réponses des étudiants afin de pouvoir documenter l’approche de chaque pays en matière de responsabilité sociale des chrétiens. Leurs conclusions feront l’objet d’un article académique et alimenteront un plan d’action pour les quatre mouvements étudiants.
Nous espérons que ce projet de l’ILC contribuera à intégrer les initiatives en faveur de la paix et de la justice dans les activités de ministère habituelles, façonnant ainsi les mentalités et favorisant l’action.
Prier
- Rendons grâce à Dieu pour la réflexion théologique et l’action facilitées par Sandra, Areli et Remy au sein de COMPA Mexique, du MUC Salvador, du CECE Équateur et de l’UCU Colombie. Louons Dieu car les étudiants ont grandi dans la foi et les communautés ont été touchées.
- Prions pour les mouvements qui finalisent la préparation de leurs initiatives pratiques ; pour la grâce et la faveur des organisations partenaires et des communautés qu’ils serviront.
- Prions qu’un intérêt concret pour la paix et la justice fasse partie intégrante du témoignage chrétien au sein de ces mouvements et de tous les mouvements de l’IFES.
Dans cette vidéo de l’ILC, Sandra nous parle de sa passion pour le lien entre la Parole et le monde.
Perspectives sur la justice et la paix en Amérique latine, un livret qui a été distribué lors du séminaire de l’Assemblée mondiale 2023 de Sandra sur ce sujet, est disponible en ligne en espagnol et en portugais.
Le pouvoir d’une invitation timide
Nattanaelys et Josué avaient des points communs, mais un monde les séparait… jusqu’au jour où l’invitation timide de Nattanaelys a suscité un puissant changement chez Josué.
Des expériences communes
Nattanaelys et Josué avaient tous deux subi de grandes pertes à un jeune âge. Lorsque Josué avait quatre ans, ses parents ont divorcé et sa mère est partie refaire sa vie ailleurs ; lorsque Nattanaelys avait neuf ans, son père a été assassiné.
À la fin de leur scolarité, tous deux nourrissaient de grands espoirs pour leurs études universitaires, mais aucun d’entre eux n’a pu s’inscrire là où il le souhaitait. Ils se sont retrouvés à étudier la physiothérapie à l’université expérimentale Simón Rodríguez de Marigüitar.
Des perspectives différentes
Malgré le vécu difficile qu’ils avaient en commun, ils avaient un regard très différent sur la vie.
La famille de Nattanaelys aimait le Seigneur. Elle avait été façonnée par un enseignement biblique car elle avait fréquenté l’Église évangélique. Dès sa jeunesse, par l’intermédiaire d’une tante, elle avait connu le MUEVE, le mouvement de l’IFES au Venezuela. Tout cela l’avait aidée à trouver un sens à la vie :
« En raison de la situation dans le pays, je n’ai pas pu faire les études que je souhaitais. Malgré cela, mon objectif à l’université est resté clair : présenter l’espérance de Jésus à mes camarades de classe ».
Josué est arrivé à l’université dans un tout autre état d’esprit. Quand il vivait chez ses grands-parents, il s’est mis à tout faire seul. Il avait quelques bons amis, mais il s’est peu à peu détaché émotionnellement. Beaucoup le trouvaient « froid et distant », et il a commencé à le croire.
« Je me suis réfugié dans l’intellect pour compenser le vide qui me tourmentait. Mais je savais ce qui se passait au fond de moi : je ne connaissais pas l’amour. Je n’avais même aucune idée de ce que c’était ».
Une invitation timide à l’effet puissant
Comme ils n’étaient que collègues de cours, Nattanaelys n’avait aucune idée de ce que vivait Josué. Mais fidèle à son objectif, elle a décidé de l’inviter à un événement MUEVE. Il se souvient :
« Je ne savais même pas comment elle s’appelait, mais elle est venue me voir. Très subtilement, un peu gênée, elle m’a demandé si je voulais venir. Quand j’ai accepté, j’ai été choqué d’apprendre que l’événement s’intitulait « La folie de l’amour ».
Intrigué par ce qu’il a entendu ce jour-là, Josué a continué à participer aux études bibliques, aux temps de prière et aux événements du MUEVE. Et un jour, il était prêt :
« J’ai fait le pas de donner ma vie à Celui qui est la source d’un amour inépuisable. »
Nattanaelys conclut : « Je suis tellement reconnaissante ! Grâce à cet événement MUEVE, Josué est aujourd’hui mon frère dans la foi et mon ami ».
