Élevées

Qui dit promenade en soirée dit moment paisible… une occasion de profiter de l’air frais, ou même un temps pour réfléchir et prier. Mais pour les femmes du monde entier, une courte marche pour rentrer chez elles le soir peut être synonyme de danger.

La recherche documentaire de l’IFES qui figure dans le Rapport de tendances mondiales démontre que la violence contre les femmes est une tendance susceptible d’affecter le ministère étudiant dans les années à venir. Bien qu’aucune région du monde soit épargnée par cette problématique, les recherches montrent que l’Amérique latine est l’une des principales régions concernées par ce problème, et ce notamment sur les campus universitaires.

Mais les groupes de l’IFES en Amérique latine sont en train de lever leur voix à travers des productions théâtrales et des débats, afin d’encourager le public à ouvrir leurs yeux sur la valeur des femmes en tant que porteuses de l’image de Dieu. Par ailleurs, il est intéressant de noter que l’Amérique latine est également la région de l’IFES où il y a plus de femmes qui occupent le poste de secrétaires générales que d’hommes. Sur un total de 20 mouvements, 11 sont dirigés par des femmes.

« Même si beaucoup d’entre nous considèrent l’Amérique latine comme un environnement « machiste », ce champ de mission est ouvert à un grand nombre de femmes. Il y a des femmes célibataires, des femmes mariées avec des enfants en bas âge et des femmes avec des enfants plus âgés… en d’autres termes, une grande diversité de femmes servent le Seigneur dans le ministère parmi les étudiants. Quelle bénédiction ! »

se réjouit Carmen Castillo, coordinatrice sous-régionale pour l’Amérique latine.

La région a lancé un projet visant à réunir régulièrement des femmes leaders afin qu’elles se soutiennent et s’encouragent mutuellement.

« L’idée est de pouvoir se soutenir mutuellement dans un processus qui vise, non seulement à mettre en avant la valeur des femmes, mais aussi à soutenir nos frères en mission »,

explique Carmen.

Dans une société fortement patriarcale, des projets comme celui-ci enlèvent les obstacles contre la diffusion de l’Évangile en montrant sa capacité à éradiquer les messages et les pratiques dégradantes de la culture machiste. Carmen nous raconte :

« Comme l’affirme une chanson de notre pays : « [Jésus] a exalté les enfants, et aussi les femmes ». Voilà le Jésus que nous servons, celui qui accueille les personnes que le monde méprise et les élève à la bonne place ».

Hier, c’était la Journée internationale des femmes, une journée destinée à reconnaître les réalisations et les luttes des femmes dans le monde entier. Cette semaine, prions pour les femmes de l’IFES, lesquelles contribuent à l’annonce de l’Évangile sur les campus universitaires.

  • Prions pour les étudiantes universitaires qui sont touchées par la violence de genre sur leur campus.
  • Prions pour que les étudiants, les responsables et le personnel de l’IFES lèvent leur voix contre la discrimination et la violence envers les femmes. Prions pour qu’en ayant le courage d’aborder ces problématiques, la richesse de l’Évangile puisse être mise en avant.
  • Prions pour les femmes leaders en Amérique latine. Prions que Dieu guide leur groupe et développe leurs dons et talents pour qu’elles soient utilisées efficacement dans leur ministère.

Une croissance dynamique dans la toundra patagonienne

Jésus a dit à ses disciples de répandre l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Pablo Galaz a pris ce commandement au pied de la lettre. Il vit à Punta Arenas, une petite ville portuaire du côté chilien de la Patagonie. Alors que cet emplacement tout au sud est le point de départ idéal pour les expéditions en Antarctique, il représente surtout un défi pour ceux qui désirent lancer de nouveaux groupes d’étudiants. Les montagnes sauvages et les îles froides écartent cette région du reste du Chili. Si Pablo veut rejoindre une autre ville, il doit prendre un billet d’avion cher pour ensuite voler pendant quatre heures à destination de Santiago, ou alors conduire trois heures en direction de l’Argentine. L’emplacement n’est pas idéal, mais Pablo pense qu’un mouvement étudiant dynamique peut se développer dans la toundra froide du sud.  

