Interagir dans nos études avec les problèmes qui nous entourent

Cette édition de Prayerline est une adaptation du magazine À Propos des GBEU Suisse. Sébastien, étudiant en troisième année d’ingénierie civile avec les GBEU, le mouvement francophone en Suisse, écrit au sujet de son expérience d’interaction avec l’université. Pour en savoir plus sur le ministère de l’IFES Interagir avec l’université, cliquez ici.

« Lors d’une récente formation, j’ai fait partie d’un groupe se focalisant sur le thème de l’interaction avec l’université. Nous avons souligné l’importance d’être des témoins du Christ auprès de nos amis en nous engageant dans la vie communautaire. Récemment, j’ai eu l’occasion de vivre cela de manière très concrète. J’ai organisé un événement à l’école d’ingénieurs avec l’un de mes professeurs pour interpeler les étudiants sur leur rôle dans la société. Ensemble, nous avons regardé un documentaire sur l’éthique, suivi d’un débat avec des intervenants de divers horizons. Ils ont partagé leurs idées et expériences sur les questions sociales et environnementales, ainsi que l’impact que les ingénieurs pouvaient avoir dans la société : vaste sujet !

Après la partie formelle, j’ai eu l’occasion d’échanger longuement avec le jeune professeur avec qui j’avais organisé l’événement, ainsi qu’un autre jeune collègue curieux. J’ai témoigné de ma foi ouvertement. Dans les cas où ils voyaient les problèmes du péché du monde comme provenant d’une élite corrompue et méchante, j’ai pu parler du péché qui est dans nos cœurs à tous. Là où l’on pourrait voir les idéologies politiques comme étant la réponse, j’ai pu évoquer le salut et la transformation de cœur qui en découle. Là où l’être humain est désigné comme responsable pour résoudre ces problèmes, j’ai pu parler d’un Dieu compatissant qui accomplit tout par grâce et qui nous invite à le rencontrer. Et là où le fatalisme provoque la crainte et l’incertitude, j’ai pu parler de l’espérance de savoir que Dieu tient toutes choses entre ses mains. C’était un moment d’échange extraordinaire qui s’est poursuivi dans la nuit, même si c’était un jeudi soir !

Cela a également été possible grâce à l’esprit de disponibilité de deux amis du groupe GBU Pérolles qui sont venus prêter main forte au rangement. Quel plaisir de servir Dieu et de contribuer ensemble à la vie sur notre campus ! Pour faire suite à cet événement, nous envisageons de créer une association pour les étudiants engagés en faveur de la justice sociale. Ce serait une occasion d’amener l’Évangile aux yeux et aux oreilles de nouveaux étudiants.

En tant que chrétien, je crois que je peux être d’accord avec mes amis non chrétiens sur les problèmes de société qui nous entourent, mais que je peux aussi apporter un point de vue unique sur la cause de ces problèmes et, surtout, leurs solutions. Quel privilège de faire partie de l’œuvre de Dieu ! À lui soit toute la gloire ! »

Priez pour Sébastien et les GBEU Suisse :

  • Priez pour ceux avec qui Sébastien a parlé ; que ses paroles aient un impact, leur donnent une nouvelle perspective et les amènent au Christ.
  • Priez pour le projet de création d’une nouvelle association étudiante centrée sur la justice sociale. Priez que ce nouveau groupe rende gloire à Dieu et fasse beaucoup de bien dans le monde qui l’entoure.
  • Priez pour les étudiants aux GBEU et en dehors qui cherchent à s’engager dans les questions qui comptent, à participer à la vie de l’université et à apporter la lumière de l’Évangile.

Un nouveau départ à Cluj

Delia sait par expérience à quel point il peut être difficile d’être chrétien à l’université. « En première année, dit-elle, j’ai eu du mal à trouver une communauté chrétienne, et je rentrais chez moi tous les week-ends ». Tout a changé lorsqu’elle a découvert l’existence d‘OSCER, le mouvement étudiant roumain. « Rencontrer d’autres étudiants chrétiens et apprendre ensemble à être sel et lumière m’a été d’une grande aide et a eu un énorme impact sur ma foi. » Lorsqu’en 2018 elle est partie faire sa maîtrise à Cluj, elle n’a pas trouvé de groupe OSCER. Elle avait néanmoins un fardeau pour les étudiants : « Je voulais vraiment que les étudiants de Cluj puissent bénéficier de l’aide que j’avais reçue pendant mes années universitaires. » 

Mais comment démarrer quelque chose tout seul, à partir de rien ? 

Delia a rencontré deux autres personnes qui partageaient sa vision. L’une d’elles s’était même installée à Cluj dans le but d’y démarrer un groupe étudiant. Elles ont commencé à prier ensemble, mais le temps a passé, et les choses n’ont pas beaucoup avancé. Puis la pandémie a frappé. Les trois pionnières potentielles ont dû rentrer dans leurs villes d’origine respectives. 

Fin 2020, Delia était la seule des trois qui pouvait envisager un retour à Cluj. Elle s’est mise à douter de ses capacités. « C’était difficile, décourageant et, de mon point de vue, impossible ». Elle a alors repris sa vie à Cluj avec Raluca, une étudiante rencontrée à l’église. « Notre amitié s’est approfondie, explique Delia, et je lui ai fait part de ce que j’avais vécu avec l’OSCER et de mon rêve de démarrer un groupe à Cluj. Un jour, elle m’a dit que si j’avais peur de le faire seule, on pouvait essayer de le faire ensemble. » 

C’est à partir de là que les choses ont commencé à changer. 