Priez
- Remercions Dieu d’avoir utilisé l’invitation timide mais courageuse de Nattanaelys pour attirer Josué à « l’amour inépuisable ». Priez que tous les étudiants du MUEVE partagent son engagement, interagissent avec leurs collègues de cours et voient Dieu à l’œuvre.
- Nattanaelys et Josué avaient tous deux été sélectionnés pour participer à une rencontre sous-régionale de l’IFES, où des bourses et des formations allaient être offertes à des étudiants du Venezuela, de Porto Rico, de République dominicaine et de Cuba. Malheureusement, en raison de troubles politiques persistants, ils n’ont pas pu y participer. Merci de prier pour une résolution rapide et pacifique de la situation.

- De plus, Joel, le Secrétaire général du MUEVE, explique : « à cause de la crise économique, de nombreux membres de nos familles, amis, partenaires de mission et étudiants ont quitté le pays, ce qui a fortement réduit la fréquentation de nos groupes étudiants ». Prions que le Seigneur fortifie ceux qui restent et suscite de nouveaux leaders étudiants lors du camp national les 7 et 8 septembre.
Pour en savoir plus sur le ministère parmi les étudiants dans cette sous-région caribéenne de l’Amérique latine, écoutez ce podcast Voices of IFES avec la coordinatrice de l’IFES, Gisela Muñoz.
Boire le maté dans l’arrière-cour
« Oui, il le faut ! Je connais beaucoup d’étudiants sur le campus ; nous devons démarrer quelque chose ! »
C’est la réponse enthousiaste qu’Emanuel a donnée à une question qui venait de lui être posée : était-il envisageable de démarrer un ministère étudiant sur son campus à Paysandú, en Uruguay ?
Le mouvement IFES en Uruguay, Comunidad Bíblica Universitaria (CBU), travaille depuis de nombreuses années dans la capitale Montevideo, où la plupart des étudiants font des études universitaires. Traditionnellement, l’économie, la politique et le système éducatif du pays privilégient la ville, à tel point qu’un orateur a décrit le pays comme se résumant « au port (Montevideo) et à son arrière-cour ».
Au cours de la dernière décennie, cependant, de nouveaux établissements ont été créés dans « l’arrière-cour », dont des campus satellites de l’université d’État. Le personnel et les étudiants du CBU se sont donc mis à prier pour la possibilité d’un témoignage parmi les étudiants là-bas, en demandant au Seigneur d’ouvrir les portes.
Il y a trois ans, le secrétaire général du CBU, Jorge Bermúdez, a reçu un message. Il ne connaissait pas son expéditeur, Santiago, coordinateur académique dans un collège technique (UTEC) de la ville de Fray Bentos, à l’Ouest. Il avait apparemment entendu Jorge parler dans une Église quelques années auparavant et avait été interpelé par la nécessité d’un ministère étudiant. Y avait-il une possibilité que le CBU vienne à l’UTEC ?
Puis d’autres bonnes nouvelles : Antonella, une assistante sociale que Jorge connaissait, a organisé une réunion pour lui avec le pasteur de son Église à Paysandú, à environ 125 km au nord de Fray Bentos. Après avoir pris connaissance du CBU, le pasteur (un ancien professeur de lycée) a eu à cœur de voir le ministère s’implanter dans les établissements locaux et a contacté deux autres Églises.
Grâce à ces contacts dirigés par l’Esprit, le personnel et les étudiants du CBU se sont rendus à Fray Bentos et à Paysandú ces derniers mois pour animer deux ateliers : « Jeter des ponts » (évangélisation relationnelle) et « détectives de la Bible » (études bibliques inductives). Les étudiants locaux sont maintenant outillés, y compris l’enthousiaste Emanuel. Il a pu assister au camp national du CBU au mois de mars, et c’est là qu’il a clamé « oui, il le faut ! ».
Pour voir cet enthousiasme se répandre parmi les étudiants, l’équipe du CBU espère collaborer avec les Églises locales lors d’une retraite de deux jours dans la région au mois de mai. Ils prévoient également de proposer aux étudiants d’entreprendre Marc : l’Expérience au mois de septembre. En attendant, les étudiants fraîchement outillés feront leurs premiers pas en démarrant des petits groupes sur le campus.
Au CBU, ces groupes ont un nom particulier : Mateada Biblica. Ce nom traduit l’ambiance conviviale que l’on trouve assis autour d’un maté (une boisson traditionnelle sud-américaine) à discuter ensemble, dans ce cas, à propos de la Bible.