En 2019, Pablo est devenu le collaborateur pionnier de l’initiative Défricher de nouveaux territoires en Patagonie chilienne. Depuis lors, il a passé une grande partie de son temps à conduire de longues distances vers d’autres villes de la région, aidant les pasteurs et les responsables à comprendre la valeur du ministère étudiant à travers des ateliers et l’enseignement. Comme sa ville est beaucoup plus proche de l’Argentine que de son propre pays, il espère qu’un partenariat se développera avec les églises argentines. Le réveil étant apparut dans de nombreuses églises de Patagonie, le sol spirituel est fertile pour le ministère étudiant. La mission de Pablo est de les aider à développer un cœur pour les étudiants.  

Il a déjà établi plusieurs de ses propres relations solides avec des étudiants de la partie chilienne de la Patagonie. Lors d’un de ses longs voyages en Argentine, Pablo a amené Nicolas, un étudiant de deuxième année qui se posait beaucoup de questions sur sa vie et son avenir. Pendant ces longues heures de route, les deux se sont plongés dans de riches conversations sur la vie, le ministère et l’énorme mission d’atteindre les étudiants. Après leur voyage, Nicolas est devenu l’un des responsables étudiants les plus fidèles de leur groupe.  

Les responsables étudiants comme Nicolas ont un impact énorme sur les progrès de l’implantation de nouveaux groupes en Patagonie. Mais la région est isolée et de nombreux étudiants partent une fois leur diplôme en main. Pourtant, Pablo reste fermement ancré dans sa vision d’avoir de nombreux groupes actifs dans toute la région. L’un de ses projets est une implantation d’église qui valorisera et atteindra les étudiants universitaires. De manière symbolique, elle s’appelle El Árbol (l’arbre). Pablo espère qu’avec le temps, cette église et bien d’autres s’enracineront profondément dans le sol froid de la Patagonie, pour favoriser des mouvements d’étudiants dynamiques. Priez avec nous alors qu’il continue à innover dans cette région isolée.  

  • Priez pour que Dieu accorde de la persévérance à Pablo et à ses responsables étudiants alors qu’ils continuent à rencontrer les responsables des églises en Patagonie. Priez pour que ces églises comprennent le besoin de l’évangélisation parmi les étudiants.  
  • Priez pour de nouvelles opportunités d’animer des ateliers dans les villes de Rio Grande et d’Ushuaia.  
  • Priez pour que plus de responsables étudiants s’investissent dans la mission. 

Construire des ponts

NOTE DU REDACTEUR EN CHEF – Nous avons publié par erreur une version antérieure de cet article qui n’intégrait pas complètement et correctement les dernières contributions du personnel et des étudiants de la CECE. C’est nous qui avons commis cette erreur ; nous nous en excusons et nous regrettons si le contenu a pu causer des inquiétudes ou de la confusion. La version ci-dessous reflète correctement les opinions des membres de la CECE impliqués dans l’article. Nous leur sommes reconnaissants de leur collaboration sur cette édition de Conexión, et nous espérons qu’elle constituera un point de réflexion utile pour l’ensemble de la communauté sur les questions de justice dans votre propre contexte. 

Si vous êtes étudiant universitaire en Équateur, vous savez que les conversations sur le campus peuvent être stressantes. Par exemple, un simple commentaire pendant le déjeuner peut se transformer en un vrai débat. D’ailleurs, vous choisiriez souvent de garder le silence pendant que vos camarades de classe expriment leurs opinions sur la situation politique actuelle, car vous savez que prendre la parole ne fera que créer des tensions. En effet, dans un pays historiquement divisé par classe sociale, région, race et religion, la vie est difficile. 

