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Pour s’émerveiller, apprendre et aimer :  

l’humanisme chrétien dans l’université moderne

L’université est une institution culturelle complexe, exaspérante et contentieuse qui vante la nouveauté, fait la promotion de la rivalité et récompense l’auto promotion. Cela a toujours été le cas. Elle est aussi une belle institution, source d’inspiration et bénéfique. Elle nourrit l’épanouissement humain, elle équipe les gens à servir leur prochain et leur donne davantage de quoi adorer Dieu. Cela a toujours été le cas. Les complaintes apocalyptiques concernant le manque de pertinence de l’université, sa décadence et sa désintégration constituent un genre aussi vieux que l’institution elle-même laquelle a 800 ans d’existence. Mais ce passe-temps vénérable de s’inquiéter de l’université nous rappelle que l’université est une création culturelle. Il n’y a pas de forme platonique d’université en haut de l’échelle de Diotime ou de Jacob. C’est plutôt une dotation précieuse contestée et pérenne de la culture médiévale chrétienne façonnée par les forces sociales, politiques et économiques. Pour autant, il y a des traditions chrétiennes qui peuvent guider notre relation à l’université et sa quête de connaissance. Dans ce qui suit, j’explore les contours basiques de l’une d’entre elles que j’appelle « humanisme chrétien didactique. »

L’éducation et les institutions académiques sont un de mes intérêts personnels et professionnels. Je me souviens de ma lutte au lycée pour comprendre et justifier mon appétit intellectuel pour l’histoire, les nombres et la littérature. Et je ne pouvais pas. Personne ne m’avait offert un cadre suffisant. Et je ne pensais pas à demander à quelqu’un, même si j’étais le fils d’un professeur d’université et avait habité le monde des institutions académiques toute ma vie. Après le lycée, j’ai obtenu cinq diplômes dans trois pays, et pour finir, je suis devenu un éducateur, un théologien, un éthicien, un doyen d’une université distinguée de grands classiques, et un directeur d’un programme unique de Master pour les enseignants. Ainsi, les rythmes académiques me sont familiers et l’ont toujours été. Le bureau où je m’assois est le bureau d’enfance que j’ai hérité de ma grand-mère et bien que je n’aie pas toujours su quoi en faire, je n’en ai jamais été bien loin.

Parmi les livres éparpillés sur ce bureau, il y en a quatre concernant l’université contemporaine. Le titre de l’un de ces livres soulève l’importante question « A quoi servent les universités ? » mais il ne parvient pas à proposer une réponse entièrement cohérente et convaincante. Les trois autres posent la question mais apportent des réponses en concurrence. L’un affirme que les universités devraient produire des citoyens idéaux pour les démocraties libérales qui sont cosmopolites, tolérantes et suspicieuses de la tradition, formée à exclure les convictions religieuses de la sphère publique mais équipées pour mobiliser les pouvoirs politiques à des fins libérateurs. Le livre d’à côté soutient que l’enseignement supérieur devrait rejeter le monde pourri de la politique et de la morale dans le but de produire des spécialistes des disciplines lesquels poursuivent des intérêts idiosyncrasiques dans les tours d’ivoire de l’université de recherche. Le dernier livre soumet l’éducation à une analyse coût-bénéfice stricte, en insistant que l’éducation devrait créer des travailleurs compétents pour l’économie de marché qui peuvent maximiser leur potentiel pour un emploi rémunéré et la création de richesse. J’aime imaginer ces livres en train de s’aboyer entre eux après les avoir laissés dans mon bureau chaque soir.

Pour un certain angle historique, j’inviterais une étagère de livres dont les pages justifient mon affirmation selon laquelle les institutions académiques sont malléables et un patrimoine précieux de la culture humaine. Ils retracent l’histoire de l’éducation depuis la Grèce antique en passant par le Moyen-âge et la Renaissance jusqu’à l’émergence de l’université et au-delà. Ils relatent le début des écoles monastiques et de cathédrale, l’émergence des érudits indépendants, le rassemblement des érudits dans les cathédrales et les villes royales, et leur constitution en syndicats pour fonder une nouvelle confrérie ou « corporation » appelée les universitas magistrorum et scholarium. Dans ces livres, il y a des anecdotes sur des conflits personnels, des étudiants licencieux, des émeutes violentes, des luttes de pouvoir et la croissance de toutes les coutumes, traditions et titres excentriques que nous associons à l’université. Ils racontent aussi la naissance d’idées, de découvertes et d’inventions innombrables qui ont changé la manière dont les humains font l’expérience d’eux-mêmes et expérimentent le monde. De plus, parce qu’il s’agit d’une lecture divertissante, cette longue histoire démontre de manière convaincante que l’éducation a de l’importance parce qu’elle informe la manière dont les gens et leur culture pensent, aiment et vivent.