Delia et Raluca ont parlé de leur vision à leur pasteur. Deux autres étudiantes de l’église, Alexandra et Ana, étaient elles aussi intéressées. Leur première rencontre a eu lieu en mars 2021. Elles ont commencé à suivre le cours Five Thresholds (« Les cinq seuils », produit par InterVarsity, le mouvement étudiant américain). D’autres étudiants sont venus et repartis au fil des semaines, et elles ont fini par se retrouver toutes les quatre. Mais elles n’ont pas baissé les bras. Au mois d’octobre, avec l’aide d’autres missionnaires, elles ont pu organiser un gros événement avec un orateur renommé. Cette fois, environ 100 jeunes ont répondu présent, entendu l’Évangile et ont été invités aux groupes de l’OSCER. 

Les réunions hebdomadaires réunissent aujourd’hui 15 à 20 étudiants. La campagne d’évangélisation de Noël a permis de mettre en évidence un réel appétit spirituel chez les étudiants de Cluj, qui ont posé des questions très intéressantes et voulaient en savoir davantage. Le mois prochain, lorsque la période d’examens sera terminée, l’équipe prévoit de lancer le cours Alpha.  

« C’est la première fois que nous faisons partie d’une équipe de coordination, et il y a beaucoup à apprendre, explique Delia, notamment comment conjuguer toutes nos autres responsabilités avec l’OSCER. » Elle se réjouit néanmoins de la suite : « Cluj est une grande ville et il y a beaucoup d’opportunités. Nous sommes très reconnaissantes de ce que Dieu a fait cette année, mais aussi d’avoir la possibilité de partager notre joie avec vous dans Prayerline. » 

Priez pour Delia, Raluca, Ale, Ana et l’OSCER Roumanie : 

  • Priez que de nombreux étudiants reviennent après les examens, et invitent leurs amis à Alpha. Priez que la campagne d’évangélisation prévue dans quelques mois atteigne de nouveaux étudiants. Priez que les étudiants consacrent leur vie à Jésus. 
  • Priez que les étudiants chrétiens qui font partie du groupe adoptent la vision de l’OSCER. 
  • Priez que Delia, Raluca, Ale, Ana et les autres chrétiens de Cluj ne se lassent pas de faire le bien (Galates 6:9). Priez qu’ils soient remplis de sagesse et de joie dans leur leadership. 
  • Priez pour l’établissement à long terme d’un groupe étudiant à Cluj, et pour le développement de la prochaine génération de leaders étudiants. Priez que cela ait un impact stratégique durable pour le royaume. 
  • Priez que l’OSCER continue à avoir cet impact dans la vie des étudiants en Roumanie.  

La confiance grandit dans les serres

Pensez à qui fait quoi dans votre groupe étudiant, votre mouvement et aux événements d’évangélisation à votre église. Qui parle ? Qui reste silencieux ? Qui prend l’initiative et qui suit ?

Y a-t-il des femmes qui ont les compétences et le cœur nécessaires, mais qui ne se lancent pas ?

Une étude de 2019 a démontré un écart considérable entre les hommes et les femmes en matière d’autopromotion, montrant que les hommes étaient bien plus à l’aise que les femmes pour se mettre en avant. Même en sachant qu’elles avaient aussi bien fait que les hommes, les femmes de l’étude ont constamment sous-estimé leur propre performance en comparaison.

Ces tendances peuvent aussi s’étendre aux communautés chrétiennes. Les églises peuvent souvent concentrer leur attention et leur enthousiasme sur la formation des hommes, négligeant la contribution vitale que les femmes peuvent avoir dans l’évangélisation publique. Il y a beaucoup de femmes dans nos églises et groupes étudiants avec le potentiel d’enrichir notre ministère grâce à leurs éclairages, points de vue, capacités et caractère semblable à Christ, et qui ont juste besoin d’un peu plus d’encouragement pour sortir de la ligne de touche et utiliser pleinement les dons que Dieu leur a donnés.

Agissons !

Nay Dawson, ancienne équipière de l’UCCF, le mouvement national du Royaume-Uni (aujourd’hui coordinatrice de la formation régionale pour l’IFES Europe) a remarqué que très peu d’évangélistes féminines parlaient en public aux événements étudiants. Voyant que cela réfrénait la possibilité de créer des contacts avec des étudiants non chrétiens, elle a créé  « Passion for Evangelism », (passion pour l’évangélisation) un congrès annuel réunissant des femmes pour pratiquer les discours d’évangélisation, ainsi que recevoir du mentorat et de la formation. Un groupe Facebook lancé pour organiser le congrès est rapidement devenu un réseau de femmes qui se soutiennent, y compris des étudiantes, du personnel et de nombreuses secrétaires générales de mouvements nationaux de l’IFES. Le réseau est également ouvert aux femmes en dehors de l’IFES, élargissant les perspectives pour inclure celles qui ont envie de toucher leurs églises et communautés au-delà du monde étudiant.