 Les preuves de divisions sont également disponibles en ligne. Certains étudiants partagent des informations ou des mèmes douteux qui peuvent aliéner leurs pairs qui ne partagent pas leur culture, leurs antécédents ou leur idéologie.  

Un Pays Divisé 

En octobre 2019, les problèmes de division en Équateur ont atteint un point critique. En effet, suite à la décision du président de supprimer les subventions sur le carburant, qui avaient été mises en place depuis 40 ans, ainsi que de lancer des réformes du travail et des impôts, les manifestants ont envahi les rues.  Certains disent que ces manifestations étaient le résultat de centaines d’années d’oppression et de tension entre les classes sociales, les idéologies politiques et les inégalités régionales. Il existe des grandes différences entre la qualité de vie dans les centres urbains et celle dans les zones rurales. Ceux qui vivent dans les zones rurales ont moins accès à des services tels que la santé, l’éducation et la connexion à Internet, tandis que ceux de la ville ont un meilleur accès à ces services de base.  

 Une autre forme de division est présente au niveau du régionalisme historique entre les provinces côtières et andines du pays. La religion, la race, les politiques d’immigration et l’idéologie politique sont toujours des sujets sensibles sur lesquels les étudiants trouvent difficile de maintenir des conversations respectueuses avec ceux qui ont une vision du monde différente. Pendant les manifestations du mois d’octobre, les étudiants universitaires (y compris ceux du CECE) et les campus ont offert à la fois aux manifestants et à la police de la nourriture, des solutions de garde d’enfants et des soins médicaux. Dans ces moments de conflit, ces gestes sont devenus des ponts. 

Participer d’une manière intelligente 

Le CECE d’Équateur  forme les également les étudiants en leur offrant de outils pratiques pour bâtir des ponts par le dialogue. La directrice nationale du CECE, Ruth Hicks de Olmedo, affirme que de nombreux étudiants n’ont jamais vu des dialogues sains auparavant. Elle nous raconte : 

« Les dialogues respectueux ne sont pas quelque chose qui est généralement transmis dans les sphères de la famille, de l’église ou de la politique. Peut-être dans certains espaces académiques, comme les forums, mais certainement pas dans la vie publique. » 

 Le mouvement équipe les étudiants pour ces types de conversations. Il leur apprend comment aborder des sujets potentiellement divergents de manière réfléchie et respectueuse.  

« Nous encourageons les étudiants à utiliser un langage qui encourage le dialogue. Nous voulons qu’ils comprennent l’importance de s’approcher avec une attitude d’écoute et d’apprentissage même s’ils ont déjà un avis clair sur un sujet. Et s’ils n’ont pas d’avis clair, nous les invitons à considérer qu’il est de leur responsabilité de réfléchir et de faire des recherches sur les informations qu’ils partagent – et non pas seulement de transmettre les dernières informations qui apparaissent sur Facebook. »  

Le CECE encourage la participation intelligente de plusieurs manières. Le mouvement tient un blog hebdomadaire pour explorer brièvement et attentivement les questions d’actualité d’un point de vue chrétien. Ils ont également organisé des formations pour montrer aux étudiants le lien entre leur foi et leur vie en ligne. Le mouvement promeut également des conversations saines lors de leurs événements locaux et nationaux.  

Lors de ces événements, les responsables et les équipiers créent des espaces sûrs pour donner aux étudiants le langage et le cadre nécessaires pour discuter sur des sujets potentiellement polémiques. Un de ces événements est le camp national annuel, qui rassemble des étudiants de tout le pays. Ruth raconte qu’au début du camp, il y a des étudiants qui ont peur de se mêler à des personnes extérieures à leur groupe.  

