La décision de William

Avez-vous déjà connu une situation dans laquelle, malgré tous vos efforts, vous aviez le sentiment que vous n’alliez jamais y arriver ? C’est ce que William ressentait en tant qu’étudiant durant la pandémie. Cet étudiant international de la Côte d’Ivoire savait que recevoir une formation d’une université canadienne améliorerait ses perspectives d’avenir, si seulement il pouvait réussir ses cours.

William était un excellent étudiant. Il faisait de son mieux pour achever ses travaux à temps et avec soin. Malgré tout, ses camarades suscitèrent un autre défi. Quand les cours passèrent en ligne durant la pandémie, plusieurs étudiants se résolurent à tricher à leurs examens pour réussir leurs cours. Cela augmenta la moyenne de la classe, qui fit grimper la note nécessaire pour réussir le cours. De ce fait, beaucoup d’autres étudiants commencèrent à tricher simplement pour pouvoir réussir.

Seulement parce qu’il gardait son intégrité, la note de William à la moitié du semestre était descendue sous la moyenne. En conséquence, il n’était pas loin de l’échec. Avec les examens finaux qui approchaient, il avait besoin de finir en force pour revenir au classement universitaire.

Il avait une décision à prendre. Il pouvait prendre sa carrière académique en main en trichant, ou bien maintenir ses valeurs et honorer Dieu. C’était un choix difficile, mais il n’était pas obligé de le faire seul. William apporta son problème devant son GBU et fut touché par la façon dont les membres prièrent pour lui, l’encouragèrent et racontèrent leurs propres difficultés. Encouragé par leur fraternité, William décida de ne pas tricher à son examen final. Et par la grâce de Dieu, il le réussit.

« Je ne pouvais pas m’appuyer sur mes propres capacités. Je n’avais aucune garantie de réussite, même en travaillant dur. Mais j’avais cette assurance que Dieu, qui peut tout et sait tout, pouvait m’aider à sortir de cette situation. J’ai aussi compris que choisir de tricher, c’est montrer qu’on n’a pas confiance en Dieu. C’est comme si l’on prenait sa place, qu’on savait mieux que lui. Il faut s’abandonner entièrement à Dieu en toutes choses. »

Dans le monde entier, des étudiants rencontrent fréquemment des situations qui éprouvent leur intégrité, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle de classe. Priez avec nous pour les étudiants comme William qui choisissent la foi au lieu du succès momentané.

  • Priez pour les étudiants qui passent leurs examens après avoir étudié dans un environnement inhabituel à cause de la Covid-19.
  • Priez que les étudiants ne compromettent pas leurs propres standards pour arriver à suivre le monde autour d’eux. Priez que Dieu leur révèle son pouvoir de changer et de conduire toutes les circonstances qu’il souhaite.
  • Priez pour les groupes étudiants à travers le monde qui soutiennent et encouragent des étudiants qui doivent gérer des problèmes difficiles sur leurs campus.

Rompre le jeûne ensemble 

Ella aime rapprocher les gens. Cette étudiante d’InterVarsity de Floride, aux États-Unis, met en pratique ce que son groupe étudie dans la Bible, et ose même aller au-delà. Elle invite des chrétiens à nouer des relations avec des musulmans, notamment à l’occasion du Ramadan.  

Le Ramadan est une période de jeûne annuel pour les musulmans, qui dure un mois. Au coucher du soleil, les musulmans rompent leur jeûne en participant souvent à un grand festin communautaire, appelé l’iftar. Les étudiants et les responsables d’InterVarsity ont profité de cette coutume pour organiser des « festins de la paix » qui réunissent chrétiens et musulmans autour d’un repas iftar le soir. 

« [Les festins de la paix] m’ont donné l’opportunité de renforcer mes relations avec mes amis musulmans. Ils peuvent ainsi apercevoir que notre communauté chrétienne les aime et se soucie d’eux au point de consacrer du temps et des ressources pour créer un espace leur permettant de se réunir avec nous et d’établir des liens véritables. C’est lors de ces types d’occasions que nous pouvons proposer à un ami d’aller plus loin dans une conversation, d’explorer ensemble un sujet dans les Écritures ou d’avancer ensemble vers une autre étape. »

Ella, étudiante, Intervarsity USA  

Selon Ella, les festins constituent une initiative qui touche également les chrétiens qui, autrement, n’auraient peut-être pas eu l’occasion de se lier d’amitié avec un musulman.  