Aujourd’hui, à côté de la communauté sur Facebook, « Passion for Evangelism » s’est rationalisé en deux initiatives séparées. Un club littéraire trimestriel en ligne équipe les femmes en discutant de ressources utiles, ainsi qu’en animant une session de Q&R avec l’auteur, donnant ainsi de l’espace pour réfléchir à des sujets corrélés et se former ensemble. Le « Greenhouse Project » (projet serre) est un programme de cinq semaines donnant aux femmes une chance d’avoir du mentorat et de se former à l’évangélisation publique. Trois fois par an, une nouvelle cohorte va s’engager dans la production de ressources d’évangélisation, puis les mettra en œuvre lors d’événements étudiants, ecclésiaux ou sur les réseaux sociaux. Dans sa dernière cohorte, 26 femmes d’Europe et d’au-delà ont utilisé leurs projets « Greenhouse » pour réfléchir au thème de l’incarnation et le présenter. Elles acquièrent joie et confiance. Katerina est Secrétaire générale du SEAM, le mouvement national en Macédoine du Nord. Elle a résolu de faire un discours d’évangélisation lors d’un événement étudiant ce Noël. Elle a partagé qu’après la réunion avec le « Greenhouse project », elle avait « des ailes pour s’envoler ».

De nouvelles choses fleurissent

Dans une serre, les plantes qui ont besoin d’un peu plus de chaleur peuvent fleurir et grandir ; les graines peuvent germer et les tendres pousses peuvent gagner en robustesse. C’est là ce que le « Greenhouse Project » vise à réaliser avec les capacités et la confiance de femmes qui n’ont peut-être jamais eu la chance de développer ces aspects auparavant. L’Église et les mouvements étudiants auront des évangélistes plus vives, inventives et à la gloire du Christ, avec un message à dire et la possibilité de bien le faire. Elles auront également de nouvelles manières de le dire.

« Les réseaux sociaux sont une porte ouverte pour l’Évangile », déclare Nay, « nous essayons donc d’encourager dans ce sens ». Puisque certaines ont écrit des discours sans lieu où les donner, les voir créer leurs propres opportunités sur les réseaux sociaux est libérateur. Les participantes sont aussi encouragées à faire preuve de créativité, et certaines ont trouvé plus intuitif de créer de la musique, du contenu vidéo, de la poésie, du slam ou des histoires qu’un discours – tout ce qui aura le plus d’écho auprès de leur public cible dans leur propre contexte et communauté.

Le fait de former des évangélistes féminines dévoile également de nouvelles manières de communiquer le message de l’Évangile. Elles peuvent atteindre les femmes à travers leurs problématiques, depuis un angle féminin, d’une façon que les hommes ne peuvent pas. Avoir des oratrices d’évangélisation peut aussi contrebalancer les préjugés et les idées préconçues que des non-chrétiens peuvent amener. Nay a même entendu des histoires d’étudiantes britanniques qui ont immédiatement annulé un événement en voyant l’identité de la personne qui allait parler. Si les non-croyants qui perçoivent le christianisme comme étant oppressif et intolérant voient hommes et femmes travailler ensemble dans l’évangélisation, « un en Christ Jésus » (Galates 3.28), ils verront les fruits de l’Esprit, guérissant les divisions entre les genres et glorifiant Dieu.

Des semis

Durant les premiers mois de 2022, la nouvelle cohorte de femmes du « Greenhouse project » préparera des ressources sur la résurrection pour les événements de Pâques en partenariat avec « A Passion for Life » (une passion pour la vie), une campagne de formation à l’évangélisation au Royaume-Uni. Au club littéraire, elles liront 40 Women (2021) de Ros Clarke.

« Passion for Evangelism » est l’occasion pour les étudiantes, le personnel et les diplômées de se former à l’évangélisation publique en développant leurs dons et leur confiance dans le Seigneur pour les amener à faire des choses merveilleuses pour lui à travers leur courage et leur confiance. L’initiative équipe et encourage les responsables étudiantes à avoir la confiance de servir à côté de leurs homologues masculins, telles que Kez, la troisième présidente du Cambridge Inter-Collegiate Christian Union au Royaume-Uni. Bien que « Passion for Evangelism » soit une initiative de l’IFES Europe, elle est ouverte aux participantes du monde entier, et des participantes d’aussi loin que le Mexique s’y sont jointes. De plus, le « Greenhouse project » et le club littéraire sont faciles à dupliquer. D’anciennes participantes de Croatie et d’Allemagne travaillent actuellement au lancement de « Greenhouse projects » dans leurs langues. Nay espère aussi qu’une conférence, telle que la première en 2019, pourra se faire en 2023. Cela donnerait aux participantes la chance longuement attendue de se rencontrer et de poursuivre la formation et le mentorat en personne.

Il est vrai que les femmes sont souvent moins enclines, moins à l’aise et moins libres de se mettre en avant que les hommes. Mais ça ne doit pas forcément être le cas. Prions que nos groupes étudiants soient des lieux où tout le monde est encouragé à utiliser ses dons pour construire le royaume de Dieu et pour sa gloire.