 “Nous avons des étudiants qui, en arrivant, disent n’avoir jamais parlé à quelqu’un venant d’une province différente. Après avoir appris à se connaître, ils se disent : « C’est vrai qu’ils sont assez différents de moi, mais c’était super de les connaître. Maintenant, ils sont mes amis ! » 

En mettant en pratique les conseils pour des dialogues constructifs, les étudiants peuvent aborder le camp avec une attitude d’écoute et d’apprentissage envers ceux qui possèdent des avis différents. Au fil des jours, ils sont surpris de constater qu’il n’était pas si difficile de se faire de nouveaux amis. 

Comprendre l’injustice 

Lorsqu’ils sont bien équipés pour participer aux dialogues, les étudiants peuvent devenir plus sensibles aux injustices qui les entourent. Plus récemment, les discussions sur les conséquences du coronavirus ont mis en évidence les inégalités existantes au sein de la société, en particulier entre les races et les régions. Ces inégalités sont également évidentes dans le contexte universitaire. Par exemple, les cours en ligne ont été attendus pendant des mois par des nombreux étudiants des universités publiques, alors que les universités privées de la ville les ont mis à disposition en quelques semaines. Plusieurs étudiants des zones rurales n’avaient même pas d’Internet ni d’équipement technique pour participer à des cours en ligne. Il y a aussi de nombreux étudiants qui ont dû réduire les cours suivis ou se retirer des universités privées en raison de la situation économique.  

Beaucoup de ces étudiants sont originaires de familles qui dépendent de leurs ventes quotidiennes des produits sur les marchés locaux. Comme ces marchés ont été fermés pendant le confinement, les familles ont été contraintes de trouver des endroits alternatifs afin de vendre leurs marchandises. La prise de conscience de problèmes comme celui-ci, suivi des manifestations d’octobre, a aidé les étudiants à comprendre leur lien avec des problèmes systémiques profondément enracinés.  

Saisir l’opportunité d’apprendre 

En fin de compte, le CECE encourage le dialogue constructif parce qu’il croit que cela glorifie Dieu. Andrea Utreras, membre du personnel, affirme que la construction de ponts permet aux étudiants d’avoir une vue d’ensemble.  

« Jésus appelle chaque tribu, chaque langue et chaque nation. Il appelle tout le monde. Et nous devons être unis en lui. Nous sommes également appelés à aimer les personnes, cela veut dire, aimer ceux qui sont différents. Les aimer comme une personne à part entière, et pas seulement parce qu’ils partagent notre foi. » 

Alors qu’ils encouragent les étudiants à participer intelligemment, Andrea dit toujours aux étudiants d’être prêts à grandir.  

« Vous découvrirez que vous n’avez peut-être pas du tout raison. Soyez prêts à être mis au défi. Soyez prêts à en savoir plus ou à demander à une autre personne. N’ayez pas peur de dire « je ne sais pas. Cela arrive et c’est très bien. Car c’est une chance d’apprendre. »  

Quels problèmes de division découragent l’unité sur votre campus ? Que pouvez-vous faire pour construire des ponts entre vous et ceux qui ne sont pas d’accord avec vous ?  

Créer des ponts à travers l’art

Laura avait toujours rêvé de faire une campagne d’évangélisation créative avec son groupe ABU Porto Rico. Lorsqu’elle a appris que d’autres mouvements en Amérique latine avaient organisé un festival des arts, elle s’est sentie inspirée. Grâce au financement du projet Innovation et Évangélisation de l’IFES, Laura et un groupe de 20 étudiants ont organisé un festival des arts d’une semaine. Le festival a proposé différentes activités, dont une série d’exposés sur des sujets tels que « l’art et la justice sociale » ainsi que des études bibliques. Ils voulaient inviter les étudiants à réfléchir au Dieu qui les a créés et à la manière dont les valeurs chrétiennes encouragent les personnes à mener une vie qui se soucie de la société.