Remercions donc Dieu pour ces opportunités en Uruguay et prions pour les étudiants du CBU alors qu’ils partagent le maté (et Jésus) dans leur arrière-cour :
- Rendez grâce pour la façon dont Dieu a œuvré à travers Santiago et Antonella pour permettre au CBU de former des étudiants à Fray Bentos et Paysandú, et pour les bonnes relations avec les Églises locales. Demandez-lui que ces relations perdurent et s’approfondissent.
- Priez pour Emanuel et les autres étudiants qui ont reçu la formation du CBU, afin qu’ils agissent par la foi, établissent des groupes et voient Dieu à l’œuvre. Et priez que la retraite prévue et la campagne d’évangélisation « Marc : l’Expérience » inspirent et mobilisent davantage d’étudiants.
- Priez que Dieu incite de nombreux partenaires, membres du personnel et étudiants à participer à la Journée mondiale du don de l’IFES de cette année : Jusqu’au bout du monde (17 avril), dans le but de lever des fonds pour des initiatives comme celle-ci et d’établir de nouveaux groupes dans le monde entier.
Des actions pleins d’espoir dans un lieu vulnérable
Dans le bâtiment discret d’une église dans le centre de la ville de Guatemala, trente-deux personnes se sont réunies : des étudiants universitaires, des professionnels et des membres d’églises. Ils sont préoccupés par la crise environnementale. Quel espoir y a-t-il ? Ils sont venus écouter des orateurs partager des perspectives issues des sciences, de la théologie et des connaissances autochtones. Quelle différence peuvent-ils faire ?
C’est une question pressante. Le Guatemala est souvent cité parmi les dix pays les plus vulnérables aux effets du réchauffement climatique. Au cours des dernières années, le chaos climatique a provoqué des sécheresses, des inondations et des glissements de terrain. Cela a augmenté l’insécurité alimentaire et hydrique dans un pays qui souffrait déjà de la déforestation et de la pollution.
Mais que peut faire un(e) étudiant(e) ? Y a-t-il un espoir ?
« Il y a beaucoup à faire mais il y a de l’espoir. »
« Aussi difficile que cela puisse paraître, je crois qu’il y a de l’espoir pour notre relation avec l’environnement, si nous commençons à admettre nos erreurs qui sont profondément enracinées. »
Voilà la conclusion des participants à la fin de l’événement organisé par Venuz Pérez López dans le cadre de son projet de l’Initiative Logos et Cosmos (ILC). L’ILC est une mise en pratique de la vision globale de l’IFES de soutenir et façonner des étudiants qui auront un impact sur l’ensemble de la société pour la gloire de Christ. Elle équipe les jeunes universitaires chrétiens à développer des projets qui susciteront la curiosité et l’émerveillement au sujet de la Parole de Dieu et de son monde, ainsi que de la relation entre la théologie et les sciences.
C’est précisément ce que Venuz a accompli dans cette salle. Son séminaire, intitulé Unissons les connaissances : une réflexion sur la crise environnementale au travers des sciences, de l’écothéologie et des peuples autochtones, a rassemblé différentes perspectives afin de susciter de l’espoir et inspirer des solutions pratiques. La discussion autour du changement climatique a souvent était limitée aux connaissances scientifiques. Mais Venuz croit qu’il faut aussi regarder ailleurs et que nous pouvons exploiter les sciences avec sagesse dans notre poursuite de la justice pour le royaume de Dieu.
Titulaire récente d’un Master en gestion intégrée de l’eau, Venuz travaille étroitement avec le mouvement national de l’IFES, le Grupo Evangélico Universitario de Guatemala (GEU), afin de présenter son approche multidisciplinaire aux étudiants. Le séminaire qu’elle a organisé à l’église Casa Horeb comprenait des étudiants des groupes régionaux du GEU (Huehuetenango, Chiquimula, Guatemala et Sololá). Mais il a aussi attiré des étudiants non chrétiens, proposant ainsi un forum permettant à chacun de voir la pertinence de la foi dans tous les domaines de la vie.
Venuz continue le travail de son projet de l’ILC en organisant un programme virtuel qu’elle a elle-même conçu, intitulé Avec science et foi pour l’environnement. « L’objectif est que les participants reconnaissent que Dieu est le créateur et qu’ils renforcent leur lien avec la création afin de contribuer à des solutions environnementales sur les campus, à la fois au court et au moyen terme », explique-t-elle. Grâce aux quinze étudiants qui y participent du Guatemala, du Honduras, du Mexique, du Pérou et du Chili, cela inspirera de l’action dans toute l’Amérique latine.