D’un point de vue individuel, pensez que la plupart des gens qui terminent l’université auront passé au moins seize années profondément intégrés à un nœud de coutumes académiques, de programmes et de pédagogie. Et ils ne seront pas les mêmes pour cela. Je raconte souvent aux étudiants qui essaient de décider dans quelle université ils vont aller que leur première question devrait être, « Qui voudrais-je devenir, et est-ce que cette université m’aidera à devenir ce genre de personne ? » Parce que nombre d’entre eux sont des chrétiens appelés à aimer leur prochain et à servir le bien commun, je leur dis aussi qu’ils sont responsables de leur version d’eux-mêmes à 28, 48 et 68 ans et qu’ils ont aussi une responsabilité vis-à-vis de leur famille, leur entreprise et leur culture qu’ils aideront à créer sur le chemin. Ainsi, leur lieu d’étude et la personne qu’ils deviendront a de l’importance.

L’enseignant auprès duquel j’ai tant appris en la manière était le modeste professeur du 16ème siècle et le théologien du nom de Philip Melanchthon. Il était le collègue de Martin Luther, auteur de la confession d’Augsburg et professeur de langue et de littérature grecque à l’Université de Wittenberg de 1518 à 1560. Je n’ai pas moins de deux portraits de lui dans mon bureau. A son arrivée à Wittenberg à l’âge de 21 ans, il a prononcé une allocution intitulée « Sur l’amélioration des études de la jeunesse ». Dans cette allocution et les suivantes, il déplore que les universités contemporaines aient abandonné les égéries, négligé le bien commun et entravé la pleine formation intellectuelle, morale, esthétique et spirituelle des étudiants. Au lieu de cela, les étudiants sont épris de pouvoir politique, poursuivent des sujets obscures et idiosyncrasiques et courent après « les moyens et l’art rémunéré » qui promettent la richesse. Ces personnes en deviennent arrogantes et superficielles. Et l’église, l’état et la société en sont appauvris. Melanchthon craignait que si l’université se limitait à ces trois objectifs – le poids politique, la spécialisation disciplinaire et l’accumulation de richesses – elle faisait courir un risque à l’humanum ou l’humanité de ses étudiants et des cultures humaines qu’elles pourraient créer. Clairement, le débat éducatif qui a lieu sur mon bureau n’a rien de nouveau. Ensuite, Melanchthon a passé sa vie à enseigner les étudiants dans sa maison, à donner des cours à l’université, à écrire des commentaires, à produire des manuels, à militer devant des conseils municipaux. Pour finir, il a fondé ou réformé au moins soixante-dix écoles et universités tout en envoyant ses étudiants enseigner à travers l’Europe. Il n’est pas surprenant que ses contemporains parlaient de lui comme étant « le père des hommes les plus éduqués » et le Praeceptor Germaniae, ou « enseignant de l’Allemagne ».

Contrairement à de nombreux éducateurs, Melanchthon était attentif aux personnes dans leur globalité, à savoir, à la formation intégrée intellectuelle, morale, esthétique, spirituelle et pratique de ses étudiants. Pour lui, le telos de l’éducation et le telos de la nature humaine devraient s’aligner de sorte que l’éducation contribue à l’épanouissement holistique des individus et des institutions. Par conséquent, son programme comprenait non seulement les Écritures et les grandes œuvres de l’histoire, de la littérature, de la théologie, de l’éthique et de la philosophie mais aussi les disciplines mathématiques comme la physique, la géométrie, l’astronomie et l’économie naissante, ainsi que les sciences naturelles comme l’anatomie, la physiologie, les préludes de la psychologie, et une autre de ses passions, la médecine. Selon Melanchthon, chaque art et science est un don de Dieu donné pour le bénéfice de l’humanité. Leur étude est une forme d’attachement à Dieu. Ainsi, il voulait que toute l’humanité entière de ses étudiants soit nourrie à la fois dans la salle de classe et dans la chapelle.