Au cours de la semaine, ils ont entendu plusieurs fois la question : pourquoi faites-vous cela ? Les étudiants du campus ont été surpris de constater que les chrétiens se soucient des questions de la société et de l’art. Et cela a créé une opportunité de dialogue. À Porto Rico, de nombreux jeunes ont trop entendu parler de religion. Le pays est de tradition catholique. Ils pensent déjà connaître l’Évangile. Mais un événement créatif comme celui-ci a créé un pont, brisant les barrières envers les chrétiens évangéliques.

Les étudiants ont découvert que l’art peut amener les gens à avoir des partages profonds – que l’œuvre soit ou non ouvertement « chrétienne ». Telle a été l’expérience de José, équipier au sein de l’ABU et artiste professionnel.

Il croit que l’art peut créer un espace de conversation et approfondir les relations :

« L’art est un terrain d’entente pour les humains. C’est un langage universel. Il permet le dialogue. Lorsque les gens voient mes œuvres, ils veulent connaitre la signification. Et puis vous avez le droit de parler de presque tout, sans que vous soyez mal à l’aise. »

Pendant la COVID-19, l’art a créé des opportunités d’évangélisation en ligne. Partout dans le monde, des mouvements utilisent des films, de la littérature et des œuvres d’art comme des outils pour les groupes de discussion en ligne. Le caractère exploratoire de ces discussions leur permet souvent de prendre une tournure spirituelle. Cette semaine, prions pour des mouvements comme l’ABUB qui utilisent l’art pour susciter un dialogue sur la foi.

  • Prions pour les groupes qui utilisent l’art comme un outil d’évangélisation en ligne. Prions pour des discussions fructueuses sur le domaine de la foi.
  • Prions pour que les étudiants et les équipiers ayant des dons créatifs se sentent encouragés à les utiliser dans leur ministère.
  • Prions pour que les étudiants non croyants se sentent à l’aise de s’ouvrir aux étudiants et au personnel de l’IFES au travers de l’art.

UNE GÉNÉRATION APPELÉE POUR LA RECONSTRUCTION

Au Brésil, l’initiative étudiante est le moteur du ministère. Les responsables agissent comme des missionnaires dans leurs universités, forment d’autres étudiants et sont des représentants au niveau régional et national. Donc, comme vous pouvez l’imaginer, une grande inquiétude est née lorsque le mouvement a été contraint d’annuler sa plus grande conférence de formation des étudiants en raison de la pandémie. Jessica Grant, équipière au sein de l’ABUB, a déclaré que l’annulation de la conférence signifiait perdre une génération entière de responsables étudiants. Elle nous raconte :

« Le fait d’avoir moins d’étudiants formés et désireux d’être des responsables régionaux signifie qu’il y a moins de personnes qui aident de nouveaux groupes. Nos équipiers ne peuvent pas gérer seuls tous les groupes que nous avons de nos jours. Nous dépendons des étudiants pour faire vivre cette mission étudiante. »

Suite à l’annulation, les équipiers et les responsables régionaux ont commencé à réfléchir à une nouvelle façon d’éviter qu’une génération soit perdue. En conséquence, ils ont créé un cours de formation missionnaire en ligne de quatre semaines. Le thème a été centré sur la période post-exil dans Esdras et Néhémie, où Dieu a guidé son peuple hors de captivité et l’a appelé à reconstruire le mur et le temple. Les responsables de l’ABUB ont fait un lien entre cette période biblique et la réalité actuelle, où les étudiants sont confrontés au défi de reconstruire le ministère dans un nouveau contexte.

 Jessica nous raconte :

« Le cours aide les étudiants à donner du sens à cette période qui auparavant semblait perdue et instable, à comprendre que Dieu les a appelés à agir dans cette situation. »

Alors que le cours se termine cette semaine, prions pour que les étudiants de l’ABUB se sentent équipés pour continuer le ministère dans la situation que le monde traverse actuellement.