Il y a de l’espoir. Les étudiants peuvent faire la différence.
Priez pour Venuz et les étudiants au Guatemala :
- Remerciez Dieu pour Venuz et son mari Johnny, qui a aussi planifié et mis en œuvre un projet environnemental dans le cadre de l’ILC. Priez que leur foi et leur travail continuent de susciter de l’espoir et d’inspirer à l’action.
- Priez pour le mouvement étudiant GEU : il suscite une prise de conscience quant à la protection de la création grâce à des ateliers et un guide pratique, désormais inclus dans le projet de formation pour tous les nouveaux leaders étudiants.
- Priez que les non chrétiens soient touchés par la foi et les actions de leurs camarades chrétiens et qu’ils veulent en savoir plus sur Jésus et l’espoir qu’il nous donne.
Priez pour les jeunes leaders qui participent à l’Assemblée mondiale
La nouvelle s’est rapidement répandue au sujet du nouveau groupe de cellule lancé par Natalie Jordán dans sa faculté à l’Université de Panama, mais tout le monde n’était pas d’accord. Néanmoins, Natalie faisait confiance à Dieu pour sa provision et sa présence continues. « Même si nous craignons parfois ce que l’avenir nous réserve, Dieu est présent comme un rocher solide », dit-elle.
L’année dernière, Natalie, une responsable étudiante de la CEC du Panama, a créé le groupe biblique des étudiants de la Faculté d’architecture et de design afin d’offrir un espace de rencontre pour la communion fraternelle, le culte d’adoration et l’étude biblique.
« C’était difficile parce qu’il n’y avait pas eu de groupe d’étudiants chrétiens au sein de la faculté au cours des dernières décennies, et beaucoup de professeurs et d’administrateurs n’avaient pas connaissance de la Communauté des Etudiants Chrétiens et ce que nous y faisons », explique Natalie.
De plus, lorsque davantage d’étudiants ont entendu parler du groupe, Natalie a compris à quel point les mentalités sceptiques et athées peuvent être une pierre d’achoppement. Même parmi les étudiants chrétiens, peu étaient disposés à aider à diriger le groupe. De plus, l’équipier est parti fin 2022 et on peine encore à trouver son remplaçant.
Mais le Seigneur a suscité des croyants engagés d’autres facultés qui se sont mobilisés pour aider Natalie à diriger le groupe. Et parce que son groupe est l’une des deux cellules autorisées sur le campus central de son université, il attire plusieurs étudiants de différentes facultés.
« Le Seigneur a pourvu à tous nos besoins au fil des ans », a déclaré Natalie. « Le simple fait de voir une seule personne intéressée à en savoir plus sur Jésus montre à quel point il nous utilise pour avoir un impact sur l’université. Au final, tout vient de lui ; nous faisons tout à cause de lui et pour lui. »
Après avoir surmonté les défis de la création de son groupe, Natalie a hâte d’apprendre des autres membres de la fraternité IFES en août lors de l’Assemblée mondiale. Là, elle rejoindra environ 1 000 étudiants, diplômés, professeurs, équipiers, membres du conseil d’administration et sympathisants du monde entier au cours de la conférence quadriennale de l’IFES en Indonésie. Ils feront l’expérience de l’enseignement, de l’étude biblique, du culte d’adoration, des arts et de la fraternité, tous axés sur le thème « être des témoins résilients à l’université et au-delà ».
« J’ai hâte de rencontrer certains de mes frères et sœurs chrétiens d’autres parties du monde, en particulier ceux qui pourraient être confrontés à la persécution », déclare Natalie. « Je pense que cela peut aider à alimenter ma passion et mes efforts pour partager Jésus avec mes pairs et m’encourager à profiter des opportunités que j’ai au Panama pour le faire librement. »
« J’espère aussi recevoir une formation pour partager efficacement l’évangile avec tout type de personne que je rencontre à l’université – quelque chose dont j’ai souvent l’impression de manquer. »
Faisant confiance à la provision du Seigneur et à la générosité de nos sponsors, l’IFES offrira des bourses à de nombreux participants comme Natalie à l’Assemblée mondiale 2023. Ces bourses permettront à l’Assemblée mondiale d’avoir une voix véritablement mondiale, malgré les obstacles financiers. Grâce à ce soutien, les boursiers peuvent se connecter avec la communauté mondiale, partager leurs expériences, leurs idées et leurs témoignages lors de cet événement transformateur, et rentrer chez eux fraîchement inspirés et équipés pour faire face aux défis de leur contexte avec une résilience accrue.