« Quand j’ai participé à mon premier festin de la paix pour les femmes, il y avait également une femme de mon église. Elle ressentait de la crainte parce qu’elle avait peu d’expérience avec des femmes de ce milieu mais aussi parce qu’elle n’avait pas l’habitude des dialogues interconfessionnels/interculturels. Malgré ce sentiment, elle est parvenue à discuter avec plusieurs femmes musulmanes lors du festin, notamment avec deux sœurs qui ont dit qu’elles voulaient découvrir plus notre ville mais qu’elles ne savaient pas où aller ni comment s’y rendre. Quelques semaines plus tard, elle a fini par les inviter avec leur mère à un déjeuner et à faire du shopping. Elle a également joué au tennis avec moi et plusieurs autres femmes musulmanes qui voulaient apprendre. C’était passionnant de constater que la femme qui se sentait probablement la moins préparée et la moins équipée a eu l’un des meilleurs suivis après la rencontre. »

Ella, étudiante, Intervarsity USA 

Le Ramadan est en cours actuellement et se poursuivra jusqu’au 12 mai. Merci de prier pour les étudiants et les responsables comme Ella qui créent des occasions permettant aux chrétiens d’entrer en contact avec les musulmans pendant cette période.  

  • Priez pour que les étudiants chrétiens du monde entier trouvent des occasions de s’approcher de leurs amis musulmans pendant le Ramadan.  
  • De nombreux musulmans sont particulièrement ouverts pendant le Ramadan et recherchent une révélation spirituelle. Priez pour que les conversations spirituelles avec des chrétiens encouragent les étudiants musulmans à revoir leur perception sur Jésus. 
  • Priez pour que les étudiants musulmans se sentent soutenus par leurs amis chrétiens pendant le Ramadan.  

Sortir de sa zone de confort

Tout a commencé par la prière. Au centre étudiant de l’université de Houston, Hannah Chang et Elizabeth Barrera se sont réunies autour d’une petite table et ont demandé à Dieu de les conduire vers les bons étudiants.

Hannah, une responsable étudiante d’InterVarsity États-Unis, avait très à cœur les étudiants latinos. Elle a récemment appris qu’ils représentaient 32 % du corps étudiant. Pourtant, au sein de leurs groupes d’étudiants InterVarsity, la réalité était très différente. Elle a demandé à Elizabeth, coordinatrice d’un ministère d’une région voisine, de lui donner des conseils sur la manière d’atteindre ces étudiants. Elizabeth lui a proposé de commencer par faire une promenade de prière dans le centre des étudiants.

Leur marche de prière leur a permis de rencontrer Edith et Milagros. Après avoir entamé une conversation, Hannah a remarqué qu’elles étaient en train de s’inscrire pour avoir des rendez-vous avec des conseillers en orientation universitaire. Hannah nous raconte que c‘est grâce à ce petit détail que leur conversation a donné des résultats encourageants.

« Elles ont fini par me poser des questions sur la meilleure façon d’obtenir des rendez-vous avec des conseillers. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il ne s’agit pas seulement de parler de l’évangile pour créer une ambiance de confiance. Il s’agit de vivre l’évangile en rejoignant les personnes là où elles se trouvent et en voyant comment nous pouvons vivre ensemble ! À la fin de notre conversation, je les ai invités à déjeuner avec moi le lundi suivant, et elles ont toutes les deux accepté. Lors du déjeuner, j’ai demandé si elles étaient prêtes à faire une étude biblique avec moi le vendredi, et elles ont encore dit oui ! »

Hannah est une étudiante américaine d’origine asiatique qui avait peu de connaissances sur la culture latino avant de connaître Edith et Milagros. Elle avoue qu’au début, elle avait peur de les inviter à une étude biblique, mais elle savait que Dieu la guidait.

Elle a continué à rencontrer et à inviter d’autres étudiants latinos à son étude biblique. Elle nous rappelle que la mixité des cultures ne doit pas forcément être un sujet inquiétant. Elle a même découvert que la meilleure façon d’apprendre à connaître une autre culture est simplement de se faire des amis.