  •  Priez pour que les étudiants poursuivent activement la mission et aient un impact dans leur contexte même s’il n’y a pas de cours en présentiel cette année. Priez pour qu’ils aient du courage, de la force et des idées créatives pour atteindre leurs amis non chrétiens.
  • Priez pour les participants au cours. Priez pour que les étudiants qui ne connaissaient pas ABUB auparavant deviennent actifs dans leurs écoles et universités.
  • Priez que Dieu aide ABUB à apprendre comment continuer à former des étudiants dans cet avenir nouveau et incertain.

L’importance du ministère étudiant pionnier

Avec un emploi du temps très chargé, José* est un étudiant en médecine dans la ville multiculturelle mexicaine de San Cristobal. Il aime Jésus et désire partager la bonne nouvelle avec ses amis. Mais c’est difficile. En plus d’une lourde charge de travail à l’université, José a un emploi à temps partiel pour financer ses études, Il est entouré par une grande variété d’idéologies et de pratiques religieuses qui mettent sa foi à l’épreuve. Et José n’a pas beaucoup de soutien car il n’existe pas encore de ministère de l’IFES dans la région.

Au cours des deux dernières années, le projet de l’IFES Défricher de nouveaux territoires a soutenu un travail de pionnier dans cette région. Daniel, l’équipier de COMPA Mexique, a visité la région à plusieurs reprises lors de voyages du ministère pionnier et se prépare maintenant à y déménager avec sa famille. Rencontrer des étudiants comme José l’a aidé à voir le besoin d’avoir un ministère étudiant en place :

« Les nouvelles générations ont besoin d’être formées – il y en a qui ont accepté l’Évangile il y a des années mais qui n’ont jamais reçu de suivi ou de formation. Pour se mettre au service de l’université et avoir un impact sur la société, des étudiants comme José ont besoin d’être enracinés profondément dans la foi et soutenus par le corps du Christ. »

Prions ensemble pour l’œuvre de Dieu à San Cristobal :

  • Priez pour les besoins logistiques et financiers de Daniel et de sa famille alors qu’ils se préparent à déménager à San Cristobal pour aider à l’établissement d’un ministère étudiant.
  • Remerciez Dieu pour la soif de José de connaître davantage Dieu et de témoigner de Lui auprès de ses amis. Priez pour que Dieu donne de la sagesse à José pour gérer son temps et qu’il puisse développer de solides fondations spirituelles cette année.
  • L’IFES soutient actuellement le lancement de 51 nouveaux groupes d’étudiants au Mexique. Priez pour que tous ces nouveaux groupes s’établissent et grandissent.

*Le nom a été changé

Miracles pour des acteurs étudiants au Brésil

La première fois que j’ai pensé à jouer dans Marc : l’Expérience, j’ai su que ce serait un défi très intéressant. Mais je n’aurais jamais imaginé que cela deviendrait une des expériences les plus incroyables de ma vie.

Immergé dans la vie de Jésus

Lors du premier jour de notre formation au leadership étudiant de ABUB Brésil, nous avons regardé Marc : l’Expérience, une pièce de théâtre qui présente l’Évangile de Marc en 90 minutes. Ce sont des étudiants de différentes régions qui ont joué dans cette pièce. C’était formidable de découvrir comment Marc : l’Expérience donne la sensation d’être immergé dans la vie de Jésus.

Après deux semaines intensives d’études bibliques, d’enseignement et d’ateliers sur « Le chemin de la croix », basé sur l’Évangile de Marc, les responsables étudiants se sont séparés. La plupart des étudiants sont allés servir dans des églises locales ou des ONG. Mais j’étais l’une des 15 étudiants qui ont rejoint le groupe Marc : l’Expérience.

Des miracles tout près de nous

Après trois répétitions, nous avons eu la première représentation. Ce fut toute une expérience ! 90 minutes avant le début, l’une des actrices est tombée malade. Nous ne pouvions rien faire – sauf faire confiance ! Nous avons commencé à prier et à louer, sachant que Dieu fait toutes choses bonnes à Sa manière.