Veuillez prier avec nous pour Natalie et pour l’Assemblée mondiale :
- Priez pour les leaders étudiants comme Natalie de la CEC Panama, qu’ils soient guidés par la sagesse du Seigneur et remplis de courage pour faire sa volonté à l’université.
- Priez que Dieu mette à la disposition de la CEC Panama les bonnes personnes et les ressources nécessaires pour continuer son œuvre. Priez spécialement pour un nouvel équipier et pour sa formation.
- Priez que le Seigneur passe par l’Assemblée mondiale 2023 pour renforcer les témoins fidèles et résilients de Jésus-Christ, à l’université et au-delà.
- Priez que le Dieu des nations rende disponibles les ressources financières nécessaires pour les bourses de l’Assemblée mondiale.

Si vous voulez aider des leaders comme Natalie à partager leurs expériences et à être mieux équipés lors de l’Assemblée Mondiale, c’est l’occasion ou jamais. Nous cherchons à collecter 37 500 USD pour les bourses de l’Assemblée Mondiale au cours de la Journée mondiale des dons de cette année. Vous pouvez faire un don ici, en savoir plus ici, et suivre la campagne sur Facebook et Instagram pour des mises à jour et d’autres histoires de candidats aux bourses.
La protection de la création et la crise climatique
La conférences des Nations unis sur les changements climatiques, la COP 27, a eu lieu et s’est déroulée en novembre. La rencontre, qui s’est tenue en Égypte, a soulevé des controverses sur les droits de l’Homme et a été assombrie par d’autres événements politiques majeurs. Sa principale réalisation a été une percée majeure pour les pays en développement avec la création du fonds pertes et dommages .
Le désordre de la COP27 est la dernière preuve que, lorsqu’il s’agit de nous confronter aux probabilités existentielles et catastrophiques de la crise climatique, nous continuons tous à nous tromper. Nous pouvons nous sentir paralysés face à l’ampleur du problème. De même, nous pensons souvent que le changement climatique est le problème de quelqu’un d’autre et qu’il peut être la priorité de quelqu’un d’autre. Des demandes et des objectifs plus immédiats et urgents pèsent lourd. Mais cette approche individualiste et qui manque de vision, n’est pas suffisante. En tant que chrétiens, nous devons nous poser la question de savoir ce que Dieu a à dire à ce sujet.
L’engagement dans les questions climatiques pourrait sembler un projet annexe pour les mouvements étudiants de l’IFES, avec le pouvoir potentiel de nous distraire de l’urgence de l’évangile. En particulier lorsque nos ministères se heurtent à des obstacles, mettre l’effort et l’énergie dans cette question semble non seulement hors de propos, mais irresponsable. Comment pouvons-nous nous engager délibérément sans avoir l’impression de nous écarter et de dévier vers une autre vocation ?
L’évangile n’est pas une pilule magique
Si l’engagement dans les questions climatiques semble nous dévier de notre objectif, nous n’avons pas compris que cet évangile de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus est plus grand et plus complet que nous ne le pensons. Notre message n’est pas une formule spirituelle ou encore une pilule magique que nous voulons que les étudiants avalent. C’est un appel à se réaligner avec la vérité concernant Dieu, nous-mêmes et notre monde. C’est une invitation miraculeuse à connaître la personne, Jésus, qui « bouleverse le monde » (Actes 17:6). Lorsque les étudiants sont libérés par la grâce qui sauve, lorsqu’ils sont transformés parce qu’ils ont réalisé leur position devant Dieu, ce renouveau rejaillit dans tous les domaines de la vie, y compris sur notre personnalité, notre famille et nos ambitions. Jésus refuse d’être classé dans un tiroir. Si nous faisons de lui notre Seigneur, des implications en découlent. Aucune réalité n’est mise à l’écart.