« Lorsque je me suis rapproché des étudiants latinos pour mieux les connaitre, j’ai appris davantage sur leurs familles, leurs traditions et leurs arrières-plans. Aller à la rencontre des personnes avec une culture différente de la nôtre peut être difficile, mais nous passons à côté d’une telle richesse lorsque nous restons qu’avec nos propres groupes ethniques. Dieu a créé différentes cultures et ethnies, et il les aime toutes. Aller au-delà des barrières raciales dans notre communauté nous permet de découvrir Dieu différemment ».

Cette semaine, louons Dieu pour la belle diversité qu’il a créée dans son église et prions pour les étudiants qui sortent de leur propre culture pour atteindre les autres.

  • Priez pour que les étudiants prennent conscience de la nécessité d’aller à la rencontre des divers groupes et cultures sur leur campus.
  • Priez pour que les étudiants aient le courage de sortir de leur propre bulle culturelle afin qu’ils approchent de nouvelles cultures avec un cœur ouvert.
  • Priez pour les groupes d’étudiants non atteints sur les campus du monde entier. Priez qu’ils soient ouverts à des amitiés avec des étudiants de l’IFES qui se soucient d’eux.

De la joie dans le ciel

C’est aux États-Unis que l’on trouve le plus d’étudiants internationaux dans le monde. Parmi le million d’étudiants qui arrive dans les universités à travers le pays, certains sont originaires des pays les moins atteints au monde* : Yémen, Tadjikistan, Afghanistan, Somalie, Djibouti – et même la Corée du Nord. Lorsque vous lirez les histoires des quatre étudiants internationaux suivants, soyez dans la joie car Dieu est en train d’appeler des personnes de chaque nation à le suivre ! Et priez pour qu’il y ait plus d’histoires d’étudiants qui découvrent la foi et qui soient équipés pour partager le Christ dans le monde.

Yang a été inspiré par le sacrifice

L’étudiant international Yang n’était pas chrétien. Pendant le semestre, il était trop occupé par son doctorat pour passer du temps à découvrir d’autres choses. Mais il était curieux. Pendant les vacances d’hiver, Yang a décidé de s’inscrire à Urbana, le congrès missionnaire étudiant d’InterVarsity, pour en savoir plus sur Dieu.

C’est pendant la soirée de prière à Urbana que les choses ont changé pour Yang. ll regardait les participants d’Urbana passer une heure à prier pour l’église persécutée. Yang a été surpris d’entendre des hommes et des femmes exprimant leur envie de donner leur vie à Jésus, et priant pour ceux qui les persécutent ! Il a été profondément touché par leur foi. Il savait que lui aussi avait besoin de suivre ce Jésus.

Sundeep retrouve la vrai lumière

Les étudiants d’Asie du Sud étaient ravis d’être invités à célébrer Diwali – la fête des lumières hindoue – avec leurs amis d’InterVarsity. De la nourriture, des feux d’artifice, du cricket et des chants ont rempli la soirée, et les étudiants ont eu l’occasion de partager leurs traditions Diwali. Puis un diplômé chrétien, un ancien hindou originaire de l’Inde, a partagé son témoignage sur comment il avait trouvé la vrai lumière en Jésus.

Après l’événement, un bénévole a invité l’un des étudiants, Sundeep, à l’église. Sundeep avait pris l’une des Bibles gratuites. Après avoir appris plus sur l’Évangile, Sundeep pria pour recevoir Jésus dans sa vie !

Lily s’engage dans l’évangélisation

« Je ne comprends pas pourquoi mes amis chrétiens ont attendu si longtemps pour me parler de Jésus ! » Lily est une étudiante d’Asie de l’Est, et après avoir donné sa vie à Jésus, elle est devenue responsable étudiante. Elle a un fort désir de rentrer chez elle pour partager l’Évangile avec son entourage. Elle rappelle souvent aux autres que les gens ont hâte d’entendre parler de Jésus, et souvent c’est notre timidité qui retarde leur accès à l’Évangile. Lily a récemment commencé une étude biblique de découverte avec plusieurs étudiants de son pays qui sont curieux de connaître Jésus.

Salima découvre qu’elle peut suivre Jésus

Salima est originaire d’un pays où les disciples de Jésus sont fortement persécutés. Il y a quelques années, elle a pris contact avec des étudiants et des équipiers d’InterVarsity par le biais du groupe international. Salima a assisté à la plupart de leurs discussions sur la vie de Jésus ce semestre-là et a montré sa soif d’en savoir plus.