Melanchthon a trouvé sa place dans une longue tradition qui va d’Erasmus et Hugues de Saint-Victor, à Alcuin d’York, Rhabanus Maurus, Cassiodorus et beaucoup d’autres. Et il est dans une tradition qui se poursuit vers Calvin et Comenius, John Henry Newman, Dorothy Sayers, Stratfort Caldecott et encore beaucoup d’autres. Cette tradition, dans laquelle je me place, pourrait être largement décrite comme « l’humanisme didactique chrétien ». Il ne s’agit pas d’ « humanisme » séculière moderne qui bafoue les convictions religieuses. Il ne s’agit pas non plus simplement de l’humanisme de la renaissance italienne. Au lieu de cela, l’humanisme didactique chrétien fait référence à la préoccupation permanente et à la connaissance et à la culture humaine, à la formation intégrée des étudiants, à l’épanouissement global des individus et des communautés, à l’adoration du Dieu trinitaire à travers qui et par qui et pour qui toutes choses ont été créées.

Plusieurs spécificités caractérisent cette vénérable tradition. En même temps, elles m’aident à répondre aux questions que je me posais à la fin de l’adolescence sur la valeur de l’apprentissage et de l’éducation. Les étudiants chrétiens et les érudits qui cherchent un cadre conceptuel pour donner du sens à leur appétit intellectuel, à leurs années à l’université ou à leur cheminement universitaire, ne seraient pas mal avisés de commencer par ceux-ci.

Premièrement, émerveillez-vous. Bien que l’appétit intellectuel puisse être suscité par nombre de choses, il est souvent provoqué par le simple émerveillement stupéfait. Il s’agit de cette expérience humaine de base d’être surpris ou intrigué par quelque chose. Ce n’est pas l’émerveillement du monde de Disney qui alimente et amuse le garçon que j’étais. C’est plutôt le plaidoyer de ce paradigme de l’ « émerveillement », c’est cet Israélite éduqué qui s’étonnait de voir un buisson ardent qui ne se consumait pas et qui dit « Je vais faire un détour pour aller regarder ce phénomène extraordinaire et voir pourquoi le buisson ne se consume pas. » (Exode 3:3). Ou le jeune converti Augustin, qui déclare, « Je n’aime rien si ce n’est Dieu et l’âme, et je ne connais aucun des deux. » et il consacre le reste de sa vie à les découvrir tous les deux.[1] Ou encore Melanchthon, un astronome amateur, qui écrit : « Qui a le cœur si endurci… qui ne regarde parfois au ciel et y contemple les étoiles les plus extraordinaires, qui s’émerveille de ces altérations variées… et désire connaître les traces de leurs mouvements. »[2] Si ce n’est les étoiles, pensons à l’œil humain. Il n’est pas besoin d’y avoir 120 millions de bâtonnets et six millions de cônes pour lui permettre de voir approximativement sept millions de couleurs. Il n’est pas besoin d’y avoir 10.000 espèces d’oiseaux, 400.000 genres de coléoptères ou 100 milliards de planètes dans la Voie lactée. L’univers continuerait sans les grimpoteuthis, sans le tatou nain d’Argentine ou le rat-taupe nu. Cependant, ils sont tous là, tout comme les hiéroglyphes égyptiens, les masques du Bénin, Machu Picchu et la Divine Comédie de Dante. Et bien sûr, il y a le chaos et le désordre dans nos âmes et dans le monde. Et nous nous étonnons de cela aussi.

Cette recherche d’émerveillement est le départ de la connaissance, parce que comme la foi du théologien, elle recherche la compréhension. Et c’est un émerveillement « saint » lorsque celui qui s’émerveille en fait l’expérience coram deo, devant Dieu, en reconnaissant sa place limitée au sein d’une création à la grande capacité.

Apprentissage

Cependant, nous ne nous émerveillons pas passivement devant le phénomène. Nous voulons aussi lever les apparences et comprendre les causes. L’émerveillement aiguise notre appétit d’apprendre. Ainsi la tradition affirme que l’apprentissage est l’une des manières les plus importantes dont nous prenons part au monde. Nous marchons dans le monde, nous le voyons, nous le mangeons, nous le respirons, nous y rencontrons ses habitants et nous faisons des choses avec. Nous nous en émerveillons aussi et nous voulons le comprendre, y entrer avec nos pensées ainsi que nos mains et nos yeux. Ainsi, l’apprentissage est un bien de la créature qui remplit partiellement notre nature, nous réjouit et nous aide à nous sentir chez nous dans les espaces et les endroits que nous occupons. Au mieux, les écoles alimentent l’émerveillement et enseignent aux étudiants comment apprendre.