Si vous aimeriez vous impliquer, vous trouverez plus d’informations sur le club littéraire trimestriel ici, sur le « Greenhouse Project » ici, ou le groupe Facebook « Passion for Evangelism » ici. L’Instagram de « Passion for Evangelism » se trouve ici, où vous pouvez prendre contact pour toutes questions. Pour Twitter, c’est par ici. Pour en savoir plus sur les femmes dans l’Église, voir la série « She Needs » sur le blog de Nay où vous trouverez des témoignages et des points de vue pertinents.

Attendre ses amis

Ce n’est pas facile de voir ses amis continuellement rejeter l’Évangile. Mais, en son temps, Dieu peut leur ouvrir les yeux. José, un étudiant à l’université de Barcelone, raconte la surprise qu’il ressentit lorsqu’un camarade l’appela pendant la pandémie. 

« Pendant mes études, j’ai souvent prié pour mes amis et les autres étudiants de ma promotion. Mais très souvent, mes prières ne semblaient porter aucun fruit. Ou du moins, le fruit ne venait pas comme je l’attendais. J’étais tellement frustré par le refus de mes amis de m’accompagner à des événements ou activités évangéliques. 

Je fus donc très surpris cette année de recevoir un appel d’Andrés, un étudiant de ma promotion. Il n’avait jusqu’alors montré aucun intérêt pour le christianisme mais subitement il voulait parler de la foi. J’appris qu’il n’était pas complètement opposé à Dieu ni à la Bible mais qu’il s’en était détourné pour diverses raisons. Il s’était désormais rendu compte qu’il était temps de se rapprocher de Dieu. 

Je proposai donc de commencer une étude biblique de découverte l’Enquête. Au début, j’étais plutôt tendu. Est-ce que ses questions allaient être trop simples ou trop philosophiques ? Mais le Seigneur me surprit de nouveau. Mon camarade était très content de l’étude. Andrés me dit qu’il trouvait le modèle et la structure de l’Enquête attirants et très différents de ce qu’on associe normalement avec l’idée « traditionnelle » d’une étude biblique. Même si les questions semblaient simples à premier abord, elles menaient à des discussions beaucoup plus complexes. 

En lisant l’Évangile, nous découvrîmes ensemble la personne de Jésus : qui il est, sa mission et ce qu’il veut nous dire aujourd’hui. Ces études et les questions nous permirent de discuter des défis que nous lançaient ces passages et comment ils remettaient en question notre mode de vie. Nous parlâmes aussi de questions d’actualité et de notre rôle en tant que chrétiens dans le monde moderne. Nous discutâmes de sujets tels que le sens de la vie, la poursuite du bonheur et la préoccupation constante que nous ressentons de plaire et de rechercher la gloire. Je rends grâce à Dieu de m’avoir accordé cette occasion de partager sa Parole d’une manière aussi pratique ! » 

Cette semaine, priez pour les étudiants qui attendent toujours que leurs amis deviennent réceptifs à l’Évangile. 

  • Priez pour les étudiants non-croyants pour qui le monde a été bouleversé pendant la pandémie. Priez qu’ils cherchent des réponses auprès de leurs amis chrétiens. 
  • Priez pour les étudiants chrétiens qui continuent de cheminer avec leurs amis non-croyants, même lorsque ceux-ci rejettent l’Évangile. Priez qu’ils demeurent fidèles dans leur témoignage et qu’ils ne perdent pas espoir pour leurs amis. 
  • Priez pour le ministère de l’Interaction avec les Écritures de l’IFES. Il équipe les étudiants comme José afin qu’ils sachent partager les Écritures avec leurs amis de manière pertinente, naturelle et puissante. Priez pour que plus d’étudiants soient captivés par la Parole de Dieu, comme Andrés.  

Mener à travers le brouillard

Quand l’avenir est incertain, avancer peut s’apparenter à marcher dans un épais brouillard. Dans ces situations, un choix s’impose à nous : rester à un endroit ou continuer avec foi. Comme tant d’autres ministères, la conférence Formación a continué de former des responsables étudiants au milieu d’un avenir brumeux.  

Cette édition de Formación n’a ressemblé à aucune autre. Ce qui était auparavant une conférence de 10 jours, rassemblant des étudiants de toute l’Europe, s’est transformé en une formation en ligne de 10 mois, avec des cours magistraux et des petits groupes se réunissant sur Zoom.  

De nombreux éléments créatifs ont contribué au développement d’une communauté d’apprentissage numérique de 67 étudiants, issus de 30 pays. Mais les objectifs sont restés les mêmes. Le programme a encouragé les participants à reconnaître leurs points forts et leur a offert la clarté concernant l’identité de Dieu, la façon dont il les avait créés et dans quel but. Ils ont examiné leurs propres cultures et comment l’évangile pouvait répondre à des besoins au sein de leurs contextes spécifiques. Et de manière éminemment pertinente, les étudiants ont appris comment mener au milieu du changement et de l’incertitude. Comme l’un d’entre eux l’a expliqué :  

« Même dans des périodes critiques, même dans le brouillard, il est possible de servir Dieu, il est possible de mener les autres, il est possible de prêcher la bonne nouvelle ! » 

Après avoir tout juste fini avec la cohorte 2020-2021, l’équipe responsable évalue maintenant en quoi cette année inhabituelle pourrait changer les futures Formacións. Le nouveau format a prouvé que la création d’une communauté d’apprentissage numérique internationale était possible et avait des avantages. Priez pour l’équipe responsable de Formación tandis qu’elle discute du futur de cette conférence importante et fait confiance à Dieu pour la mener à travers le brouillard.  