Quelques mois plus tard, l’un des équipiers s’est à nouveau mis en contact avec Salima. Salima lui a expliqué qu’elle avait trouvé une église locale d’immigrants de son pays d’origine. Elle avait même commencé à accueillir leurs réunions de prière chez elle ! Avec le soutien de nombreux membres de cette communauté, elle a commencé à comprendre comment une personne de son pays pouvait suivre Jésus.

Très récemment, Salima a commencé à suivre Jésus. Quant à son mari, il se pose encore des questions sur la foi chrétienne.

Les noms ont été changés.

Lisez plus d’histoires du ministère parmi les étudiants internationaux à travers le monde

Des étudiants internationaux racontent les histoires de Jésus sous format virtuel

Dans son groupe d’étudiants internationaux InterVarsity/USA, Ling, une étudiante internationale chrétienne d’Asie, a appris combien les témoignages ont de la valeur.

Elle a lu que Dieu a ordonné aux Israélites de « se souvenir » et de partager constamment leur témoignage sur comment Dieu les avait délivrés. Ling a donc décidé que chaque semaine, par le biais d’appels vidéo, elle partagerait avec sa mère des témoignages sur la façon dont Dieu était à l’œuvre dans sa vie.

Peu de temps après, le frère de Ling voulait aussi en savoir plus sur Jésus. Ils se sont retrouvés en ligne chaque vendredi et Ling a partagé des histoires sur les miracles et les enseignements de Jésus. Puis sa sœur a rejoint leurs discussions autour de la Bible ! En trois mois, la mère, le frère et la sœur de Ling ont tous décidé de suivre Jésus. Ling a continué à leur faire découvrir la foi chrétienne par le biais d’appels vidéo.

Actuellement, les journées sont particulièrement difficiles pour les étudiants internationaux qui sont loin de leurs familles et incapables de rentrer chez eux. Mais grâce à la technologie, ils peuvent rester en contact avec leurs amis et familles qui sont dans leurs pays – et même les amener à connaître Jésus ! Prions pour eux cette semaine.

  • Remerciez Dieu pour la détermination de Ling à partager les histoires de Jésus avec sa famille par le biais d’appels vidéo, et louez Dieu pour leur salut.
  • Priez pour les étudiants internationaux aux États-Unis qui luttent contre l’anxiété et la solitude afin qu’ils trouvent la paix et le réconfort en Christ. Priez qu’ils se sentent soutenus pendant cette période.
  • Avec tout le temps que les étudiants internationaux chrétiens passent à prendre contact avec ceux qui sont dans leurs pays, priez qu’ils aient le courage de partager les histoires de Jésus avec leurs familles et leurs amis.

Accompagner les étudiants qui luttent avec la dépression

Ce n’est pas pour cela que je me suis engagée, pensait Kelley. À vingt-quatre ans, après deux années de service auprès des étudiants au sein d’InterVarsity/USA, Kelley vivait une certaine déception, voire une désillusion.

Être impliquée dans le mouvement en tant que leader étudiante lui avait semblé relativement simple. Elle connaissait bien la routine habituelle : activités d’évangélisation, rencontres hebdomadaires, camps d’hiver, programmes missionnaires durant l’été. Il suffisait de suivre le programme l’année d’après. Mais depuis qu’elle était devenue équipière, tout était maintenant différent. Compliqué. Décourageant. Lourd. Elle n’arrivait même plus à faire le décompte des étudiants qu’elle connaissait qui luttaient avec des enjeux de santé mentale. Certains d’entre eux avançaient péniblement au milieu d’épaisses ténèbres. D’autres étaient aux prises avec des troubles alimentaires. D’autres encore luttaient avec des comportements autodestructeurs. D’autres étaient suicidaires. Qu’est-ce qui se passe au juste ici, Seigneur ?