A l’IFES, nous nous efforçons d’honorer notre engagement à équiper les étudiants en vue de participer pleinement à ce vaste domaine culturel : l’université. Interagir avec l’université est une valeur fondamentale de l’IFES et c’est également le nom de l’un de nos ministères internationaux dont le but est de fournir divers types de soutien aux mouvements nationaux. Nous encourageons les étudiants à ne pas vivre dans une sorte de « bulle sainte », mais à amener leur foi au milieu des problèmes du monde qui les entoure. « S’épanouir dans l’engagement de toute la vie » est l’une des quatre priorités du plan stratégique de l’IFES, et notre vision est de voir les étudiants transformés impacter la société pour la gloire du Christ. Dans toutes les disciplines , les questions climatiques jouent un rôle grandissant.
Dans une large mesure, ces questions sont également intégrées à certains des autres problèmes existentiels que les étudiants de l’IFES rencontrent au niveau académique et personnel. La crise climatique est également une crise sanitaire, comme les parties prenantes commencent à le reconnaître dans le monde entier. On ne peut le séparer des problèmes d’oppression et de géopolitique. La crise climatique est d’ores et déjà dévastatrice pour les populations les plus pauvres du monde.
Une question de témoignage, de discipulat et d’obéissance
Dans nos efforts pour être sel et lumière (Matthieu 15:13-16) et un mouvement mondial d’étudiants qui déclarent suivre Jésus, nous ne pouvons ignorer l’impact réel sur les personnes réelles. Nous devons également comprendre l’injustice que le Nord mondial a perpétuée. Les chrétiens aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne, dans les pays qui ont cumulé la plus grande culpabilité pour les dommages écologiques et les émissions de dioxyde de carbone, sont confrontés à des conséquences négligeables. Ces chrétiens ne peuvent ignorer la justice climatique comme étant trop lointaine et trop importante. En ce qui concerne les tendances actuelles, des parties de l’Afrique et de l’Asie du Sud deviendront totalement invivables dans les prochaines décennies en raison du changement climatique. Nous sommes un mouvement étudiant mondial, et nous faisons partie d’une église mondiale. Notre mandat biblique est de prendre soin de tous les hommes et femmes, de défendre la justice et de nous souvenir de la souffrance des frères et sœurs en Christ (Hébreux 13:3).
Cela concerne aussi notre témoignage. Peter Harris, fondateur d’A Rocha International, un réseau d’organisations chrétiennes dédiées à la conservation de la nature , écrit que dans les premiers jours d’A Rocha, « il était alarmant de constater non seulement qu’il y avait très peu de chrétiens travaillant dans les organisations environnementales, mais que l’on disait typiquement que la pensée et la pratique chrétiennes étaient les principaux responsables de la dégradation de l’environnement. » Harris a été informé par un chef de fil éminent de la conservation que « la théologie évangélique et le comportement incontrôlé des entreprises étaient les deux plus grandes menaces pour la biodiversité mondiale, et qu’ils se recoupent fréquemment en la personne de leurs dirigeants ».
Une méthodologie holistique pour une interaction pertinente à la fois avec les Écritures et avec les problèmes qui touchent l’université permettra aux étudiants de rejeter à la fois la cupidité du monde de l’entreprise et l’apathie environnementale dans leur propre prise de décision, laissant l’Évangile éclairer l’approche qu’ils ont de leur carrière, le milieu naturel, et leur responsabilité en tant que citoyens du monde.
Récemment, le groupe d’étudiants à Bratislava de VBH, le mouvement de l’IFES en Slovaquie , est descendu dans la rue en partenariat avec la Journée mondiale du nettoyage de notre planète, une initiative mondiale laïque qui a commencé en Estonie. Après le nettoyage dans les rues, ils ont organisé un événement pour discuter des empreintes de Dieu dans la création, que nous voyons dans notre milieu. L’idée était d’aider les étudiants à louer Dieu pour son œuvre et à l’honorer en prenant soin de cette œuvre. « Nous sommes fermement convaincus que Dieu nous a donné la responsabilité d’être des intendants sur cette terre », dit Dominika, équipière de VBH. « Nous voyons combien nous avons échoué dans cette tâche. En nous repentant de notre propre exploitation égoïste et insouciante, nous pouvons chanter avec le psalmiste « la terre et ses richesses appartiennent à l’Éternel » (Psaumes 24.1).
« Tiens compte de lui pour tout ce que tu entreprends » (Proverbes 3.6)
A l’Assemblée mondiale en août 2023 , nous prendrons le temps de discuter de la crise climatique. Les conférenciers seront Ed Brown, Catalyseur pour le soin de la création pour le mouvement de Lausanne, et Directeur fondateur de l’initiative environnementale américaine Care of Creation (trad. Soin de la création), ainsi que Denise Thompson, Directrice de Black Scholars and Professionals (trad. professionnels et chercheurs noirs américains) pour InterVarsity, le mouvement aux Etats-Unis. Nous nous réjouissons d’étudier la question avec autant de nations représentées en personne.