  • Louez Dieu pour les outils numériques qu’il a fournis pour continuer la conférence Formación en ligne. Remerciez-le pour les relations interculturelles parmi les participants ; elles ont offert un aperçu et de l’inspiration pour leurs ministères et leurs responsabilités.  
  • Priez pour les 87 étudiants qui viennent de finir Formación. Priez qu’ils utilisent ce qu’ils ont appris pour servir leurs groupes étudiants et campus. 
  • Priez pour l’équipe responsable de Formación qui réfléchit à cette précédente cohorte et organise la prochaine conférence. Priez que Dieu lui donne de la sagesse pour discerner la meilleure manière d’utiliser ce qu’elle a appris durant l’année écoulée. 

Le retour de Sara 

Tout le monde quittait Knin. C’était la triste réalité pour toute ville déchirée par la guerre, dont les familles étaient brisées et sans avenir. Sara était partie faire ses études à Zagreb, la capitale de la Croatie. Mais maintenant, bizarrement, elle voulait retourner à sa ville d’origine. 

Tout le monde la pensait folle. Personne ne retournait jamais à une ville telle que Knin. Mais au cours de sa deuxième année d’études, Sara entendit une voix lui disant de rentrer. Elle avait des doutes sur ce qu’elle entendait. Après tout, elle avait un excellent travail dans la photographie, des amis formidables et elle servait le Seigneur en organisant des événements pour les étudiants. Pourtant, elle savait qu’elle ne pouvait pas ignorer cette voix et elle commença donc à prier.  

« Je savais que si c’était Sa volonté, il faudrait que je quitte tout, même l’université, pour suivre Sa voix… Je savais que ce pas préserverait ma paix intérieure. J’ai donc décidé de Lui faire confiance. J’ai obtenu mon diplôme, j’ai quitté l’université, mes amis, mon travail, tout ce que j’avais, et je suis rentrée chez moi. » 

Une fois sur place, la vie n’était pas facile. Sara se sentait perdue et ne savait pas du tout ce qu’elle devait faire à Knin. Mais elle commença à y voir clair lorsqu’elle participa au congrès Revive Europe.  

À Revive, Sara se joignit à des milliers d’autres étudiants pour louer, prier et recevoir des enseignements. Sara était étudiante mais elle choisit cependant d’assister à un séminaire pour adolescents afin de mieux les comprendre. Là, une vision pour le ministère parmi les adolescents commença à se former dans son esprit. Tout au long du congrès, Sara entendait Dieu répéter ces mots : « les petites choses ».  

« Il voulait que je fasse de petites choses pour de « grandes personnes ». Il me rappela comment Il m’avait guidé depuis ma première année d’université, alors que je n’avais rien, et comment Il m’avait ouvert de nombreuses portes… Il me montra un nouveau début, un nouveau commencement. » 

Sara rentra à Knin après le congrès et transforma l’une des salles de son église en un lieu où les adolescents de la communauté pouvaient « traîner », trouver une oreille attentive et être eux-mêmes. Elle organisa des jeux et proposa même un cours de photographie gratuit. Bientôt, les adolescents se sentaient comme une petite famille.  

Sara dit qu’elle s’était toujours imaginée partir en Afrique travailler avec les enfants qui étaient exploités en tant que guerriers. Mais un matin, alors qu’elle regardait son club d’ados, Dieu lui dit :  

« Voici les enfants pour lesquels tu dois te battre. Les enfants qui survivent dans des familles brisées, des foyers insalubres, des enfants qui se sont perdus. Voici tes enfants guerriers. » 

Depuis la Covid-19, les choses sont devenues difficiles pour le groupe. L’église a vendu son bâtiment et Sara a eu du mal à trouver des fonds pour les activités du groupe. Sara croit toujours que Dieu a des projets pour les adolescents.  

« Je continuerai toujours à me battre pour eux dans mes prières jusqu’à ce que Dieu pourvoie un meilleur avenir pour eux. Le congrès Revive m’a rappelé combien notre Dieu est grand. J’ai aussi rencontré beaucoup de chrétiens formidables qui se battent avec moi pour ces enfants. Que demander de plus !  … J’ai hâte de participer au prochain Revive et de voir le réveil dans ma petite ville de Knin ! Le réveil dans le cœur de nombreuses personnes. » 

Priez avec Sara pour le réveil à Knin et en Croatie. 

  • Priez pour le groupe de Sara, qu’elle ait les ressources nécessaires pour continuer. Priez que les adolescents qu’elle accompagne découvrent une relation avec Jésus qui transforme leur vie. 
  • Priez pour les autres étudiants comme Sara qui ont participé à Revive en 2019. Ce congrès a inspiré de nombreux étudiants à développer des projets d’évangélisation dans leur communauté et sur leur campus. Priez pour ceux qui ont fait un pas de foi afin de faire ce que Dieu les appelle à faire. 
  • Priez pour le réveil en Europe. 