15 minutes avant le début de la pièce, l’actrice qui était malade s’est mise debout, a prié avec nous et a été guérie ! Cela nous a permis de commencer la représentation, tout en faisant confiance que Dieu parlerait à travers nous. Malgré quelques erreurs, nous avons vu Dieu agir dans cette salle et à la fin, beaucoup de gens désiraient en savoir plus.

Ce fut un magnifique rappel pour nous de savoir que Jésus apaise les tempêtes dans nos cœurs et fait des miracles.

Nous pensions que ça ne pouvait pas être mieux… Mais nous allions encore être surpris !

ABUB Brazil

Un miracle encore plus merveilleux

Lors de la deuxième représentation, la salle était pleine – les gens avaient rempli les couloirs et certains ont dû rester debout. À la fin de la représentation, nous avons remarqué qu’un étudiant était en train de donner sa vie à Christ, déclarant les mêmes choses que nous venions de prier. Nous avons appris que ses amis priaient pour lui et partageaient l’Évangile avec lui depuis longtemps. Il avait traversé des moments très difficiles, mais à travers la pièce de théâtre, Dieu s’est révélé comme son Seigneur et Sauveur. Nous étions tellement reconnaissants à Dieu !

Toute cette expérience vécue autour de la pièce de théâtre nous a donné une vision renouvelée, profonde et personnelle de Jésus. Cela a renouvelé notre foi et nous a permis de comprendre encore plus de choses.

Tous les étudiants de la récente formation au leadership étudiant de ABUB Brésil ont été encouragés à organiser des représentations de Marc : l’Expérience sur leurs campus cette année.


Stephanie sort de sa bulle.

Qu’est-ce qui avait mené ces filles à vivre dans des foyers ? A quoi ressemblait leur vie ? Stephanie écouta leurs tristes histoires. Des filles si jeunes, avec un bagage déjà si lourd, se disait-elle.

C’était la troisième semaine de la formation au leadership étudiant de l’ABUB Brésil. Après deux semaines intensives d’étude biblique, d’enseignement et d’ateliers, les 48 étudiants s’étaient répartis à travers la ville pour servir des ONG locales, des églises et des missions. Pourquoi ? Pour apprendre que diriger, c’est servir.

Stephanie, diplômée, aidait une ONG qui travaille avec des adolescentes issues de milieux difficiles. Cette semaine de jardinage, de peinture et de discussion avec ces jeunes la marqua profondément. Des passages familiers de la Bible la frappèrent d’une nouvelle manière : l’appel à pleurer avec ceux qui pleurent, et la promesse de la nouvelle création.

Elle réfléchit :

Sortir de ma bulle et m’impliquer dans d’autres réalités m’a fait réfléchir sur le rôle du christianisme face aux injustices et aux inégalités sociales.


Pourriez-vous prier pour ces étudiants et diplômés de l’ABUB cette semaine ?

  • Priez que la formation au leadership des étudiants et leurs expériences de service façonnent la manière dont ils vivent leur foi sur le campus cette année. Priez qu’ils trouvent des moyens de faire preuve de compassion envers ceux qui souffrent et d’élever leur voix contre l’injustice.
  • Priez que ces leaders étudiants servent leurs groupes étudiants avec fidélité cette année. Priez qu’ils aient du courage et de la créativité dans l’évangélisation. Priez qu’à travers eux, le mouvement continue de s’étendre.

Une ville où la violence règne, pourrait-elle être transformée par l'Évangile ?

C’était une décision énorme à prendre et Cecy avait l’esprit plein de questions. Comment serait-ce de vivre là-bas ? Quel est le contexte universitaire ? Avec quoi les élèves ont-ils du mal ? Comment sont les églises ? Dieu m’appelle-t-il ici ?