Des équipiers et non des médecins

Kelley n’avait rien d’une spécialiste en santé mentale. Mais des étudiants qu’elle aimait vivaient de telles souffrances, c’est pourquoi elle a décidé de s’informer sur la question. Les recherches, les livres et les cours ont aidé, mais ils n’ont pas fait de Kelley une conseillère ni une psychologue qualifiées. Plusieurs de ces étudiants avaient besoin d’aide professionnelle et elle le savait bien. Néanmoins, Kelley se retrouvait souvent devant des étudiants qui se débattaient pour garder la tête hors de l’eau alors qu’ils commençaient à avoir des problèmes de santé mentale, n’étant pas certaine s’ils avaient ou non besoin d’une aide professionnelle ou s’ils voulaient de l’aide, ou bien ils se trouvaient sur une liste d’attente de six mois avant de pouvoir rencontrer le conseiller en relation d’aide de l’université. Chaque situation était unique et exigeait de Kelley qu’elle exerce un réel discernement dans la prière et qu’elle demeure attentive à l’évolution des choses, surtout aux premières étapes de leur interaction.

Cet étudiant est-il en train de lutter à cause des circonstances dans lesquelles il se trouve ? Y a-t-il un enjeu caché qui a besoin d’être identifié et abordé ? Y a-t-il également un élément clinique dont il faut tenir compte ? Est-ce quelque chose de sérieux ? L’étudiant en question traverse-t-il tout simplement une mauvaise journée ? Serait-ce une bonne idée pour lui de chercher une aide professionnelle ?

Bien que Kelley sache que la responsabilité d’un éventuel diagnostic revienne à un médecin, aider les étudiants à mieux se comprendre pouvait leur permettre d’obtenir plus rapidement l’aide dont ils avaient besoin.

La profondeur de la tristesse

Mois après mois, Kelley a fourni de l’encouragement à de plus en plus d’étudiants qui traversaient un moment difficile. Puis, un jour, la communauté universitaire a dû affronter la terrible nouvelle qu’un de ses étudiants s’était donné la mort. Chacun a été dévasté de l’apprendre. Pourquoi cela s’est-il produit, Dieu ? Toutefois, même au milieu de cette profonde tristesse, Dieu était à l’œuvre. Les étudiants sont devenus plus enclins à parler de leurs luttes. Je me sens un peu comme cela aussi ; je suis dans la même situation et je pense que j’ai besoin d’aide.

La génération Z

Le taux élevé d’incidences de problèmes de santé mentale sur le campus a amené Kelley à réfléchir : sommes-nous tout simplement plus conscients des enjeux de santé mentale aujourd’hui ou le nombre de cas est-il en nette progression ? Et si oui, quelle en est la raison ? À quoi la génération actuelle – souvent appelée la génération Z – est-elle confrontée qui la rend plus encline à vivre et à lutter de cette manière ? Kelley nous fait part de ses réflexions :

« Il y a un réel manque de connexion humaine. Je pense que les médias sociaux en sont en grande partie responsables parce qu’ils encouragent un sens d’identité factice qui conduit à des sentiments d’aliénation et d’isolement.

Et c’est aussi caractéristique de notre époque, du moins dans plusieurs pays occidentaux, que tout soit organisé en vue de combler vos besoins. Vous avez votre propre plateforme de média sociaux, votre playlist Spotify personnalisée, votre boisson chaude Starbucks comme vous l’aimez. Cela crée une sorte de bulle avec vous au centre, une vie qui gravite essentiellement autour de vos besoins. Comme c’est déprimant ! Cela n’a rien de réel ni de satisfaisant. C’est pourquoi les gens s’engourdissent en s’adonnant encore plus aux médias sociaux, à Netflix, ou à tout autre moyen de noyer leur douleur de se sentir seuls et isolés.

Il y a aussi d’autres enjeux reliés à l’identité. Plus personne ne pose la question : qui est Dieu ? Chacun se pose plutôt la question : qui suis-je ? Les livres traitant de croissance personnelle nous disent de ne pas nous inquiéter, d’être tout simplement nous-mêmes. Mais comment être soi-même quand on ne sait pas qui on est ? Et comment peut-on savoir qui on est quand on ne connaît pas le Christ ?

Robin Worrall – Unsplash

Prier pour les 44

Susciter une prise de conscience du problème et amener les étudiants à parler davantage de leur condition a constitué un bon début. Mais Kelley aspirait à voir se produire un déblocage. Elle a noté les noms des gens souffrant de dépression qu’elle connaissait personnellement. Il y en avait 44. Quarante-quatre ! Bouleversée par sa découverte et remplie de tristesse, Kelley a affiché les noms en forme de croix sur son mur.

Jésus, je dépose ces personnes sur ta croix. Par les vertus de ton sang, je prie pour leur guérison et leur délivrance. Veuille les rétablir de sorte qu’ils puissent retrouver l’espérance.