Rencontre avec le maire 

De grandes choses se passent lorsque les équipiers d’un mouvement national servent leur ville. En Octobre, deux équipiers d’Ichtus Vlaanderen, Ruth et Sem, écrivirent au maire de Kortrijk pour lui demander de répondre aux besoins des étudiants pendant la crise Covid-19. Ils proposèrent le projet suivant : fournir des espaces où les étudiants pourraient participer à leurs cours en ligne en sécurité, tout en bénéficiant de la compagnie d’autres étudiants. C’était un besoin auquel la ville réfléchissait déjà et la proposition d’un coup de main fut acceptée volontiers. Les équipiers étaient loin de se douter que leur relation avec le maire ouvrirait la porte à d’autres opportunités. 

Après avoir travaillé avec Ruth et Sem, la ville leur demanda de prendre en charge des espaces dédiés aux études pendant la période des examens. Les étudiants et les membres du conseil municipal commencèrent à reconnaître Ruth et Sem, grâce à leur présence constante, ce qui leur offrit des opportunités de partager au sujet d’Ichtus. 

Mais ils ne s’arrêtèrent pas là ! Pendant la période des examens, des équipiers dans la ville lancèrent la « brigade du café ». Tous les jeudis, ils chargeaient leur vélo-cargo avec du café et des en-cas (fournis par le conseil municipal) et rendaient visite aux étudiants dans toute la ville pour leur offrir du café et des fruits. 

Au fil des tours, il devint évident que les étudiants désiraient ardemment un contact social et qu’ils avaient hâte de se retrouver sur le campus avec leurs camarades. Après deux ou trois semaines, quelques étudiants enthousiastes commencèrent à attendre la brigade sur le seuil de leur porte, un masque sur le visage et une tasse à la main. Ils disaient que de recevoir un café, même de la part d’un inconnu, était une parenthèse bienvenue dans leur isolement. 

Une fois les examens finis, le conseil municipal donna son accord pour maintenir les espaces d’étude ouverts pour le restant du trimestre et nommèrent Ruth et Sem en tant que référents pour ceux qui avaient besoin d’une oreille attentive. 

Les équipiers marquèrent la ville, au point d’attirer l’attention des journaux locaux qui les félicitaient pour le service qu’ils offraient aux étudiants.  

« De toute évidence, Dieu ouvre des portes à Kortrijk si nous avons le courage d’essayer la poignée. Nous n’avions jamais l’intention d’attirer l’attention des médias, ni d’essayer de nous rapprocher du conseil municipal. Depuis deux ans, nous participons à des marches de prière dans la ville et sur les campus où nous demandons à Dieu d’ouvrir les portes. Nous voulions servir les étudiants de la ville et Dieu nous a guidés vers les personnes qui pouvaient nous aider à l’accomplir. »

Sem et Ruth, équipiers, Ichtus Kortrijk 

Les équipiers comme Sem et Ruth sont une lumière puissante dans cette deuxième année sombre de la pandémie ; ils refusent de laisser la difficulté des circonstances leur dérober la capacité de servir les autres. Louez Dieu pour ces brillants exemples de l’amour de Christ et priez avec nous que la ville et les étudiants de Kortrijk soient touchés par leurs efforts.  

  • Priez que les relations que Sem et Ruth ont cultivées avec la ville continueront et mèneront à d’autres projets de partenariat.  
  • Priez pour les étudiants avec lesquels ils ont eu un contact grâce à la brigade du café et aux espaces d’études. Priez que ces derniers viennent à des événements organisés par Ichtus.  
  • Priez pour un nouveau projet d’Ichtus qui encouragera les 3 800 étudiants qui vivent à Kortrijk. Ils ont besoin des bons contacts au sein de la ville pour l’accomplir et cherchent aussi à savoir comment lancer un travail pionnier dans la ville l’année prochaine. 

Voulez-vous trouver des moyens créatifs d’intéragir avec votre université et la société, comme Ruth et Sem ? L’initiative « Intéragir avec l’université » peut vous offrir des idées, un soutien et une formation afin de vous aider à intégrer l’Évangile dans les questions, les sujets et les conversations modernes.

Aveuglés par les nombreuses occupations de la vie

Que se passerait-il si nous nous arrêtions et écoutions la voix de Dieu ? A Revive 2019, Sam, un étudiant de l’UCCF, a réalisé que les occupations de la vie peuvent nous rendre aveugles. Voici ce qui s’est passé lorsqu’il a été témoin de l’intervention de Dieu dans son quotidien. 

« À Revive, nous avons étudié Actes 3. C’est dans ce chapitre que l’on apprend que Pierre et Jean vont prier au temple et rencontrent un mendiant boiteux. Lors de cette étude, j’ai réalisé que Pierre et Jean faisaient ce trajet régulièrement. Pourtant, ce jour-là, le Saint-Esprit leur a dit de s’arrêter. En obéissant, ils ont été témoins de la guérison de l’homme. Puis 2 000 personnes ont été sauvées. 

J’ai commencé à réfléchir à ce que cela pouvait avoir avec moi. Pour aller en cours, je fais le même trajet à pied chaque jour. Et si un jour le Saint-Esprit m’appelait à participer à son œuvre ? Serais-je à l’écoute ?  