Cecy a effectué son premier voyage d’exploration à La Paz, une petite ville du Mexique, en novembre de l’année dernière. « La Paz » signifie « paix ». Mais c’est loin d’être pacifique. C’est un endroit dangereux, avec un taux élevé de crimes, de violence et d’homicides. COMPA, le mouvement de l’IFES au Mexique, n’a aucun ministère étudiant là-bas. Alors Cecy est allée en priant que Dieu ouvre la voie – et Il l’a fait !

À la découverte de La Paz

La Paz compte au moins 18 universités, certaines publiques, d’autres privées. Cecy a eu l’occasion de rencontrer plusieurs étudiants et de connaître leur contexte. Quels sont les défis auxquels ils sont confrontés en tant qu’étudiants chrétiens ? Ils ont notamment mentionné le rejet auquel ils sont confrontés, étant étiquetés comme homophobes en raison des impressions négatives que les gens ont de l’Église.

Une autre étudiante, Sara, a expliqué combien il est difficile d’être seule en mission. Elle était très heureuse d’apprendre que Cecy viendrait la soutenir et l’équiper pour partager l’Évangile avec ses amis.

Cecy a été encouragée de constater que les églises locales étaient intéressées d’entendre parler de la vision de COMPA et étaient positives quant à la collaboration.

Cecy prévoit de s’y installer en mai pour commencer le travail pionnier. Elle prie maintenant que Dieu pourvoit une équipe pour travailler ensemble, un foyer convenable pour le ministère et les finances nécessaires.


L’IFES soutient actuellement le lancement de 51 nouveaux groupes au Mexique à travers le projet Défricher de nouveaux territoires. Découvrez-en plus sur ce projet et lisez plus d’histoires de travaux pionniers dans le monde.

Donnez aujourd’hui pour soutenir les initiatives pionnières de l’IFES sur les campus non atteints en Amérique latine et à travers le monde.

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Aisha retrouve ses racines

L’histoire d’amour entre Cecilia et Franco a commencé lorsqu’ils étaient étudiants universitaires au Chili. Les deux étaient leaders étudiants au sein du GBUCh, le mouvement local de l’IFES où Cecilia venait récemment de connaître le Christ. Avant que Franco obtienne son diplôme, ses parents ont émigré avec lui aux États-Unis pour y entamer une nouvelle vie et les deux étudiants suivirent alors des chemins différents. Toutefois, leurs voies se sont croisées à nouveau quelques années plus tard. Ils se sont mariés et Cecilia a émigré à son tour aux États-Unis où ils ont eu une fille, nommée Aisha.

En grandissant sur le sol américain, Aisha était consciente des luttes auxquelles étaient confrontées les familles immigrantes – dont la barrière de la langue, la solitude et les différences culturelles. C’était là un réel défi à surmonter.

Mais aujourd’hui, Aisha est reconnaissante pour son passé d’immigrante. Récemment diplômée, elle se prépare actuellement à retourner au Chili pour quelques années en vue d’y servir au sein du mouvement de l’IFES là-bas. Aisha souhaite aider tout particulièrement le GBUCh à atteindre les nombreux étudiants immigrants récemment arrivés au Chili depuis le Venezuela, Haïti et d’autres pays limitrophes. Elle va travailler dans cinq villes différentes comptant parmi les plus pauvres du Chili et elle sera la seule équipière du GBUCh présente dans trois de ces villes.

Accepterez-vous de prier pour elle ?

  • Remerciez Dieu pour la manière dont il a préparé Aisha pour assumer un tel rôle et pour sa volonté d’aller là-bas. Priez pour les derniers préparatifs, pour la collecte de fonds en vue de son soutien et pour son déménagement au Chili prévu pour février 2020.
  • Priez qu’Aisha soit rendue capable d’aider les étudiants du GBUCh à atteindre les étudiants d’arrière-plans si variés. Priez que beaucoup viennent à la foi en 2020.
  • Les manifestations sont constantes au Chili et elles sont parfois violentes. Priez que la paix soit rétablie.

Aisha servira au sein du GBUCh du Chili grâce au programme InterVarsity Link.

Merci de prier avec nous !