Au niveau local, les étudiants et les équipiers intègrent le soin de la création dans leurs activités. Le GBU, le mouvement en République Démocratique du Congo (RDC), a récemment tenu une conférence sur le climat , et a discuté des nuances du concept de « domination » de Genèse 1. Louise, une équipière d’ Ichtus, le mouvement néerlandophone en Belgique , se sentait mal à l’aise avec le nombre de voyages en avion que son travail nécessitait. « J’ai fait le choix d’aller plus loin encore. En prenant l’avion, j’aurais fait la chose que je ne voulais vraiment pas faire », dit-elle. Avec la bénédiction du mouvement, elle a pris deux jours pour se rendre au récent rassemblement du FEUER en Grèce en prenant le train à la place.
La nature internationale de notre Union rend la question des voyages longue distance inévitablement difficile. La pandémie l’a mise en évidence. Elle a prouvé que nous pouvons fonctionner en ligne et pourtant que nous ressentions le manque de véritables connections spirituelles et émotionnelles. Il est important que chacun juge à l’échelle individuelle du choix à prendre. Bien sûr, les alternatives ne sont pas toujours disponibles. Il est cependant motivant de faire de bons choix comme ceux-là lorsque les occasions se présentent.
Ailleurs à l’IFES, certains posent des priorités dans l’intégration des questions climatiques dans le ministère étudiant et même plus délibérément. Deux catalyseurs de Interagir avec l’Université de l’Initiative Logos et Cosmos (LCI) s’attaquent aux questions climatiques : Johnny Ngunza du GBU RDC, et Johnny Patal, du GEU, le mouvement au Guatemala.
Le Guatemala est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique. Le postulat du projet de Johnny est que le fait d’intégrer des étudiants guatémaltèques issus de différentes disciplines dans une conversation, va générer des solutions puissantes. Le développement de ressources à partir de ces discussions peut également aider à multiplier les efforts. « La crise environnementale nécessite la participation de différents types de personnes, y compris des universitaires de différentes disciplines, des politiciens, des personnalités religieuses et des citoyens », dit Johnny. « C’est difficile à réaliser dans la société, mais c’est une force dans les mouvements de l’IFES. »
De même, ayant fondé Another Sound of Africa University (trad. un autre son de l’université d’Afrique), l’architecte Johnny Ngunza dirige un projet qui adopte une approche plus ciblée sur les mêmes thèmes. Son travail s’attaque à l’érosion des sols dans sa ville de Beni, un problème qui non seulement entrave le développement économique urbain, mais entraîne la pollution, la dégradation des sols et la perte d’habitat.
Ensemble avec les étudiants du GBU, Johnny teste une architecture bioclimatique et une nouvelle construction ainsi que des techniques écologiques. Des ateliers, des séminaires et une formation qui favorisent l’intégration de la théologie aux questions environnementales. « Dans la phase de développement, le sol est donné aux étudiants alors qu’ils matérialisent les idées qu’ils conçoivent durant les ateliers d’innovation. C’est une joie pour moi de les voir s’approprier le projet et bâtir sur des fondations bibliques et scientifiques pour concrétiser les propositions » dit Johnny.
L’évangile pour une création soumise au pouvoir de la fragilité (Romans 8:20)
Comme le démontre parfaitement le projet de Johnny, les questions environnementales sont indissociables des problèmes économiques et ils doivent tous deux être pris en considération afin d’apporter un témoignage qui porte dans notre société.
Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer notre réponse au changement climatique et une approche fragmentée et unique ne fonctionnera pas. La Bible ne traite pas Jésus de cette façon. Dans Romains 8, Paul explique l’idée incroyable selon laquelle la création tout entière est rachetée à travers Christ. C’est à travers de la victoire de Christ que « la création elle-même sera délivrée de l’esclavage, de la corruption pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire » (Romains 8.21).
Le récit que Dieu dévoile est beaucoup plus grand que nos petits objectifs. Dans Colossiens 1:16, nous lisons que toutes chose sont créées par et pour le Fils de Dieu. Une vision de la rédemption qui inclut le monde même que nous habitons, nous motivera non seulement à préserver ce que Dieu a fait pour lui-même mais cela nous donnera également une compréhension approfondie de l’évangile que nous présentons aux étudiants. Le soin de la création n’est pas une déviation de nos objectifs. C’est une extension de notre connaissance de Dieu et de la profondeur de la gloire à laquelle il nous appelle à le rejoindre.