Un soir, Dieu m’a mis à l’épreuve. En rentrant chez moi, j’ai croisé un homme sur un banc qui regardait les étoiles. Nos regards se sont croisés mais j’ai continué à marcher. À ce moment-là, le Saint-Esprit m’a dit de retourner lui parler. Je me suis dit : « Vraiment, Seigneur ? »  

J’ai fini par y retourner. L’homme m’a invité à m’asseoir, et je lui ai demandé de me raconter son histoire. Il était étonné car personne ne lui avait jamais demandé une chose pareille. Il m’a expliqué qu’il était un spiritualiste et qu’il gérait une chaîne YouTube pour d’autres spiritualistes. Puis il m’a demandé de lui raconter mon histoire. Alors, je lui ai raconté comment Dieu avait radicalement transformé ma vie.  

Mais c’est là que la situation est devenue encore plus étrange. Il m’a dit : « J’étais sur le chemin du retour ce soir, mais une voix dans ma tête m’a dit de m’arrêter et de m’asseoir ici. Et maintenant, vous voilà à côté de moi. Vous avez un message pour moi. Allez-vous me le partager ? » 

J’ai dit : « Eh bien, je peux vous parler de Jésus ! » Nous avons discuté pendant une heure de Jésus et de la croix. Je lui ai dit que Jésus voulait le rencontrer à ce moment-là et lui ai demandé s’il voulait le suivre. Il a dit oui !  

Depuis ce jour là, il a continué à se réunir avec un ami à moi pour parler de Jésus. J’ai été époustouflé à l’idée que Dieu organise tout le temps ce type de rendez-vous divins ! Il nous fait confiance, et tout ce qu’il cherche c’est notre obéissance pour participer à ce que le Saint-Esprit est déjà en train de faire ». 

Nous oublions souvent de vivre notre quotidien dans la prière. Mais tout comme Sam, nous pouvons nous mettre au défi d’être constamment à l’écoute de la voix du Seigneur. Cette semaine, prions pour Sam et ses amis de l’université de Durham au Royaume-Uni. 

  • Sam nous demande de prier pour le projet qu’il a à cœur avec d’autres étudiants de l’UCCF : une salle de prière de 24 heures. Ils souhaitent que cette salle soit un endroit où ils peuvent demander que Dieu suscite un réveil dans leur ville.  
  • Prions pour que les étudiants du monde entier cherchent des occasions d’être conduits par le Saint-Esprit dans leur quotidien. 
  • Remercions Dieu pour des événements comme Revive, qui encouragent les étudiants à atteindre les perdus et à prier pour un réveil. Priez pour les milliers d’étudiants qui participeront à Revive en 2021 et priez pour l’équipe d’organisation qui travaille actuellement pour encourager les personnes à s’inscrire.  

C’est le moment de s’inscrire à Revive 2021 ! Faites partie d’un puissant mouvement d’étudiants qui prient pour un réveil en Europe. Cliquez ici pour en savoir plus.

Faire le premier pas

Nous vous présentons Janet : Une étudiante malaisienne pleine de joie qui habite en Irlande. Elle montre un sourire éclatant lorsqu’elle décrit la culture timide mais curieuse au sein de laquelle elle a été acceptée pour poursuivre ses études en ingénierie mécanique. Bien qu’elle ait passé la plus grande partie de sa carrière universitaire en pleine pandémie, elle a réussi à se faire des amis 

« Il faut faire le premier pas pour rencontrer des gens », dit-elle. 

Janet a également fait le premier pas dans d’autres directions. Avec quelques autres étudiants internationaux, elle a créé un groupe d’étudiants chrétiens dans son université spécialisée en technologie qui est très laïque. Le groupe a augmenté en nombre au cours de l’année, avec 20 à 30 personnes participant à des réunions en ligne. Janet affirme que le soutien qu’ils ont reçu de CUI Irlande a eu une grande importance.  

« Lorsque CUI Irlande a découvert notre groupe, ils nous ont contacté. En raison de la pandémie, ils nous ont donné beaucoup de matériel comme Jean L’enquête et Marc L’enquête ». 

Janet nous raconte qu’un responsable du CUI lui a également recommandé de suivre le cours en ligne Interagir avec l’université (ETU en anglais). À l’époque, Janet avait le sentiment que les activités du groupe devenaient ennuyeuses. Alors elle espérait que le cours lui apporterait des nouvelles idées pour le ministère.  

« J’y ai découvert tellement plus que ce à quoi je m’attendais », dit-elle. 

Janet dit que le cours l’a aidé à comprendre le rôle essentiel de la foi dans son expérience universitaire au lieu de séparer son groupe d’étudiants et sa vie universitaire.  

« Nous ne devons pas nous contenter simplement d’organiser nos groupes d’étudiants chrétiens pendant nos années universitaires. Les années d’études universitaires représentent une si bonne occasion pour l’évangélisation parce que c’est lors de cette période là que nous sommes en recherche de notre identité. Et les gens ont besoin du Christ à l’université plus que partout ailleurs. On ne peut pas les séparer : le groupe d’étudiants chrétiens d’un côté et tous les trucs non chrétiens de l’autre côté. Le groupe d’étudiants chrétiens doit également faire partie de la société ». 

Le cours a en fait aidé Janet à apporter des nouvelles idées à son groupe. Inspirée par un autre participant au cours de l’ETU, elle a organisé une soirée de discussion autour d’une série télévisée populaire, abordant le thème de l’amour inconditionnel. Janet nous raconte que cet événement est l’un de ceux qui a attiré le plus de monde. Le groupe est en train d’organiser également un événement d’évangélisation en utilisant une série de questions données à Janet dans le cadre du cours de l’ETU. Les questions sont utilisées pour amener les participants à parler de sujets importants qui peuvent déboucher sur des discussions spirituelles.  