Pourtant, les humanistes chrétiens didactiques nous rappellent également que l’appétit intellectuel peut être désordonné. Ainsi, il met en garde contre le vice moral de la curiositas qui utilise à mauvais escient l’intellect en poursuivant la connaissance à travers des moyens désordonnés comme la manipulation ou la tricherie ; qui la poursuit à des fins désordonnés comme la propagande, la violence ou le prestige ; les convoitises pour la connaissance comme si elle était l’un des plus grands biens ; ou qui abandonne des études et des activités plus profitables pour de moins profitables. Elle entraîne le commérage, les tabloïds, les carriéristes utilitaires et la personne qui désire apparaître plutôt que d’être sage. Pensez à Adam et Eve, à Icare, à l’Ulysse de Dante, à l’apprenti sorcier, à Dr Faust, à la petite sirère de Hans Christian Anderson ou bien sûr, au chat proverbial. La vertu opposée est parfois appelée studiositas, une vertu morale qui dirige l’appétit intellectuel vers le bien à travers des moyens ordonnés. Elle décrit un désir reconnaissant et humble de connaissance qui respecte la chose connue et désire la connaissance qui nourrit l’épanouissement humain et non humain. Elle est guidée non par la cupidité mais par l’amour.

Amour

L’une des manières dont la tradition résiste à la curiositas est en donnant un cadre à l’apprentissage de manière à aimer et à servir le prochain et le lointain. Elle trouve sa racine dans la croyance selon laquelle Dieu aime et désire le bien des gens et des sociétés mais que Dieu choisit rarement d’être Dieu isolément de nous. Il équipe plutôt et appelle les gens à utiliser leurs dons, leurs passions et leurs possibilités afin de collaborer avec lui. Ainsi, la tradition donne un cadre à l’apprentissage comme étant un moyen grand et ordinaire par lequel nous pouvons aimer notre prochain et « préserver » notre monde comme un jardin bien entretenu. Par conséquent, nous posons la question non seulement de la manière dont l’éducation est bénéfique pour nous mais également comment nous pourrions l’utiliser pour le bénéfice des autres.

Bien évidemment, ce n’est pas tout ce que l’on apprend qui doit être orienté vers une application immédiate. Ce n’est pas tout genre de bonne œuvre qui demande une connaissance avancée. Mais pour certains, c’est le cas. Par exemple, c’est une chose de protester contre le trafic humain avec une pancarte de grève et une autre de devenir un avocat spécialisé dans les droits de l’homme qui poursuit des trafiquants d’êtres humains. C’est une chose de consoler un patient en phase terminale de cancer, et une autre de poursuivre un diplôme en cellules souches pluripotentes afin de soigner ce cancer. Les deux actes dans chaque paire sont bons. Mais seulement une personne qui a été éduquée est libre d’accomplir le deuxième comme une œuvre d’amour. Et les gens peuvent être appauvris et menacés de tant de façons : physiquement et économiquement et bien sûr également intellectuellement, culturellement, moralement, esthétiquement et spirituellement. Par conséquent, la tradition chrétienne nous demande de considérer la manière dont l’apprentissage nous équipe à apporter sel et lumière là où c’est nécessaire dans le monde, de toutes les manières que nous le pouvons. Le faire c’est faire nôtre la merveilleuse expression d’Hugues de Saint-Victor : « Chacun ne détient pas pour lui seul même ce que lui seul détient. »[3]

Adoration

Finalement, l’émerveillement, l’apprentissage et l’amour devraient être encadrés et nous conduire vers l’adoration du Dieu qui nous a offert par sa grâce l’opportunité d’explorer le monde, de le connaître, de faire des choses avec lui, et d’y demeurer ensemble. Hugues fait le lien entre la connaissance et l’adoration lorsqu’il insiste que « Dieu ne serait pas adoré dans toutes ses œuvres par la créature rationnelle si toutes les œuvres de Dieu n’étaient pas connues par la créature rationnelle. »[4] Connaître nous permet de louer. Connaître nous donne plus d’éléments pour louer Dieu et pour davantage désirer le faire. L’adoption d’une posture où l’on en vient à adorer promptement avec tous les moyens à disposition prépare chaque observation, chaque découverte, chaque aperçu, chaque plaisir ou chaque personne à être un intermédiaire de notre adoration. Et selon plusieurs représentants de cette tradition, ces moments d’émerveillement, d’apprentissage, d’amour et d’adoration anticipent le loisir eschatologique de la vie éternelle dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.