D’un mendiant à un autre
« L’évangélisation c’est juste un mendiant qui dit à un autre mendiant où trouver du pain. »
C’est l’une des citations préférées de Daniela, une étudiante infirmière à UNAN, Managua et une leader de CECNIC, le mouvement étudiant de l’IFES au Nicaragua. L’évangélisation est une œuvre qu’elle valorise et elle explique ci-dessous certains aspects qui lui sont particulièrement chers. Dans cette édition de Prayerline, prions avec elle que les étudiants du Nicaragua viennent à Christ et que Dieu équipe les évangélistes du CECNIC pour qu’ils puissent partager « la lumière de l’Evangile qui fait resplendir la gloire de Christ, lui qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4.4) avec leurs collègues étudiants.
« Savoir engager avec tact et affabilité les cœurs formés par Christ lui-même est un don, » dit Daniela. « Il faut se rappeler que chaque personne avec laquelle on parle est précieuse aux yeux de Jésus. Le fait de prier avec des étudiants nous aide à nous rappeler que nous sommes sel et lumière partout où nous allons, et surtout à l’université où nous passons tant de temps. » Elle encourage donc les membres de son mouvement à « saisir les occasions de faire preuve de grâce, d’amour et de compassion. »
Sur le campus de Daniela, CECNIC a créé des « espaces d’évangélisation » qui ont été bien reçus par les autres étudiants. Les membres du CECNIC qui sont bénévoles dans ces espaces ont certes un message à proposer mais ceux ne sont pas les seules voix que l’on entend. Les participants sont eux aussi invités à partager sur eux-mêmes avec les étudiants évangélistes. Les espaces d’évangélisation permettent ainsi aux évangélistes de vraiment écouter et comprendre les étudiants qui viennent partager sur eux-mêmes. « J’aime que nous rencontrions beaucoup de personnes différentes et que nous faisons réellement connaissance avec elles, » réfléchit Daniela. « Nous parlons de leur lieu d’origine et de ce qu’elles étudient. Nous les écoutons parler de leurs expériences du trimestre, comme par exemple des cours les plus difficiles, et nous rions ensemble. »
Ces espaces d’évangélisation ne se concentrent donc pas uniquement sur le message à partager. Leur fonction la plus convaincante est d’aider à établir un dialogue entre étudiants. « Je m’identifie aux gens », explique Daniela. Les histoires qu’elle entend lui rappelle ses propres expériences d’étudiante. « C’est merveilleux de pouvoir les comprendre, d’oser partager ces sentiments avec eux et de leur dire que le Père les accompagne au cours de ce beau et fatiguant cheminement à travers l’université. » Proclamer cette vérité sert aussi de rappel pour Daniela. « Je prie pour eux et avec eux, et puis je leur demande ce pour quoi ils aimeraient qu’on continue à prier. » Et quand ils repartent, Daniela est encouragée par « le sourire sur leur visage quand ils disent merci. »
Daniela n’oublie pas les personnes qu’elle rencontre. Avec les autres étudiants dans son groupe, elle prie pour les sujets qui sont partagés dans les espaces d’évangélisation, « en se rappelant que le Seigneur connaît leur vie et que les noms sur les papiers sont plus que de simples noms » : ce sont « des gens qui ont besoin d’être fortifiés par des câlins en forme de prières. »
Prions pour Daniela, les espaces d’évangélisation parmi les étudiants à UNAN et pour CECNIC :
- Priez pour chacun et chacune des étudiants qui ont partagé leurs problèmes et leurs sujets de prière avec Daniela et les autres membres de l’équipe. Priez qu’à travers le témoignage fidèle de leur amour, ces étudiants rencontrent Jésus pour eux-mêmes « et (qu’ils se déchargent) sur lui de tous (leurs) soucis, car il prend soin » d’eux (1 Pierre 5.7).
- Priez que le Saint-Esprit soutienne et fortifie Daniela et les autres étudiants du CECNIC alors qu’ils cherchent à atteindre des vies brisées en témoignant de la vérité et de la lumière de l’Évangile.
- Priez que le Seigneur continue de lever des leaders et des communautés d’étudiants dans le Nicaragua qui pourront vivre pleinement pour lui à l’université et par la suite.