Bien que la pandémie continue de présenter des obstacles à la création de nouveaux événements, Janet a bon espoir que ce qu’elle a appris grâce au cours de l’ETU sera utile à leur croissance constante.  

« Il y a tellement de choses que nous pouvons faire ». 

Cette semaine, priez avec nous pour le groupe de Janet en Irlande.  

  • Priez pour que Janet puisse transmettre ce qu’elle a appris lors du cours de l’ETU afin d’augmenter l’impact du groupe sur l’université.  
  • Priez pour que leurs efforts d’évangélisation soient fructueux alors qu’ils continuent à créer de nouveaux moyens pour atteindre plus d’étudiants.  
  • Priez pour que davantage d’étudiants comme Janet comprennent le pouvoir de faire vivre leur foi dans l’université. Priez pour que les étudiants aient le courage, la curiosité et la créativité nécessaires pour trouver de nouvelles façons d’intégrer la foi dans leurs cours, leurs conversations et leurs relations sur le campus.

Voulez-vous engager l’université comme Janet ? Vous ne savez pas par où commencer ? Suivez le cours « Engagez l’université » ! Click here to register , or if you have any questions you can, you can write to engagingtheuni@ifesworld.org

Ce n’est pas sorcier

« Ce n’est pas sorcier »  

Voilà ce que Sofia Papaspyrou veut que les étudiants grecs comprennent lorsqu’ils ouvrent la Bible. Elle est bénévole chez ethos_SXEF, où elle travaille avec l’équipier Jonathan Clark, pour montrer aux étudiants la richesse des Écritures. 

Dans un pays qui s’appuie fortement sur la tradition religieuse orthodoxe, les étudiants n’ont pas l’habitude de lire la Bible par eux-mêmes. Les étudiants issus du milieu évangélique sont souvent habitués à subir des études bibliques plutôt qu’à y participer. De nombreux étudiants croient qu’ils ne sont pas capables de comprendre un passage de l’Écriture sans l’aide d’une autorité religieuse. Dans les milieux évangéliques, cela peut également être le cas, de nombreux étudiants étant peu confiants que Dieu parle à travers sa Parole. Certains aiment étudier la Bible mais ne mettent pas souvent en pratique ce qu’ils apprennent.  

Ainsi, lorsque Jonathan et Sofia proposent aux étudiants de partager leurs impressions du texte, ils sont perplexes. La façon dont ils étudient la Bible semble trop simple. Pourtant, les étudiants se rendent vite compte que tout ce dont ils ont besoin est à leur portée. Jonathan encourage les étudiants à ne pas se contenter de saisir le sens d’un passage, mais à chercher plutôt des éléments liés au contexte dans le passage ainsi que dans d’autres parties de l’Écriture. De cette façon, ils laissent la Bible interpréter la Bible.  

Lorsque les étudiants découvrent que l’étude des écritures n’est pas un processus réservé aux autorités religieuses, ils deviennent passionnés par la Parole de Dieu. Jonathan souhaite que les étudiants comprennent mieux l’Écriture afin qu’ils soient motivés à la mettre en pratique au sein de leurs vies et qu’ils aient le désir de partager cette vérité à leurs camarades de classe. Une étudiante, également nommée Sofia, raconte :  

« Notre dernière discussion autour de 2 Timothée 2:2 a complètement changé ma vision sur la vie d’un disciple. Nous avons parlé sur le fait que dans notre pays les discussions autour de la Bible en « un à un » ne sont pas courantes. Après avoir prié et demandé l’avis de mon mentor, j’ai décidé de commencer une étude avec une amie plus jeune de l’église. » 

Bien que Jonathan et Sofia aient été encouragés par les progrès réalisés dans l’étude de la Bible, il reste encore beaucoup à faire en Grèce. En 2018, ils ont reçu une aide financière du pôle « Défricher de nouveaux territoires » de l’IFES, qui leur a permis de créer un nouveau groupe dans une zone pas encore atteinte. Près de trois ans plus tard, ils continuent à motiver et à lancer des groupes d’étudiants dans les villes qui en ont besoin. Seriez-vous prêt à nous rejoindre cette semaine pour prier pour le mouvement en Grèce ? 

  • Priez pour les étudiants impliqués dans l’étude biblique par l’intermédiaire d’ethos_SXEF. Priez pour qu’ils saisissent combien la Bible est pertinente et peut apporter de la puissance dans leur vie. Priez pour qu’ils aient le désir de partager ce qu’ils apprennent avec leurs amis. 
  • Priez pour que davantage de personnes comprennent l’importance du ministère parmi les étudiants en Grèce, car de nombreuses églises ne voient pas la nécessité de créer de nouveaux groupes. 
  • Priez pour Jonathan Clark et sa femme Dawn qui travaillent avec des groupes d’étudiants en Grèce tout en faisant face aux éléments interculturels. Priez que Dieu les aide à persévérer alors qu’ils rencontrent des oppositions liées à l’orthodoxie traditionnelle et aux normes culturelles.