Peu de temps après, Kelley a commencé à recevoir des appels téléphoniques. Les gens pour qui elle priait lui passaient un coup de fil pour lui dire comment Dieu était à l’œuvre dans leur vie. J’étais dans ma voiture et j’ai tout à coup ressenti une légèreté, une espérance, lui ont-ils confié, ne sachant pas qu’elle avait prié pour eux. Pour d’autres, la guérison est venue grâce à l’aide professionnelle dont ils avaient besoin. D’autres encore ont trouvé la paix grâce à un traitement médicamenteux approprié, alors que d’autres ont suivi une thérapie et ont fait l’apprentissage d’outils leur permettant de mieux gérer leurs problèmes de santé mentale. La guérison n’est pas toujours venue rapidement, mais beaucoup d’entre eux ont connu de réels progrès et ont expérimenté la guérison au cours de l’année et demie qui a suivi.

Aujourd’hui, il ne reste que neuf noms sur le mur de Kelley.

Une approche holistique

Souvent, le rétablissement d’un étudiant luttant avec des enjeux de santé mentale exigera bien davantage que la prière. Mais on ne saurait compter sans elle. Le récit de Kelley montre comment Dieu s’est servi de l’aide médicale professionnelle ainsi que de l’intervention proactive d’équipiers et de leur intercession continuelle pour venir en aide et procurer la guérison à plusieurs étudiants. Alors que les mouvements de l’IFES se trouvent confrontés à la réalité d’exercer un ministère envers une génération qui est particulièrement affectée par la lutte avec des enjeux de santé mentale, nous devons être prêts à adopter cette approche holistique tandis que nous accompagnons les étudiants au milieu de périodes sombres de leur vie.

Comment obtenir l’aide appropriée

Si vous luttez avec des enjeux de santé mentale en tant qu’étudiant(e), nous vous encourageons à chercher une aide professionnelle sur votre campus ou dans une clinique médicale. Vous pouvez d’abord en discuter avec un ami de confiance ou un équiper de votre mouvement national.

Comment Daniel forme des étudiants comme Adam pour qu’ils démarrent de nouveaux groupes

Adam était un étudiant de première année plutôt timide et réservé quand Daniel, un équipier, l’a rencontré. Adam poursuivait ses études dans une autre université dépourvu de ministère parmi les étudiants, c’est pourquoi il participait aux événements d’IVCF Canada à l’université d’Ottawa. Après une année, Daniel a eu une idée. Il a demandé à Adam de réfléchir à la possibilité de démarrer un nouveau groupe dans son établissement d’enseignement supérieur.

Le groupe ne comprenait que quelques membres seulement au départ, mais il a grandi jusqu’à devoir se scinder en deux groupes. Adam a hérité de la responsabilité de diriger le premier groupe et d’animer l’étude biblique hebdomadaire, tandis que Daniel aidait un autre étudiant à diriger le deuxième groupe. Voici le commentaire d’Adam à ce propos :

« En tant que leader, il m’a fallu me développer et acquérir rapidement de nouvelles compétences. Je suis plutôt timide et effacé de nature, quelqu’un d’introverti. Mais il m’a fallu vraiment sortir de ma zone de confort et accueillir les étudiants qui participaient à nos activités. »

Le rôle joué par Daniel en tant qu’équipier en vue d’aider des étudiants tels qu’Adam à apprendre à diriger un groupe est crucial dans ce travail pionnier. Daniel a récemment participé à la rencontre ‘Défricher de nouveaux territoires’ organisée par l’IFES, pour jeunes pionniers. Lui et les équipiers de mouvements de l’IFES à travers le monde comptent sur vos prières pour la sagesse et la vision nécessaires à la formation de leaders étudiants en 2020.

  • Priez pour les deux nouveaux groupes à l’université où Adam étudie afin qu’ils grandissent en nombre et en maturité au cours de l’année qui vient. Priez que de nouveaux leaders puissent émerger.
  • Dans un pays aussi vaste, IVCF Canada n’a pas le personnel suffisant pour être présent sur tous les campus universitaires. Le mouvement canadien doit mobiliser des étudiants en vue de démarrer de nouveaux groupes et les diriger. Priez que les équipiers des formateurs compétents et des facilitateurs efficaces.

Merci de prier avec nous !