A présent, tout ceci pourrait sembler un peu grandiose à un étudiant(e) aux yeux rougis par la fatigue aux prises avec une dissertation à terminer ou à un professeur dans une réunion intense politique. Même maintenant, cela m’apparaît également un peu grandiose alors que je modifie ce paragraphe. Pourtant, nous ne devrions pas supposer que la réalité se manifeste pleinement en apparence. La foi chrétienne nous enseigne à voir les êtres humains à l’image de Dieu, en se lavant dans une rivière comme mourant et ressuscitant. Elle nous enseigne à voir l’église comme le corps d’un Christ cosmique. Ainsi, la suggestion selon laquelle les écoles, les universités peuvent aider les gens à devenir davantage humains, à aimer leur prochain, à adorer Dieu et à se préparer pour l’éternité ne devrait pas être rejetée trop rapidement. J’espère plutôt que les érudits et les étudiants chrétiens trouveront leur voie dans cette vieille tradition de l’humanisme chrétien didactique et se rappelleront que les salles de classe peuvent être des lieux saints où les sacrements de la joie eschatologique sont partagés. Et même un bureau d’enfance encombré de livres peut être le lieu d’une adoration profonde.


Questions de discussion

  1. Là où vous vivez, quand les universités sont-elles sous leur meilleur jour ? Quand sont-elles au plus mal ?
  2. Que signifierait être un humaniste chrétien ? Une telle chose est-elle possible ?
  3. Quand vous émerveillez-vous du monde ? Qu’est-ce qui vous distrait ou vous empêche de vous émerveiller ?
  4. Comment quelqu’un peut-il apprendre d’une manière reconnaissante et humble ? Comment quelqu’un peut-il apprendre d’une manière pécheresse et vicieuse ? Avez-vous tendance à apprendre d’une manière reconnaissante ou d’une manière pécheresse ?
  5. En quoi Job 36-41 pourrait-il alimenter un apprentissage humble ?
  6. Quand l’apprentissage devient-il un moyen d’aimer et de servir ? Quand l’apprentissage n’est-il pas aimer ou servir ? Votre manière d’apprendre est-elle une manière qui montre l’amour ?
  7. Comment la connaissance peut-elle amener quelqu’un à adorer Dieu ? L’apprentissage t’amène-t-il à l’adoration ?
  8. Comment Genèse 1-2, Psaume 104, ou Psaume 148 pourrait-il renseigner la posture adoptée par un érudit vis-à-vis de ses études ?
  9. Daniel 1 décrit quatre Israélites « doués d’intelligence, de sagesse dans tous les domaines » et étaient « capables d’apprendre » Que pouvons-nous apprendre de leur expérience en bénéficiant d’une éducation d’élite pendant trois ans dans la langue, la littérature et l’apprentissage des Babyloniens ?
  10. Est-ce que le fait que le monde est venu à exister dans et à travers le Fils de Dieu influe sur votre relation au monde ? (Jean 1:1–3; Colossiens 1:15–17; Hébreux 1:1–4)?

Lectures recommandées

  • Hugues de Saint-Victor. The Didascalicon of Hugh of St. Victor: A Medieval Guide to the Arts. New York: Columbia University Press, 1991.
  • Melanchthon, Philipp. Philip Melanchthon: Orations on Philosophy and Education. Edited by Sachiko Kusukawa. Translated by Christine F. Salazar. Cambridge : Cambridge University Press, 1999.
  • Axtell, James. Wisdom’s Workshop: The Rise of the Modern University. Princeton, N.J.: Cambridge University Press, 2016.
  • Caldecott, Stratford. Beauty for Truth’s Sake: On the Re-Enchantment of Education. Grand Rapids, Mich.: Brazos Press, 2009.
  • Griffiths, Paul J. Intellectual Appetite: A Theological Grammar. Washington, D.C.: Catholic University of America Press, 2009.
  • Pedersen, Olaf. The First Universities: Studium Generale and the Origins of University Education in Europe. Cambridge : Cambridge University Press, 1997.

Notes de bas de page

[1] Augustin, The Soliloquies II.7, in Augustine: Earlier Writings, ed. and trans. J. S. H. Burleigh (Louisville: Westminster John Knox Press, 2006).

[2] Melanchthon, “Preface to On the Sphere,” in Sachiko Kusukawa, ed., Philip Melanchthon: Orations on Philosophy and Education, trans. Christine F. Salazar (Cambridge: Cambridge University Press, 1999), 106.

[3] Hugh of Saint Victor on the Sacraments of the Christian Faith: De Sacramentis, trans. Roy Deferrari. (Eugene, OR: Wipf & Stock, 2007), II.ii.2.

[4] De Sacramentis, I.VI.v.

Les citations sont tirées de la Bible du Semeur, Copyright © 1992, 1999 par Biblica, Inc.®. Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés dans le monde entier.

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